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ICTjournal juillet - août 2019

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12 actuel Le CERN

12 actuel Le CERN cherche des alternatives open source à Microsoft Microsoft a révoqué le statut académique du CERN, multipliant à terme les prix des licences par dix. En réaction, le laboratoire de recherche va progressivement se pencher sur des alternatives open source aux logiciels de la firme de Redmond. Yannick Chavanne Le CERN bénéficiait depuis vingt ans de conditions spéciales pour l’utilisation des produits Microsoft. L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) est situé près de Genève. Image: CERN Le CERN souhaite réduire sa dépendance aux solutions de Microsoft. La raison? La firme de Redmond a récemment révoqué le statut académique du laboratoire de recherche situé près de Genève. «Cette mesure a pris effet en mars 2019 à la fin du précédent contrat, avec pour conséquence que tout nouveau contrat sera dorénavant basé sur le nombre d’utilisateurs de licences, multipliant ainsi les prix de revient des licences par dix. Bien que le CERN ait négocié une augmentation graduelle de ces coûts sur dix ans afin de se donner le temps nécessaire pour s’adapter, ces coûts ne sont pas soutenables», souligne dans un blog Emmanuel Ormancey, Architecte système au CERN. L’institution bénéficiait depuis vingt ans de conditions spéciales pour l’utilisation des produits Microsoft. Réduire les risques liés à des conditions commerciales non durables Pour le CERN, passer à un modèle commercial traditionnel reposant sur le nombre d’utilisateurs devient donc inabordable à long terme. Anticipant cette situation, le département IT du CERN a créé voici un an le projet Microsoft Alternatives (MAlt), qui vise à migrer de logiciels commerciaux (Microsoft et autres) vers des solutions open source. L’objectif principal étant de réduire l’exposition du CERN aux risques liés à des conditions commerciales non durables. Avec son projet MAlt, le CERN souhaite également démontrer qu’il est possible de créer des services essentiels sans être dans une dépendance totale vis à vis de fournisseurs. L’institution entend ainsi inspirer ses partenaires en collaborant autour d’une nouvelle gamme de produits. Evaluation de solutions alternatives et développement de prototypes Les premières migrations vont survenir prochainement, à commencer par le service e-mail. Avant d’être étendue à tout le CERN, une solution pilote va être mise en place et testée dès cet été par les membres du département IT et des volontaires. En parallèle, certains utilisateurs de Skype for Business et de téléphones analogiques migreront vers un service de logiciel téléphonique pilote. Le laboratoire de recherche évalue des solutions alternatives pour divers logiciels et développe aussi des prototypes. «Nous allons considérer des outils open source existants, mais aussi envisager d’en améliorer, voire d’en développer nousmêmes pour des besoins spécifiques, tout est possible», précise un porte-parole du CERN joint par ICTjournal. Contacté par la rédaction, le porte-parole de Microsoft Suisse Tobias Steger réagit au projet du CERN: «Microsoft a changé de position vis-à-vis de l’open source et nous considérons que cela fait parfois sens d’envisager ce type de solutions comme alternatives. Toutefois, le CERN ne pourra pas forcément trouver des alternatives intéressantes en termes de coûts-bénéfices pour certains services critiques, notamment les services cloud. Nous sommes convaincus que nous fournissons des produits et services de valeur, et tant que le CERN trouvera de la valeur dans les solutions Microsoft, il continuera à les utiliser.» juilletaoût 2019 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

13 Trois jeunes pousses à la rencontre des CIO romands Pour la deuxième édition du Digital Meet-up en 2019, les start-up Dgenious, Logmind et Xorlab sont venues présenter aux CIO du Digital Circle leurs produits et modèles d’affaires. Une soirée riche en découvertes intéressantes pour les responsables IT et en feedbacks utiles pour les jeunes pousses. Steven Wagner Le dernier Digital Meet-up s’est déroulé mercredi 19 juin au sein de l’EPFL Innovation Park à Lausanne. A cette occasion, trois jeunes pousses actives dans les domaines de la business intelligence, du big data et de la cybersécurité ont présenté dans une ambiance détendue leur produits et leurs modèles d’affaire aux responsables IT du Digital Circle. Avant que leur pitch ne commence, Rodolphe Koller, organisateur et rédacteur en chef d’ICTjournal, a présenté trois nouveaux membres du Digital Circle: Christophe Devers, Information System Manager de Losinger Marazzi, Alain C. Girard, CIO de Longines et Fabrice Boudou, CIO de l’OMC. Respectivement CEO et Chief Analytics Officer de Dgenious, Antoine Lebacq et Emmanuel Girod ont ouvert les feux en présentant leur outil d’analyse et de reporting de données. Un robot d’acquisition se charge d’explorer les bases de données et d’en récupérer les informations pour ensuite les synchroniser en temps réel lorsqu’un utilisateur veut les visualiser. Point fort de la solution, sa rapidité d’exécution qu’Antoine Lebacq explique par l’absence de précalculs. La start-up basée en Valais promet ainsi d’accélérer le traitement des données et leur visualisation afin de soulager les équipes IT dans la préparation de rapports. L’IA à la rescousse de l’analyse des données de log La quinzaine de CIO présents ont ensuite suivi avec attention la présentation de Logmind, une jeune pousse née à l’EPFL. Sa CEO et fondatrice Ketevani Zaridze a décrit comment sa solution utilise l’IA pour analyser les logs, identifier des patterns et détecter des anomalies. L’utilisateur peut visualiser les résultats sous forme graphique et obtenir le détail de chaque log. En cas de problèmes, les équipes IT peuvent également créer des alertes et avoir un aperçu global de la situation sans avoir à parcourir tous les logs. Des cas d’utilisation qui ont suscité l’intérêt, notamment pour le domaine de la sécurité, malgré la complexité du sujet. Machine learning pour se prémunir du cybercrime Troisième et dernière start-up à entrer en lice, la jeune pousse zurichoise Xorlab a présenté avec dynamisme sa plateforme de sécurité pour email basée sur le machine learning. Le cofondateur et CEO Antonio Barresi a tout d’abord rappelé que 87% des attaques qui visent une entreprise se font par le biais des courriers électroniques. Le responsable de la spin-off de l’EPFZ a décrit les différents composants de sa solution. Outre une sandbox pour analyser les fichiers suspects, l’outil utilise l’IA pour détecter les tentatives de phishing en identifiant notamment les courriels dont le contenu et l’expéditeur s’écartent des messages habituellement échangés par l’entreprise. A cela s’ajoute la possibilité pour les utilisateurs de signaler les messages qu’eux-mêmes trouvent étranges, afin qu’ils soient analysés automatiquement. Les échanges se sont poursuivis autour d’un apéritif et d’un repas au cours desquels les jeunes entrepreneurs et les CIO présents du Digital Circle ont pu continuer leurs discussions et tisser des liens. Un contexte plus informel mais pas moins productif, fortement apprécié des deux côtés. Les responsables informatiques peuvent partager leurs expériences, tandis que les jeunes pousses peuvent profiter des conseils avisés de décideurs expérimentés. Après leur présentation, les jeunes pousses ont échangé avec les DSI membres du Digital Circle dans un cadre décontracté. www.ictjournal.ch © netzmedien ag juilletaoût 2019