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ICTjournal fevrier 2020

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PUBLIREPORTAGE

PUBLIREPORTAGE Compliqués et confus hier, homogènes aujourd’hui grâce à Microsoft Teams: pour Mevludin Hodza (en photo) et ses collaborateurs, les flux d’informations sont désormais plus efficaces. Faire du neuf avec de l’ancien: La collaboration flexible et mobile A Zurich, la société Technik Partner AG mise sur Microsoft Teams et sur Sunrise pour sa communication interne: une combinaison qui permet des processus plus rapides et plus efficaces que l’ancienne installation téléphonique. Tout a commencé avec la fibre optique, il y a presque dix ans. «Nous sommes les rois du déploiement!», s’exclame en riant Mevludin Hodza. Le directeur de la société Technik Partner AG se rappelle très bien des débuts de l’entreprise. La poignée de travailleurs infatigables, rapides et efficaces s’est vite muée en une entreprise de 120 salariés qui installe la fibre optique dans les habitations, s’occupe de la maintenance des systèmes électriques et équipe les salles de conférences de solutions intelligentes permettant aux entreprises de communiquer entre elles et par-delà les frontières. Pendant la phase de croissance rapide, personne ne s’est vraiment soucié des processus et des technologies de communication utilisés à l’intérieur de l’entreprise elle-même. Les mandats étaient distribués par téléphone, fixe ou mobile. Au fil du temps, WhatsApp s’est invité dans les procédures et plusieurs systèmes de stockage centralisé sur cloud ont été testés. Les équipes n’utilisaient que certains programmes d’Office 365 et Mevludin Hodza avait de plus en plus l’impression que tout était embrouillé et inefficace: «Avec la vieille installation, je n’arrivais même pas à transférer un appel.» Déclencheur Lorsqu’il a fallu remplacer l’installation téléphonique trop compliquée, Mevludin Hodza a décidé de passer au numérique. Après tout, lui et son équipe venaient de présenter à Sunrise une innovation baptisée Zappter.com, prête à être lancée sur le marché après six ans de développement. «Dans le cadre de ce développement, nous avons vu avec quelle facilité et quelle souplesse nos partenaires commerciaux travaillaient avec Microsoft Teams.» A l’issue d’un workshop animé par le conseiller Sunrise Haskiyel Can, nous nous sommes décidés pour Microsoft Teams, qui constitue à la fois une centrale de communication et un «système d’exploitation de l’entreprise». Nous y avons ajouté les services de données et de communication de Sunrise, c’est-à-dire la communication IP jusque sur les téléphones mobiles et les tablettes des techniciens de maintenance. Résultats Dès que la décision a été prise, Sunrise a attribué à Technik Partner AG un bloc de numéros provisoires pour qu’elle puisse installer son nouveau système virtuel sur Microsoft Teams. «La flexibilité de Sunrise a été formidable, déclare Mevludin Hodza. Ils ont vite compris notre situation et ont pris les mesures nécessaires. Passer d’un système à l’autre a pris quelques jours et n’a posé aucun problème.» Depuis, les collaborateurs ont encore gagné en efficacité et travaillent avec davantage de quiétude parce que les flux d’informations apparaissent de manière centralisée et homogène dans la même application. Au final, la nouvelle solution revient nettement moins cher, car les processus sont plus efficaces, un atout précieux pour une entreprise dont l’activité dépend de l’évolution rapide des technologies. Les espaces urbains seront bientôt reliés au réseau de fibre optique et la prochaine étape se profile déjà. Le département informatique de Technik Partner AG a développé le logiciel Zappter pour permettre aux petites et aux grandes entreprises de numériser leurs processus. Il ne nécessite aucune programmation et a déjà fait ses preuves au sein de plusieurs grandes entreprises. Microsoft Teams gère les flux d’informations dans l’entreprise physique pendant que Zappter cartographie les processus et les données. «C’est le futur, prédit Mevludin Hodza, toutes les entreprises passeront au numérique presque sans effort!» Pour de plus amples informations: sunrise.ch/teams Sunrise Communications AG Business Customers Thurgauerstrasse 101B CH-8050 Zürich Infoline 0800 555 552 sunrise.ch/business

innovation interview 15 Comment interconnecter les données de recherche en Suisse La fondation Switch veut développer une plateforme d’open science pour l’interconnexion des données de recherche en Suisse. Responsable du développement technologique du projet, Philippe Cudré-Mauroux (Exascale Infolab de l’Université de Fribourg) nous en dit plus. Interview: Yannick Chavanne Dans l’optique d’accélérer l’adoption de l’open science en Suisse, la fondation Switch souhaite créer une infrastructure à même de faciliter le partage des données de recherche, les rendre plus accessibles et réutilisables. Pour conceptualiser et déployer ce que la fondation nomme un «connectome de données de recherche», deux laboratoires (SWITCH Innovation Labs) ont été mis en place avec des partenaires des hautes écoles. Le premier est dirigé par l’Académie suisse des sciences techniques (SATW), qui travaille sur la traçabilité de la qualité des données de recherche. Pouvoir mesurer cette qualité de façon transparente étant une condition nécessaire au bon fonctionnement d’une plateforme d’interconnexion des données scientifiques. Le second volet du projet, qui se focalise sur les technologies et outils au service de ce connectome, est mené par l’Exascale Infolab de l’Université de Fribourg. Son responsable, le Prof. Philippe Cudré-Mauroux, se confie sur les objectifs et les challenges du développement de cette plateforme d’open science. A quels besoins cherche principalement à répondre le projet d’interconnexion de données scientifiques que vous supervisez? Concrétiser la vision de l’open data devient notamment crucial pour créer des modèles de deep learning performant. Mais les chercheurs accèdent aujourd’hui difficilement aux données scientifiques, lesquelles sont stockées dans des dizaines de milliers d’entrepôts de données différents. Le projet de connectome de Switch vise à indexer et interconnecter les données, afin de s’assurer que tous les acteurs de la recherche en Suisse – chercheurs mais aussi les organismes de financement – trouvent les données dont ils ont besoin. Allez-vous travailler aussi bien sur une nouvelle architecture de données que sur des outils logiciels? Dans un premier temps, nos travaux consistent effectivement à modéliser l’architecture de données. Nous avons besoin de métadonnées et il est nécessaire de créer une ontologie pour définir les différents jeux de données. Nous sommes pour ce faire dans un contexte favorable car il existe déjà des standards de métadonnées. Cette année, nous allons réunir plusieurs acteurs pour définir un schéma de données à partir de ces standards. Deuxièmement, il s’agira de créer les outils logiciels pour permettre aux chercheurs de publier plus facilement leurs données. Nous développerons ensuite un serveur qui interconnecte les données disparates dans le but de proposer un moteur de recherche à la Google pour trouver toute sorte de jeux de données de recherche à travers une seule plateforme centralisée. L’idée est de développer une interface pour les utilisateurs mais aussi des API pour la mise en place de processus automatisés. Quels sont les principaux challenges technologiques du projet? Il y en a beaucoup. Je pense notamment à la problématique du ranking, donc du positionnement des résultats du moteur de recherche. Il conviendra de mettre au point des algorithmes capable de classer avec pertinence non pas des pages web mais des jeux de données. C’est un sacré défi qui pose des questions sur le modèle d’indexation le plus optimal. Doit-on indexer toutes les métadonnées ou une partie? Faut-il aussi indexer les données elles-mêmes, ce qui paraît compliqué au vu de leur diversité? Je pense qu’au final le plus gros challenge sera l’interconnexion des données. Avec des métadonnées plus ou moins hétérogènes et surtout des données très hétérogènes, comment va-ton pouvoir les lier? Les schémas de métadonnées standardisés simplifient certes la tâche, mais il faudra fatalement faire quelque part de l’intégration de données. Le Prof. Philippe Cudré- Mauroux est responsable de l’Exascale Infolab de l’Université de Fribourg. «L’open data devient crucial pour créer des modèles de deep learning performant» Philippe Cudré-Mauroux, responsable de Exascale Infolab www.ictjournal.ch © netzmedien ag Février 2020