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ICTjournal juillet-août 2018

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08 news Les préposés

08 news Les préposés à la protection des données réclament 200 postes supplémentaires rko. Face à la difficulté de trouver un successeur à Sébastien Fanti, le Parlement valaisan a décidé il y a quelques semaines de doubler le budget alloué à son préposé cantonal à la protection des données. Avec 200000 francs par an, le nouveau Préposé valaisan demeurera toutefois moins bien loti que ses voisins vaudois (CHF 310 000), genevois (CHF 627 000) ou bernois (CHF 1 075000) selon le député suppléant Sébastien Nendaz qui s’appuie sur des chiffres de 2014. Ces voisins se plaignent eux aussi du manque de moyens. Fin juin, Privatim (la Conférence des préposé(e)s cantonaux à la protection des données) a ainsi tiré la sonnette d’alarme. L’organisme estime que les préposés ne disposent ni des moyens financiers, ni des compétences leur permettant d’assumer leur mission, qu’il s’agisse de prendre position sur des projets législatifs, de sensibiliser le public ou de traiter les plaintes des citoyennes et citoyens. Une situation qui s’aggrave avec la numérisation de l’administration, l’augmentation des volumes de données et la complexité croissante des systèmes informatiques, ajoute Privatim. «En tout et pour tout, la protection des données dispose actuellement de 50 postes dans les cantons. S’y ajoutent 26 postes au niveau fédéral. C’est complètement insuffisant pour assurer la protection des données dans l’administration numérique», explique l’organisme, qui réclame la création de 200 postes supplémentaires dans les cantons: «Ce n’est qu’ainsi que les "autorités de protection des données alibi" deviendraient fonctionnelles et indépendantes et les autorités déjà (partiellement) fonctionnelles aujourd’hui seraient finalement en état d’assurer la protection et la sécurité des traitements de données de manière compétente et efficace.» Privatim estime que les préposés ne disposent ni des moyens financiers, ni des compétences leur permettant d’assumer leur mission. Image: AndreyPopov / iStock.com Ouverture de hub:biel, un centre de données de 3000 m² à Bienne Blockchain au WWF Suisse rko. Bienne compte un nouveau centre de données. Situé dans le quartier industriel de Bözingenfeld, hub:biel dispose d’une surface de 3000 m² pour le centre de données et d’espaces de bureau modernes qui abriteront le siège social et 60 employés du prestataire informatique Netrics. L’ensemble représente un investissement de 40 millions de francs, signale la société Data Hub dans son communiqué. «La région de Bienne est connue pour son travail de précision, explique Adrian Roth, CEO de DataHub. Nous faisons de même avec notre nouveau centre de données et offrons à nos clients non seulement une sécurité maximale pour leurs données, mais aussi un fonctionnement extrêmement respectueux de l’environnement.» Le nouveau centre de données offre en effet à la fois des densités énergétiques élevées (jusqu’à 15-20 kW par rack) et une efficacité énergétique élevée (moins de 1,25 PUE). Le centre de données hub:biel combine un refroidissement de précision et un système d’alimentation sans coupure avec des batteries lithium-ion. cfd. Le WWF Suisse s’appuie sur la blockchain et le savoir-faire de Proxeus pour alléger les coûts des démarches associées à chaque don reçu. Le prototype de «moteur de confirmation de dons» présenté par la start-up zurichoise utilise la blockchain Ethereum pour confirmer la réception d’un don de la part d’un donateur et émettre le document qui permettra à celui-ci d’apporter la preuve de ce don aux impôts. «En minimisant la complexité du système, nous avons maximisé les bénéfices pour les projets du WWF Suisse», s’enthousiasme Antoine Verdon, cofondateur de la société. La start-up désamorce les critiques sur la consommation énergétique de la solution: «En remplaçant le papier, la blockchain ne consomme pas seulement de l’électricité à un taux comparable ou inférieur [...], mais elle n’a aucun des impacts indésirables de la production de papier tels que la déforestation et la pollution de l’eau et de l’air.» juilletaoût 2018 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

news 09 Pionnière, une banque argovienne s’ouvre aux start-up blockchain rko. Difficile à croire, mais les banques suisses rechignent à ouvrir des comptes aux start-up blockchain. Au point que de nombreux entrepreneurs du domaine se sont tournés vers des établissements basés au Liechtenstein pour lancer leurs opérations. Le problème est important sachant qu’une nouvelle règlementation pourrait obliger les personnes légales à disposer d’un compte en Suisse. «Obtenir un compte bancaire semble simple, mais pour les start-up crypto, il n’en est rien», regrette Luzius Meisser de la Bitcoin Association Switzerland. Inquiète de cet obstacle pour l’essor de la crypto-scène, la Blockchain Taskforce a même lancé il y a quelques jours une pétition demandant aux banques suisses d’accepter d’ouvrir des comptes commerciaux pour les entreprises blockchain. La situation est d’autant plus paradoxale que la Suisse veut s’ériger en crypto-nation et que la FINMA a publié un guide qui donne un cadre plus clair au secteur et indique dans quels cas les sociétés sont soumises aux règles anti-blanchiment. Selon un avocat spécialisé rencontré lors d’un événement d’Innovaud, des craintes pas toujours fondées et le manque de compétences dans le domaine de la blockchain expliquent sans doute l’actuelle frilosité des banques suisses à prendre des crypto-start-up pour clientes. Pour contourner cet obstacle, les jeunes pousses peuvent cependant passer par le compte d’un tiers, ajoute-t-il. Une banque argovienne se profile Alors que Zoug a positionné sa crypto valley à l’échelon international, que Genève vient de publier un guide pour attirer les start-up blockchain sur son territoire, et que Zurich leur a ouvert un espace d’hébergement – le Trust Square – sur la prestigieuse Banhofstrasse, les banques de ces places financières peinent à se saisir de cette opportunité business. Etonnamment, la première et pour l’instant unique banque suisse à se profiler vient d’Argovie. Déjà fortement positionnée dans le numérique et l’open banking, la Hypothekarbank Lenzburg a commencé à accepter des sociétés blockchain comme clientes. «En tant que banque orientée technologie et qui suit une stratégie de coopération dans le domaine fintech, il en va de notre crédibilité de collaborer avec le secteur émergent des entreprises crypto et blockchain», explique sa CEO Marianne Wildi au site finews. Pour la due diligence préalable, l’établissement argovien s’appuie sur l’expertise d’un cabinet externe spécialisé dans la conformité et le domaine crypto. Marianne Wildi ajoute: «Il est vrai que le processus d’examen de la clientèle (Know Your Customer) peut être plus laborieux. Mais en fin de compte, il en va de même avec toutes les relations clients, les processus de conformité doivent fonctionner sans accroc». Le fait que la Marianne Wildi dispose d’une expérience importante dans le management IT, n’est sans doute pas étranger à l’attitude de pionnier de l’établissement argovien… CEO de la banque argovienne Hypothekarbank Lenzburg, Marianne Wildi se montre ouverte à l’égard des start-up blockchain. Photo: benibasler.com Publicité Salon professionnel suisse pour les infrastructures de communication du 25 au 27 septembre 2018, BERNEXPO L’ère de la digitalisation nécessite des infrastructures modernes et des interfaces intelligentes. Des entreprises de premier plan exposent de nouvelles technologies, solutions et tendances destinées aux villes, communes et centrales électriques, ainsi qu’aux visiteurs spécialisés dans les domaines suivants: réseaux câblés, infrastructures pour centres de données et réseaux sans fil, «smart metering», «smart city» et FTTx. Rendez-nous visite dans le hall 2.2 de BERNEXPO à Berne. www.ictjournal.ch © netzmedien ag com-ex.ch #comex18 Sponsor principal juilletaoût 2018