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ICTjournal juillet - août - septembre 2020

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14 innovation

14 innovation LafargeHolcim ambitionne d’imprimer des éoliennes en 3D ych. L’impression 3D n’est pas seulement utile aux FabLabs. En effet, la technique s’immisce aussi dans le domaine de la construction, en permettant la réalisation d’ouvrages imposants en béton. Contrairement au processus traditionnel par coffrage, l’impression 3D du béton procède par dépôts de couches successives. Le leader mondial du ciment LafargeHolcim basé en suisse s’investit dans le développement de techniques qui serviront à construire des éoliennes de 200 mètres de haut, ce qui constituerait un record, selon l’entreprise. LafargeHolcim s’associe pour ce faire à GE Renewable Energy (division de General Electric) et Cobod International, spécialiste danois de l’impression 3D de construction. L’objectif des trois partenaires consiste à produire davantage d’énergie renouvelable par turbine. Ils s’engagent à créer un prototype d’éolienne avec un socle imprimé, une imprimante prête à la production et une gamme de matériaux. «L’impression 3D du béton est une technologie très prometteuse, son incroyable flexibilité de conception élargit le champ des possibilités de construction», explique Edelio Bermejo, responsable de la R&D chez LafargeHolcim. L’un des avantages de l’impression 3D du béton est d’ériger les socles directement sur le site de déploiement des éoliennes. Traditionnellement construites en acier ou en béton préfabriqué, les tours sont généralement limitées à une hauteur inférieure à 100 mètres, la largeur de la base ne pouvant dépasser le diamètre de 4,5 mètres, s’agissant de la dimension maximale pouvant être transportée par route. L’un des avantages de l’impression 3D de béton est de pouvoir ériger les socles directement sur le site de construction. (Source: LafargeHolcim) Le fabuleux projet d’un Internet Computer va-t-il voir le jour? ych. Depuis trois ans, Dfinity développe son Internet Computer, projet qui vise à créer une sorte de Cloud 3.0 décentralisé pour mettre fin à l’hégémonie des GAFAM. Géré par une fondation basée à Zoug et mis au point par des équipes R&D du côté de Zurich et de la Silicon Valley, Dfinity vient de publier une plateforme accessible à des développeurs tiers. Ce déploiement coïncide avec l’extension de son infrastructure, qui se fonde désormais sur des datacenters à l’échelle globale. Pensé pour étendre les fonctionnalités de l’internet afin qu’il puisse directement héberger des logiciels, l’Internet Computer est basé sur un protocole décentralisé appelé ICP (Internet Computer Protocol). Le concept, pouvant aussi s’apparenter à un «ordinateur blockchain», s’inspire en partie des protocoles blockchain actuels, en particulier d’Ethereum. La plateforme peut héberger des applications et services avec les mêmes garanties de disponibilité et de sécurité que celles dont bénéficient les contrats intelligents. Mais l’Internet Computer promet de meilleures performances que la technologie blockchain, en intégrant la puissance de calcul fournie par des centres de données indépendants conventionnels plutôt que par des mineurs. La participation d’un datacenter est soumise à une autorisation délivrée par un système de gouvernance algorithmique ouvert (appelé Network Nervous System), qui fonctionne comme une partie de l’Internet Computer et est présenté comme une alternative algorithmique à l’ICAAN, l’organisme responsable du système d’adressage et de nommage d’internet au niveau mondial. La dernière version de la plateforme et les kits de développement sont désormais accessibles sur inscription. Dfinity a développé l’application CanCan (inspiré de TikTok) pour illustrer la simplicité du processus de développement. (Source: Dfinity) juilletaoûtseptembre 2020 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

innovation 15 Nestlé généralise l’assistance technique en réalité augmentée face au virus ych. Les experts de Nestlé prodiguent désormais de l’assistance technique à distance en passant par des dispositifs de réalité augmentée. Une façon de faire que le groupe agroalimentaire compte poursuivre après la crise pandémique. Des projets de supports techniques à distance étaient déjà lancés avant la crise, mais cette dernière leur a donné un coup d’accélérateur. Les experts de Nestlé peuvent désormais apporter une assistance à distance à ses sites de production et de R&D, de même qu’à ses fournisseurs externes, en passant par des lunettes intelligentes et des caméras à 360 degrés. La multinationale helvétique exploite ces technologies pour la mise en place ou la reconfiguration de lignes d’usines, pour des travaux de maintenance critiques et la vérification des équipements auprès des fournisseurs. «L’assistance à distance n’est pas seulement une réponse à Covid-19. A l’avenir, l’assistance à distance deviendra une nouvelle façon de travailler. Elle permettra d’accroître la rapidité et l’efficacité des installations et de réduire les déplacements vers les sites de Nestlé, ce qui nous aidera à réduire les émissions de CO2 dans l’ensemble de nos activités», explique David Findlay, Global Head of Manufacturing chez Nestlé. Ce support technique en mode réalité augmentée a par exemple permis aux équipes de R&D de Nestlé basées en Suisse de mettre en place de nouvelles lignes de production pour une usine de produits laitiers en Thaïlande. Le géant suisse de l’agroalimentaire mentionne des travaux d’entretien dans ses usines en Colombie et en Equateur ou encore la mise en place d’une nouvelle ligne d’aliments pour animaux domestiques aux Etats-Unis. L’assistance technique à distance a permis aux équipes de R&D de mettre en place de nouvelles lignes de production en Thaïlande. (Source: Nestlé) Les ascenseurs de Schindler font respecter la distanciation sociale swa. Avec la levée des mesures de confinement, la population a recommencé à occuper l’espace public, augmentant les risques de promiscuité et d’infection au Covid-19. Pour s’adapter, le fabricant d’ascenseurs Schindler a lancé une nouvelle gamme de services en matière d’hygiène et de sécurité pour utiliser ascenseurs, escaliers mécaniques et trottoirs roulants sans contact. «Les événements de ces derniers mois ont accéléré l’innovation, les ascenseurs et les escaliers mécaniques devenant des espaces plus propres et plus connectés», explique Thomas Oetterli, CEO du groupe Schindler. L’app ElevateMe permet ainsi d’appeler un ascenseur et de sélectionner sa destination sans avoir à appuyer sur les boutons. L’ascenseur doit être compatible avec l’écosystème Internet of Elevators and Escalators (IoEE) de Schindler et relié à un réseau mobile. Il suffit ensuite aux utilisateurs de scanner un code QR pour sélectionner l’étage souhaité. Autre nouveauté, l’app myPORT et la technologie PORT qui permettent de gérer sans contact le flux et les accès des personnes dans les ascenseurs et les bâtiments. Uniquement disponible sur iOS, l’app permet de déverrouiller les portes et d’appeler les ascenseurs. La solution a par ailleurs été étendue de façon à pouvoir limiter le nombre maximum de passagers dans un ascenseur conformément aux mesures de distanciation sociale. L’outil permet aussi de prolonger le temps pendant lequel les portes restent ouvertes afin d’aérer la cabine entre chaque utilisation. Le scan d’un code QR permet de contrôler l’ascenseur. (Source: © Schindler press picture) www.ictjournal.ch © netzmedien ag juilletaoûtseptembre 2020