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ICTjournal juillet - août 2019

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22 spécial data data

22 spécial data data warehouse «Il n’existait pas de disruption dans le data warehouse» Directeur des ventes pour Snowflake en Europe, Thibaut Ceyrolle revient sur la success-story de cette licorne californienne fondée par deux français experts du monde des bases de données, dont la solution de data warehouse pensée pour le cloud compte plus de 2000 clients. Interview: Yannick Chavanne La société de conseil IT Evolusys est devenue le premier partenaire officiel de Snowflake en Suisse romande. Dans la cadre d’un événement organisé début juin par Evolusys, nous avons eu l’occasion d’évoquer la successstory de cette start-up américaine avec son directeur pour la région EMEA, le Français Thibaut Ceyrolle. Thibaut Ceyrolle, Directeur des ventes pour Snowflake en Europe. Dans quelles circonstances a été créée Snowflake? Snowflake a démarré ses activités en 2013 et la disponibilité générale du produit est survenue deux ans plus tard. Les deux cofondateurs d’origine française, Benoit Dageville et Thierry Cruanes, sont des experts du monde des bases de données. Ils ont travaillé près de dix ans chez Oracle et font partie des quelques ingénieurs dans le monde capables de concevoir des bases de données à partir de zéro. Frustrés par le fait qu’Oracle ne croyait pas trop au cloud et constatant qu’il n’existait pas de réelle disruption dans le domaine du data warehouse, ils sont partis pour mettre au point une architecture de plateforme analytique permettant de bénéficier des avantages du cloud. Concrètement, comment Snowflake a disrupté le marché du data warehouse et de l’analyse de données? La nouvelle architecture imaginée par les fondateurs de Snowflake a permis de bénéficier de l’allocation illimitée des ressources et du paiement à l’usage, en séparant le stockage du traitement. Les données sont ainsi stockées dans le cloud et les serveurs peuvent être lancés à la volée et opérés pour un temps limité seulement pour des requêtes particulières. Basée sur SQL, la base de données de Snowflake permet l’accès à des données structurées et intègre aussi les données semi-structurées. Proposé en mode Software-as-a-Service, Snowflake s’interface avec des éditeurs de solutions de visualisation comme Tableau ou Looker. Après les efforts de migration d’un système traditionnel vers Snowflake, une entreprise avec des compé- L’interview complète est disponible en ligne tences SQL peut très rapidement www.ictjournal.ch l’utiliser. «Certaines solutions cloud deviennent de nouveaux standards.» Thibaut Ceyrolle, GVP de Snowflake EMEA Sur quelle infrastructure cloud tourne Snowflake? Snowflake est historiquement basé sur AWS, car à l’époque il s’agissait du fournisseur cloud le plus mature. Mais l’architecture a dès le début été pensée pour être agnostique vis-à-vis des fournisseurs cloud. Une forte demande de grands retailers ne souhaitant pas se reposer sur le cloud de leur concurrent Amazon a poussé Snowflake à étendre sa disponibilité sur Microsoft Azure. Et nous venons d’annoncer l’expansion de notre offre à Google Cloud Platform. Pouvez-vous nous donner quelques chiffres illustrant la croissance rapide de Snowflake? Depuis la création de Snowflake, le nombre de clients a triplé chaque année. Il y a vite eu une forte demande, d’abord aux Etats-Unis, puis ailleurs. Nous comptons aujourd’hui plus de 2500 clients. J’ai pris en charge l’expansion de l’entreprise sur le marché européen, où nous avons démarré nos activités en mars 2017. Sur cette région, 220 clients utilisent aujourd’hui activement notre produit. Valorisée à 3,9 milliards de dollars, notre entreprise compte plus de 2000 collaborateurs dont 170 en Europe. Snowflake est aussi présent en Suisse depuis ce printemps. juilletaoût 2019 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

écologie 23 Quelles sont les apps les plus et les moins énergivores? Les applications mobiles comptent pour trois quarts de la consommation de la batterie d’un smartphone. Quelles sont les apps les plus énergivores? Le spécialiste Greenspector a testé les applis les plus populaires. Verdict. Rodolphe Koller Les apps mobiles aspirent du temps, de l’attention, mais aussi de l’énergie. Avec un impact sur l’écologie et sur le confort des utilisateurs – qui n’a pas pesté contre son smartphone dont la batterie se décharge de plus en plus vite… Au niveau mondial, les apps mobiles consommeraient chaque année presque autant que la consommation électrique de l’Irlande, selon une étude réalisée par la société nantaise Greenspector en collaboration avec Atos. Et ce sans compter l’énergie utilisée par les datacenters des fournisseurs ou le réseau des opérateurs télécoms et qui servent aussi à faire fonctionner les apps. Les apps les plus énergivores L’emploi des applications mobiles durant la journée serait ainsi responsable de 77% de l’utilisation de la batterie. Mais les apps ne sont pas à loger à la même enseigne. Selon l’analyse de Greenspector, qui a testé des scénarios d’usage standard pour les apps les plus populaires, Twitter consomme par exemple plus du double que Spotify. La palme de l’app la plus gourmande revenant à l’app chinoise en vogue TikTok. Des écarts importants apparaissent également selon les catégories d’apps. Surfer sur le web et consulter les réseaux sociaux se révèle ainsi bien plus énergivore que d’effectuer des appels et d’envoyer des messages. En choisissant bien son app, il est toutefois possible de réduire sa consommation. «Si la moyenne des applications était positionnée sur l’application la moins énergivore de sa catégorie, on pourrait augmenter l’autonomie des batteries d’un tiers et réduire la consommation annuelle en électricité de 6 TWh, soit quasiment l’équivalent d’une tranche nucléaire», signale Greenspector. Bonnes et mauvaises pratiques Outre le choix d’apps moins gourmandes, les utilisateurs soucieux de la durée de leur batterie peuvent aussi privilégier les modes sombres disponibles sur Android et bientôt sur iOS. Idem pour les développeurs, qui peuvent faire que leur app passe automatiquement en mode sombre s’ils détectent que l’utilisateur a un smartphone doté d’un écran AMOLED, souligne Thierry Leboucq, Président de Greenspector, joint par ICTjournal. Le spécialiste explique que, lors des tests, certains comportements applicatifs particulièrement énergivores sont apparus, comme le téléchargement par défaut de tous les contenus multimédia ou un nombre élevé de requêtes et connexions. Thierry Leboucq estime que les développeurs pourraient aussi faire en sorte que leur app s’adapte aux conditions de connectivité. CONSOMMATION DES APPS MOBILES (MAH) Discord 5,88 Spotify 7,51 Whatsapp messenger 8,48 Skype 8,92 Message - Google LLC 9,98 MX player 10,16 Gmail 10,99 Google Maps 11,06 Facebook Lite 11,09 Facebook Messenger 11,26 Youtube 11,36 Snapchat 11,42 Netflix 11,96 Microsoft Outlook 12,14 Yahoo Mail 12,40 Instagram 12,74 Candy Crush Saga 13,32 Facebook 13,76 Google 14,01 Candy Crush Soda Saga 14,14 Clash Of Clans 14,68 Samsung internet Browser 14,99 Google Chrome 15,85 Brawl Stars 15,98 Twitter 17,19 Firefox 17,90 Opera Mini 18,14 TikTok 25,59 Source: Greenspector / Atos 2019 «Lors des tests, certains comportements applicatifs particulièrement énergivores sont apparus, comme le téléchargement par défaut de tous les contenus multimédia ou un nombre élevé de requêtes et connexions.» Thierry Leboucq, Greenspector www.ictjournal.ch © netzmedien ag juilletaoût 2019