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ICTjournal fevrier 2020

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28 écologie Microsoft:

28 écologie Microsoft: empreinte MENTIONS LÉGALES Le magazine suisse des technologies de l’information pour l’entreprise Editeur Netzmedien AG, Heinrichstrasse 235 CH-8005 Zürich Tél: +41 44 355 63 63 Publicité: pub@ictjournal.ch Rédaction: redaction@ictjournal.ch Communiqués de presse: redaction@ictjournal.ch E-mails personnels: prénom.nom@netzmedien.ch Directeur de publication: Heinrich Meyer Directeur des ventes: Markus Stotz Account Manager Suisse romande: Supannika Chavanne Comptabilité/administration: Christina Frischknecht Administration: Alessia Schellenberg Graphisme: Chiara Franchini, Samantha Maurer Plateforme web: Julia Ostermann Rédaction Rodolphe Koller, rédacteur en chef Yannick Chavanne Steven Wagner Marie-France Porres, corrections Abonnements Abonnement annuel: CHF 75.– (10 éditions par an) Plus d’informations et formulaire de commande: www.ictjournal.ch/abo Imprimerie Werner Druck & Medien AG, Basel carbone zéro en 2030 Pour lutter contre le réchauffement climatique, Microsoft veut retirer plus de CO2 qu’elle n’en émet d’ici la prochaine décennie. L’entreprise approvisionnera ses datacenters et bâtiments à l’énergie renouvelable dès 2025. Steven Wagner Président de Microsoft, Brad Smith ambitionne de compenser, d’ici 2050, l’intégralité du carbone émis depuis la création de l’entreprise en 1975. ICTjournal Le magazine suisse des technologies de l’information pour l’entreprise Total tirage vendu: 2567 Ex. Total tirage diffusé: 2602 Ex. Tirage d’impression: 4000 Ex. Publication pour la Suisse alémanique Das Schweizer ICT-Magazin für Business-Entscheider Netzwoche Das Schweizer ICT-Magazin für Business-Entscheider Total tirage vendu: 5287 Ex. Tirage d’impression: 9000 Ex. Rédaction Marc Landis, rédacteur en chef Kevin Fischer Leslie Haeny René Jaun Coen Kaat Joël Orizet Oliver Schneider Colin Wallace © 2020 Netzmedien AG La reproduction ou la diffusion de tout ou partie d’articles, d’images ou de publicités est formellement interdite sauf autorisation expresse de l’éditeur. Notification des participations importantes au sens de l’art. 322 CP: Best of Swiss Web GmbH Après Amazon en septembre dernier, c’est au tour de Microsoft d’afficher ses ambitions en matière de lutte contre le réchauffement climatique, mais à plus grande échelle. Le président Brad Smith, la directrice financière Amy Hood et le directeur général Satya Nadella s’engagent à réduire de moitié les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de la firme afin que son empreinte carbone soit négative d’ici 2030. Une empreinte carbone négative signifie qu’une compagnie retire plus de CO2 qu’elle n’en émet dans l’atmosphère. C’est un objectif plus ambitieux que les accords de Paris et l’initiative d’Amazon, qui ne prévoient «que» la neutralité carbone d’ici 2050 et 2040 respectivement, c’est-à-dire une compensation des émissions en échange de paiements. Mais une fois avoir réussi à atteindre une empreinte carbone négative, Microsoft veut aller encore plus loin en compensant l’intégralité du carbone émis depuis la création de l’entreprise en 1975, et ce d’ici 2050. Les principales sources d’émission de CO2 Parmi les 16 millions de tonnes de carbone qui seront émis par Microsoft cette année, 100 000 sont le résultat d’émissions directes qui proviennent de la combustion d’énergie fossile, comme lorsque des véhicules transportent les produits d’une entreprise. Quatre millions de tonnes proviennent d’émissions indirectes, dues à la production d’électricité et de chaleur, par exemple lors de la fabrication d’un produit. Enfin, 12 millions de tonnes de carbones sont le fait d’émissions indirectes provenant de toutes les autres activités: voyages d’affaires, déplacement des salariés entre le domicile et le lieu de travail ou encore l’électricité consommée par les produits vendus aux usagers. Les mesures de compensation Pour mener son projet à bien, Microsoft compte notamment approvisionner ses centres de données, bâtiments et campus uniquement à l’énergie renouvelable à l’horizon 2025. L’entreprise souhaite également reboiser des forêts, enterrer le carbone dans le sol ou le filtrer directement dans l’atmosphère. La taxe carbone interne qui punit les divisions les plus polluantes du géant de Redmond augmentera et sera appliquée à l’ensemble de l’entreprise. Enfin, un fonds d’innovation climatique de 1 milliard de dollars sera créé pour développer des technologies de réduction des émissions de carbone. Février 2020 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

écologie 29 Un label suisse pour des datacenters plus verts Lancée à l’occasion du WEF, la Swiss Data Efficiency Association va proposer un système de labels pour certifier les centres de données les plus écologiques du pays, tant du point de vue du datacenter lui même que de l’utilisation des technologies qu’il héberge. Rodolphe Koller A l’occasion du World Economic Forum, une alliance inédite a été annoncée entre l’industrie et les milieux académiques suisses destinée à rendre les datacenters du pays plus écologiques. Un objectif sensé puisque les datacenters sur lesquels s’appuient l’IT des entreprises et les services cloud sont à l’origine d’une part importante de l’empreinte carbone du numérique. Lancée par Digitalswitzerland et HPE, la Swiss Data Effiiciency Association (SDEA) regroupe l’EPFL, Green IT Switzerland, HPE, l’Université d’art et de sciences appliquées de Lucerne, l’Association suisse des centres de données (Vigiswiss) et l’Association suisse des télécommunications (ASUT). Le projet est également soutenu par le programme SuisseEnergie de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). Concrètement, l’association va lancer des labels qui certifieront les datacenters suisses les plus performants d’un point de vue écologique. «Des sources d’énergie neutres en carbone et des technologies efficaces sur le plan énergétique sont disponibles aujourd’hui. Les méthodologies appropriées, l’engagement du secteur industriel et les applications des politiques devraient favoriser une large adoption du label», commente Benoît Revaz, directeur de l’OFEN. Selon l’association, une dizaine d’organisations pilotes ont intégré des procédures pour se conformer au label d’efficacité et le canton de Genève prévoit d’introduire certaines exigences clés du label dans sa prochaine loi sur l’efficacité énergétique en tant que condition pour la construction de nouveaux centres de données. L’association ambitionne de labelliser la moitié des datacenters suisses (40/80) d’ici l’été 2021. Bâtiments et équipements IT Les labels développés par la SDEA sont destinés tant aux entreprises opérant des datacenters qu’à celles y déployant des équipements IT. Trois niveaux de labels seront attribués (bronze, silver, gold) basés tant sur l’efficacité énergétique du datacenter que sur celle des technologies qu’il héberge. L’obtention du label se basera sur le design et des valeurs mesurées sur 12 mois. Côté datacenter lui-même, le label s’appuie sur l’indicateur connu d’efficacité énergétique PUE, ajusté en fonction des capacités de recyclage de l’énergie dégagée. Côté équipements, le label s’appuie sur Les labels verts ont été présentés lors du WEF. De gauche à droite: Christopher Wellise (HPE), Babak Falsafi (EPFL, Eco- Cloud), Monica Gille (HPE), Vincent Barro (Schneider Electric), Benoit Revaz (OFEN). l’excellence des technologies déployées (alimentation électrique, support de stockage, environnements opérant à une température élevée) et l’optimisation de l’exploitation (utilisation élevée des capacités de calcul, de stockage et de réseau déployées). Les labels pourront en outre être assortis de la mention «plus» pour la durabilité du centre de données: énergies employées (quantité, empreinte carbone) corrigées avec les capacités de recyclage. L’edge computing aussi dans le viseur La SDEA promet d’adapter les exigences de conformité aux évolutions technologiques. L’edge computing et les infrastructures hors des datacenters seront notamment ciblés. La Loi de Moore étant de plus en plus difficile à réaliser, les infrastructures IT vont continuer à proliférer prévient Babak Falsafi, professeur à l’EPFL et directeur du consortium EcoCloud: «Une croissance durable de la performance informatique ne peut être assurée qu’en construisant davantage d’infrastructures, y compris des centres de données plus proches des sources de données en périphérie. Ce label arrive donc à point nommé pour aider à guider les opérateurs vers des technologies informatiques durables sur le plan énergétique.» www.ictjournal.ch © netzmedien ag Février 2020