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ICTjournal fevrier 2020

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24 banque & numérique

24 banque & numérique Parmi les services numériques proposés par les banques, les offres de placement assisté numériquement suscitent peu d’intérêt: seul un quart des clients recherchent des possibilités de placement en ligne. Ils sont davantage à rechercher des offres de financement en ligne, mais celles-ci sont généralement conclues en filiale ou au téléphone. D’autres offres sont bien plus acceptées, dont les solutions de gestion financière (PFM). La prévoyance numérique génère aussi de l’intérêt: près de la moitié des sondés (surtout des hommes, jeunes et formés) s’imaginent ouvrir un compte. L’e-banking adopté, mais pas le m-banking L’e-banking s’est aujourd’hui imposé, même si 11% des clients y sont encore rétifs. Ces services sont le plus souvent employés pour faire des paiements. Ainsi que pour consulter l’état du compte, une action accomplie au moins une fois par semaine par deux clients sur trois. Une fréquence de connexion jugée élevée par les analystes qui voient là une opportunité pour les banques. Si plus de la moitié des clients emploient déjà le smartphone comme canal avec leur banque, un tiers utilise l’e-banking uniquement sur un ordinateur et pas sur mobile. Un segment pionnier difficile à cibler pour les banques suisses Dans son étude, l’IFZ en conclut que les banques de retail manquent encore de compétences numériques. L’institut constate néanmoins que la clientèle suisse est (encore) peu réceptive aux offres bancaires digitales, à l’exception d’un segment plus enthousiaste, en général des hommes d’une trentaine d’années avec une formation supérieure. Cibler ce segment n’est cependant pas aisé pour les établissements bancaires actifs sur le seul marché suisse, reconnaissent les auteurs: «Le coût de construction des nouvelles offres est toujours le même, quel que soit le nombre de clients finaux. Ces offres sont donc souvent difficiles à justifier économiquement.» En se basant sur les résultats de leur enquête, lFZ et ti&m ont produit une matrice de comparaison banques-clients sur deux axes. Avec d’un côté, l’importance pour les banques des différentes offres et technologies, et de l’autre, la disposition de la clientèle à les employer (utilisation actuelle ou disposition à les utiliser). La division en quadrants offre un aperçu des offres et technologies à promouvoir davantage (forcer), celles qu’il est pertinent de déployer et celles qui ne devraient pas constituer pour l’heure une priorité (on hold). Février 2020 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

anque & numérique 25 Ces offres de conseil en ligne qui disparaissent Faute de demande, Allianz et la Banque Cantonale de Glaris abandonnent chacune leur offre numérique pour investisseurs lancée il y a quelques années. Un signal pas forcément négatif pour l’innovation... Rodolphe Koller Coup sur coup deux établissements financiers ont mis fin à une offre fintech sur laquelle ils avaient passablement parié, ou tout au moins communiqué. Solution de placement et roboadvisor abandonnés Allianz Suisse vient en effet d’annoncer l’abandon fin novembre de son activité de gestion de fortune en ligne opérant sous la bannière ELVIA e-invest. Dévoilée il y a deux ans, la solution de placement ne rencontre pas la demande attendue, explique l’assureur. «Cette décision n’a pas été facile. Mais le marché en Suisse n’était visiblement pas encore prêt pour notre offre purement numérique», ajoute Stefan Rapp, CFO d’Allianz Suisse. Allianz n’est pas la seule à être déçue par le marché. Fin septembre, la Banque Cantonale de Glaris (GLKB) a elle aussi annoncé qu’à partir de fin novembre, elle cessera de proposer son outil de conseil en investissement en ligne Investomat.ch lancé début 2015. Les arguments sont similaires: l’établissement considère que les robo advisors n’ont pas réussi à s’imposer auprès des investisseurs suisses et qu’un changement de tendance est peu probable à moyen terme. La banque explique qu’elle misera désormais sur son offre numérique hybride, combinant processus numérique et conseil personnalisé. Signal ambivalent La simultanéité des annonces fait écho aux études montrant l’attachement de la clientèle suisse pour le modèle traditionnel en matière de conseil financier. On peut y voir un signal négatif si l’on considère que la GLKB fait figure de pionnière en Suisse dans le numérique – elle a notamment été l’une des premières à lancer des hypothèques en ligne et ses solutions digitales sont employées par d’autres banques. Mais on peut aussi y voir un signal positif: pour libérer les ressources et budgets indispensables à l’innovation, il faut aussi savoir mettre fin aux projets qui ne décollent pas... «Le marché en Suisse n’était visiblement pas encore prêt pour notre offre purement numérique.» Stefan Rapp, Allianz Suisse Publicité Enterprise Networking and Security Solutions Advanced Technology for Security, Mgmt and Control Synchronized Security YOUR PARTNER FOR IT SECURITY AND MSP PRODUCTS * www.infinigate.ch Human Centric Security SolarWinds MSP - Tools for successful MS(S)Ps The Art of Cybersecurity *www.net-point.ch www.ictjournal.ch © netzmedien ag Février 2020