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ICTjournal juillet-août 2018

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20 développement

20 développement boîtes à outils firme de Redmond explique que cette solution est idéale pour l’exploration en phase de développement/test. Créer sans peine des expériences immersives Dans le même esprit «easy code», AWS vient de sortir de sa version bêta privée le kit d’outils Amazon Sumerian, dédié à la création d’expériences 3D et de réalités virtuelle et augmentée (VR et AR). Prenant en charge les technologies WebGL 2 et WebVR, la nature accessible du service est mise en avant par le leader du cloud, qui précise que Sumerian ne nécessite aucune expertise en programmation ou en graphismes 3D. Cette solution en ligne permet de concevoir des scènes immersives et interactives, directement à partir des navigateurs web Chrome et Firefox. Les scènes créées s’exécuteront sur les appareils mobiles Android et iOS, ainsi que sur les casques VR les plus connus du marché dont Oculus Rift et HTC Vive. Via un éditeur en ligne, les développeurs peuvent créer des environnements virtuels réalistes puis les peupler d’objets 3D et de personnages animés proposés par AWS ou transférés via des répertoires tiers compatibles. ARKit d’Apple vs ARCore de Google Les écosystèmes iOS et Android ont chacun eu droit à des suites d’outils visant également à faciliter la création d’expériences de réalité augmentée. Apple a confectionné ARKit, un framework qui permet de créer des apps AR en associant les informations provenant des capteurs de mouvement de l’iPhone et de l’iPad aux données issues de la caméra. Tout juste dévoilée et attendue avec iOS 12, la seconde mouture d’ARKit exploite un nouveau format de fichiers baptisé usdz, issu d’une collaboration avec les studios d’animation Pixar. Le format usdz intègre notamment les données pour superposition et la variation de contexte dans le développement de scènes immersives. Les fichiers usdz sont partageables entre différentes applications (Messages, Safari, Mail, News, etc.), un partage qui profite de la transposition des effets graphiques et d’animation créés via ARKit. Chez le concurrent Google, c’est ARCore qui sert à la création d’expériences AR, ici évidemment pour les smartphones Android. ARCore intègre notamment Sceneform, décrit par Google comme un module qui permet aux développeurs Java d’injecter de l’immersion et de la 3D dans leurs apps mais sans devoir apprendre à manipuler des API compliquées comme OpenGL. Facebook n’est pas en reste, puisque l’expérience proposée par les bots des marques via Messenger peut désormais s’agrémenter de réalité augmentée. Basée sur des filtres et effets AR préconçus, ces fonctionnalités sont disponibles en bêta sur Messenger Platform, pensée comme une boîte à outils pour que les entreprises puissent facilement élaborer des bots de relation client sur Messenger. Boîte à outils et librairies dédiées au deep learning Les efforts de certains fournisseurs de démocratiser le développement autour de technologies novatrices s’appliquent également à l’intelligence artificielle. Se destinant aux développeurs de tout niveau, la librairie de deep learning Gluon est le fruit d’une collaboration inhabituelle entre Amazon et Microsoft. Gluon permet de bâtir des modèles de machine learning au moyen d’une API Python et de toute une gamme de composants de réseaux neuronaux. Amazon fait en revanche cavalier seul avec Sage- Maker, un service entièrement managé qui fournit un pipeline permettant de gérer un projet de création et de déploiement d’IA de bout en bout. SageMaker fournit notamment des outils pour connecter rapidement les données d’apprentissage, et pour sélectionner et optimiser les algorithmes (les plus courants sont préinstallés et déjà optimisés). AWS, Facebook et Microsoft se sont également unis pour créer le format ONNX, qui facilite la vie des développeurs spécialisé dans l’IA sur un aspect bien précis, celui du transfert de modèles de deep learning entre différents kits d’outils. Notamment les frameworks Cognitive Toolkit de Microsoft, mais aussi Caffe2 et PyTorch de Facebook. Les écosystèmes iOS et Android ont droit à des suites d’outils visant à faciliter la création d’expériences de réalité augmentée. ARkit 2, la boîte à outils d’Apple pour créer des expériences de réalité augmentée, intègre des capacités de scan d’objets à animer. juilletaoût 2018 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

développement machine learning 21 L’intelligence artificielle pour développer moins, plus vite, voire pas du tout Même s’il s’agit pour l’heure de recherche et de prospective, de nombreux chercheurs, ainsi que des entreprises comme Airbnb et Tesla, proposent d’exploiter le machine learning pour accélérer, simplifier, voire remplacer un jour les développements applicatifs. Rodolphe Koller Le monde de la recherche et certaines entreprises s’intéressent de plus en plus à l’optimisation du développement applicatif. De nombreux projets proposent notamment d’exploiter le machine learning pour générer du code informatique voire pour s’en passer. Produire du code à partir d’un GUI Dans le domaine du design des interfaces graphiques, Airbnb a ainsi conçu une solution capable de traduire en code source les différents éléments de son système de design à partir d’une simple ébauche sur un whiteboard. «Nous sommes partis de l’idée que si un algorithme de machine learning peur classer précisément un ensemble complexe de milliers de caractères manuscrits – comme ceux de la calligraphie chinoise – alors nous devrions pouvoir classer les 150 composants design de notre système et d’enseigner à une machine à les reconnaître», explique Benjamin Wilkins, Design Technology Lead chez Airbnb dans un billet de blog. Objectif de l’initiative, simplifier les itérations entre développement et design, et éviter les nombreuses tâches redondantes et autres allers-retours où des experts traduisent en d’autres termes ce qui leur est livré. «Nous pensons que le design et le développement assistés par l’intelligence artificielle seront partie intégrante de la prochaine génération d’outils.» Benjamin Wilkins, Design Technology Lead chez Airbnb Avec la même idée, le projet Pix2code va encore plus loin, puisqu’il utilise n’importe quelle interface utilisateur (GUI) comme input à partir de quoi il génère du code pour divers environnements (iOS, Android, web). A l’origine du projet, Tony Beltramelli, CEO de la société danoise UizardIO, explique atteindre une précision de 77% à partir d’une seule image. Le modèle d’intelligence artificielle qu’il a conçu apprend à associer du code à des captures d’écran dont il analyse les pixels, de manière analogue aux systèmes capables de légender automatiquement des images. Ici aussi, le chercheur met avant les atouts de la solution en termes d’efficacité, de confort et d’ubiquité. Les designers peuvent ainsi croquer leurs idées sur un cahier de notes sans avoir à les refaire sur Photoshop ou Sketch et sans que les développeurs aient ensuite à les traduire en code pour chaque plateforme. Afin d’améliorer son système pour des environnements de production, Tony Beltramelli travaille actuellement avec un chercheur de l’Université de Berkeley sur un système de réseaux antagonistes génératifs (GAN). L’idée de ces solutions de renforcement, faire travailler deux systèmes intelligents en binôme, l’un cherchant à produire du code à partir de GUI, l’autre cherchant à distinguer les codes originaux produisant le GUI des codes générés artificiellement. Générer du code à partir d’input/output La génération automatique de code sera peut-être bientôt possible dans d’autres cas que les interfaces graphiques. En 2017, des chercheurs de Microsoft et de l’Université de Cambridge ont publié leurs travaux sur DeepCoder, un algorithme capable de générer des programmes basiques à partir des inputs/outputs désirés. Pour y parvenir, l’algorithme s’entraîne en analysant des codes existants dans un langage simplifié. A l’avenir, la solution pourrait scanner l'ensemble des programmes hébergés dans GitHub ou StackOverflow et chercher les plus à même de résoudre un problème donné. «Nous ciblons les personnes qui ne savent pas ou ne veulent pas coder, mais qui sont en mesure de décrire leur problème», explique l’un des chercheurs impliqués au site américain Quartz. Le workflow basé sur l’intelligence artificielle imaginé par UizardIO pour la création de sites web et d’apps à partir d’une interface. Image: UizardIO www.ictjournal.ch © netzmedien ag juilletaoût 2018