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ICTjournal fevrier 2020

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16 innovation Le Big

16 innovation Le Big Data pour filtrer les fausses alertes aux soins intensifs ych. Examens médicaux, valeurs de laboratoire, biocapteurs, monitoring… un patient aux soins intensifs génère pas moins de 100 Gb de données par jour. Pourquoi ne pas mettre à profit ce flot d’informations pour développer des systèmes d’alarme précoce et des recommandations thérapeutiques? Voilà l’objectif du projet ICU-Cockpit du Programme national de recherche consacré au Big Data. L’objectif du projet est de présenter sous forme visuelle les résultats issus de l’analyse de données aux soins intensifs. 700 alarmes quotidiennes pour chaque patient Avec les systèmes de surveillance classiquement utilisés en médecine intensive, 700 alarmes sont déclenchées chaque jour pour un patient. Or, il s’agit en grande partie de fausses alarmes. Pour y remédier, le groupe de recherche a recueilli en temps réel des données auprès de plus de 400 patients et des enregistrements vidéo ont été utilisés (toutes les données ont été anonymisées). Des algorithmes ont ensuite été développés pour réduire les fausses alertes, notamment pour quantifier la quantité des mouvements des patients. Ces derniers produisant des artefacts imprévisibles et importants dans les signaux générés par les biocapteurs. Outre la réduction de ces fausses alertes, les chercheurs ont aussi travaillé à la mise au point d’algorithmes pour détecter les lésions cérébrales secondaires imminentes ainsi que les crises épileptiques. La prochaine étape des recherches consiste à pouvoir présenter sous forme visuelle les résultats issus de l’analyse de données, de même que d’identifier automatiquement les constellations de risques. «L’analyse en temps réel des flux de données conduit à de nouvelles connaissances grâce à des systèmes d’autoapprentissage», explique Emanuela Keller, responsable de ce projet mené à l’Hôpital universitaire de Zurich en collaboration avec l’EPFZ et IBM Research. SICPA va collaborer avec l’Idiap dans la recherche en biométrie swa. SICPA, spécialiste des fournitures d’encres et de solutions de sécurité pour billets de banque et Idemia, société française active dans l’identification et l’authentification, sont les premières entreprises à s’affilier au Swiss Center for Biometrics Research and Testing, luimême rattaché à l’institut de recherche Idiap de Martigny. Ce laboratoire est le premier site non américain à rejoindre le Center of Identification Technologie Research (CITeR) de la National Science Foundation (une agence indépendante du gouvernement des Etats-Unis et équivalent américain du CNRS en France et du FNS en Suisse). Soutenir la recherche dans la biométrie. Cette plateforme scientifique, initialement située dans trois universités américaines, permet aux entreprises actives dans le secteur de soutenir la recherche dans la biométrie. De nombreux acteurs majeurs y sont affiliés, tels Qualcomm, Infineon, Integrated Biometrics, Precise Biometrics, le FBI ou l’agence étatique Recherche et développement pour la défense Canada. Les entreprises en biométrie et en sécurité peuvent participer aux processus de recherche en s’affiliant au CITeR, en échange d’une cotisation annuelle. Elles ont ensuite la possibilité d’envoyer des délégués au conseil représentatif, dont le rôle est de faire des recommandations sur les projets de recherches conduits par le CITeR, ainsi que sur la répartition des ressources aux projets de recherches soumis. Les entreprises peuvent obtenir une licence mondiale perpétuelle non exclusive et sans royalties, applicables aux résultats obtenus dans le cadre de projets financés à travers cette collaboration. Les affiliés ont également un droit de regard sur les publications en cours et les résultats publiables. Selon l’Idiap, la biométrie est un domaine où les investissements sont coûteux et ne rapportent souvent pas de retour immédiat. Février 2020 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

innovation 17 Migros fait appel à l’IA pour classer steaks et saucisses swa. Micarna, le producteur de viande, de volaille et de produits de la mer de Migros, fait appel à l’intelligence artificielle (IA) pour ses ateliers de découpe de viande. A l’avenir, l’identification des produits carnés s’appuiera sur un système de classification d’images, basé sur la solution Custom Vision de Microsoft. Il s’agit d’un service d’IA et d’une plateforme end-to-end qui utilise la vision par ordinateur pour analyser et traiter des images dans Azure. Faciliter la tâche des employés A l’aide de l’entreprise de conseil en informatique et partenaire de Microsoft IT-Logix, la solution d’iden- tification a pu être adaptée aux exigences de Micarna. «L’objectif est que les employés reçoivent des suggestions de l’IA pour tous les produits et qu’ils n’aient qu’à les confirmer et à les afficher dans le système en pressant simplement sur un bouton», explique Michael Kott, chef de projet chez Micarna à Bazenheid. Il insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas de simplement réorganiser le travail des employés, mais de faciliter leurs tâches. Ainsi, l’IA prendra en charge un travail de classification visuel répétitif et physiquement fatigant, afin que les collaborateurs puissent se concentrer sur la validation des suggestions du système, ce qui devrait «optimiser la qualité des résultats sur le long terme», conclut M. Kott. Pour entraîner la solution qui carbure au machine learning, une cinquantaine d’images par désignation suffisent, selon IT-Logix et Microsoft. Les résultats de l’IA sont ensuite comparés à ceux d’un humain afin d’améliorer le système. Si cette solution s’avère suffisamment performante dans le futur, Migros compte l’utiliser dans d’autres domaines, pour la reconnaissance de produits supplémentaires par exemple. Migros exploite la solution Custom Vision de Microsoft. Un projet blockchain né à Genève accouche d’une app de traçabilité du café ych. Né en Suisse romande, un projet blockchain au service de la traçabilité du café porte ses fruits. Fondée par la société genevoise de négoce de café Sucafina, la startup Farmer Connect a développé une plateforme de traçabilité basée sur la blockchain IBM Food Trust. Farmer Connect dévoile désormais l’application mobile «Thank My Farmer». Annoncée dans le cadre du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, cette solution permet aux consommateurs de connaître la qualité et l’origine des grains de café. Traçabilité et projets de durabilité L’app, qui présente d’une façon interactive les informations de la production du café tout le long de la supplychain, puise dans les données de la plateforme Farmer Connect, données issues des producteurs, prestataires logistiques, négociants, propriétaires de marques, détaillants ou organismes de réglementation. L’application présente également des projets de durabilité et offre aux consommateurs la possibilité de les soutenir. Moderniser la chaîne d’approvisionnement du café «Grâce à Farmer Connect, nous sommes désormais en mesure d’utiliser une technologie telle que blockchain pour relever les défis les plus pressants de l’industrie et moderniser la chaîne d’approvisionnement du café de manière intelligente et durable», explique Nicolas A. Tamari, CEO de Sucafina. Cette initiative de blockchain au service de la traçabilité réunit aussi Beyer Koffie, la Fédération colombienne de producteurs de café (FNC), ITOCHU Corporation, Jacobs Douwe Egberts (JDE), The J.M. Smucker Company, Rabobank, RGC Coffee, Volcafe et Yara International. «Les consommateurs peuvent maintenant jouer un rôle actif dans la gouvernance de la durabilité.» David Behrends, fondateur et p résident de Farmer Connect www.ictjournal.ch © netzmedien ag Février 2020