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ICTjournal fevrier 2020

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08 news La Swiss Digital

08 news La Swiss Digital Initiative va créer un label de confiance numérique ych. La Swiss Digital Initiative (SDI) est formellement créée. Lancée en septembre dernier, la fondation a dévoilé son premier projet dans le cadre du World Economic Forum de Davos. La SDI compte s’atteler au développement d’un label de confiance numérique. Dans un contexte de préoccupation accrue vis-à-vis de l’utilisation des données personnelles par les entreprises numériques, un «Swiss Digital Trust Label» servira à assurer les utilisateurs qu’un service spécifique remplit plusieurs critères: sécurité, fiabilité, gestion respectueuse des données et interactions responsables avec les utilisateurs. Label testé avec plusieurs entreprises Une version pilote de ce label a d’ores et déjà été élaborée par un groupe d’experts universitaires de l’EPFL, de l’ETHZ, de l’Université de Genève et de l’Université de Zurich, en collaboration avec Booking.com, Credit Suisse, IBM Suisse, les CFF, Swiss Re, Kudelski et le canton de Vaud. «Les nouvelles technologies doivent contribuer au bien-être de la société et améliorer la vie des gens. La SDI s’engage à ce que les principes et les valeurs éthiques soient au cœur du développement technologique», a déclaré Doris Leuthard, ancienne conseillère fédérale et présidente de la SDI. La cérémonie célébrant la création de la fondation a aussi été l’occasion, pour les conseillers fédéraux Ignazio Cassis et Ueli Maurer, de souligner l’importance de la Genève internationale sur les questions de gouvernance numérique mondiale. Basée à Genève, la fondation Swiss Digital Initiative a été impulsée par Digitalswitzerland et le conseiller fédéral Ueli Maurer. Cérémonie de lancement de la Swiss Digital Initiative au WEF 2020. LA TRIBUNE DU DPO Lorsque l’écologie rejoint la protection des données Isabelle Dubois Experte en protection des donnée et ancienne Préposée à la protection des données et la transparence de l’Etat de Genève. adhocresolution.ch On me dit souvent que c’est «peine perdue» pour les tenants de la protection des données, car les technologies permettant le traitement de données personnelles se multiplient, les bases de données s’interconnectent, les scandales en la matière montrent l’impuissance des autorités de contrôle à faire respecter les réglementations. Je réponds qu’une chose reste possible, c’est de multiplier les sensibilisations et les formations sur les règles à respecter en la matière, de manière que chacun d’entre nous puisse agir à son niveau. De bonnes pratiques simples à mettre en œuvre et sans coût existent que je résume dans une attitude de sobriété dans la communication. Il s’agit de supprimer définitivement les courriels devenus inutiles, les versions bêta des documents, mais aussi de privilégier l’envoi d’un nouveau courriel à la réponse à un courriel qui répond lui-même un courriel, de répondre à la personne concernée uniquement plutôt qu’à toute la république, enfin de ne communiquer que l’essentiel et de pseudonymiser ou d’anonymiser les informations quand cela est possible. De cette manière, en limitant le traitement, l’exploitation, la communication, la conservation d’informations personnelles, on limite de fait les violations des règles applicables. Or, voilà que ces mesures participent également à la sauvegarde de la planète: la sobriété numérique est prônée comme une des mesures simples que tout un chacun peut prendre pour limiter les coûts environnementaux de l’hyper connectivité. Ne serait-ce pas le début d’un cercle vertueux que je vois poindre? Février 2020 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

news 09 La Confédération achète 2000 licences DeepL ych. La Confédération va introduire une version pro du logiciel de traduction DeepL, qui puise dans l’intelligence artificielle. Après une période de test lancée en novembre 2018, la Conférence interdépartementale des services linguistiques (CISL) a chargé la Chancellerie fédérale d’acheter une licence d’entreprise «DeepL Pro Starter». Une mouture qui, contrairement à la gratuite, ne sauvegarde pas les textes et ne les utilise pas pour améliorer ses algorithmes. Le coût de l’acquisition de 2000 licences DeepL Pro s’élève à quelque 36000 euros par an. DeepL ne remplacera pas les traducteurs mais sera mis à la disposition des employés de l’administration fédérale. Les tests menés par les services linguistiques ont conclu que l’outil fournissait une traduction qualitativement correcte pour comprendre un texte général, en particulier des messages internes ou des pages internet. Des limitations ont toutefois été observées dans le cas de textes techniques ou contenant des terminologies spécifiques à l’administration fédérale. Le logiciel reste toutefois recommandé en tant que ressource auxiliaire. Post-editing chronophage Les collaborateurs des services linguistiques ayant participé au test estiment que DeepL Pro a fourni une traduction adaptée dans moins de la moitié des cas rencontrés. En outre, le travail de reformulation a posteriori (post-editing) nécessite parfois plus de temps qu’une traduction directe. Plus de la moitié des testeurs jugent toutefois difficile de quantifier le gain éventuel de productivité, qui dépend de la longueur et de la qualité du texte source. L’utilisation de DeepL sera donc permise pour un usage interne par tous les employés administratifs de la Confédération, en se pliant à des règles relatives à la protection des données et des informations. Les services linguistiques pourront utiliser DeepL comme bon leur semble et des formations leurs seront proposées. Publicité Téléphoner avec Microsoft Teams. Travailler et être joignable partout de façon mobile – sur tous vos appareils. sunrise.ch/teams www.ictjournal.ch © netzmedien ag Février 2020