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ICTjournal mars 2019

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18 internet of things

18 internet of things réseau 5G Les objets connectés, première application de la 5G Les opérateurs mobiles suisses se sont portés acquéreurs des fréquences sur lesquelles ils déploieront la 5G. Une technologie attendue par les entreprises qui comptent sur elle pour faire leurs premiers pas sur le marché de l’internet des objets. Charles Foucault-Dumas L’IOT ET LA DIFFUSION DE CONTENUS SONT LES APPLICATIONS LES PLUS ATTENDUES POUR L’UTILISATION DE LA 5G Pour de meilleures connexions IoT Pour améliorer la diffusion de contenus Pour commander des appareils à distance Pour les systèmes autonomes Dans des véhicules intelligents 58 % 58 % 50 % 29 % 23 % Les opérateurs mobiles Swisscom, Salt et Sunrise sont passés à la caisse. Ils ont respectivement déboursé 195,5 millions, 94,5 millions et 89,2 millions de francs pour pouvoir utiliser sur les 15 années à venir des lots de radiofréquences mis aux enchères par la Commission fédérale de la communication (ComCom) qui leur permettront de déployer la 5G auprès de leurs clients. Propagation et transmission L’enchère portait sur différents blocs chacun défini par une fréquence – 700 MHz, 1400 MHz, 2,6 GHz et de 3,5 à 3,8 GHz – et une technologie pour l’utiliser – un (TDD), deux (FDD) ou trois (SDL) canaux radio utilisées pour une liaison. Pour l’instant utilisée pour la télévision terrestre numérique (DVB-T), la bande passante 700 MHz FDD présente les meilleures caractéristiques de propagation, tant en termes de couverture qu’en termes de pénétration des bâtiments. Les six blocs la concernant représentaient donc l’enjeu principal de ces enchères et sont à l’origine de près de 40% du total encaissé par la Confédération (plus de CHF 25 millions par bloc). Swisscom en a empoché trois, Salt deux et Sunrise le dernier. Sunrise s’est également porté acquéreur de deux des trois blocs 700 Mhz SDL, qui ne peuvent être utilisés qu’en soutien (augmentation de débit) de fréquences déjà utilisées. Le 21 février, le deuxième Source: Tech Pro Research 2019 opérateur de téléphonie mobile en Suisse annonçait que sa 5G couvrira 150 villes et localités dès la fin mars. A l’opposé du spectre, la bande de 3,5 à 3,8 GHz TDD était presque aussi convoitée, non pour ses très mauvaises caractéristiques de propagation mais plutôt pour les fortes capacités de transmission de ces fréquences, utiles pour répondre aux besoins de zones urbaines, très denses en utilisateurs. Là encore c’est Swisscom qui en remporte le plus, avec six blocs, suivi par Sunrise avec cinq blocs (100 MHz) et Salt avec quatre blocs. Hâte et crainte La 5G ferait mieux de tenir ses promesses, car les entreprises l’attendent de pied ferme. C’est ce qui ressort d’un sondage mené par le cabinet d’analyse IT Tech Pro Research auprès de 164 cadres, principalement aux Etats- Unis et en Europe. Alors qu’elle n’existe encore que sous forme de test dans quelques régions du monde, la prochaine génération de communication sans fil suscite déjà toutes les convoitises. «10% des entreprises affirment qu’elles n’adopteront pas la 5G» Tech Pro Research 85% des professionnels interrogés se disent ainsi prêts à l’utiliser, principalement pour pouvoir déployer des nouvelles technologies ou simplement bénéficier de transferts plus rapides. Près de la moitié d’entre eux considèrent que la 5G leur permettra d’offrir de meilleurs services à leurs clients quand un tiers pense qu’elle rendra les employés plus productifs. Côté applications, l’internet des objets et la diffusion de contenus arrivent largement en tête de celles auxquelles croient le plus les sondés (voir graphique). Mais il est un autre aspect qui remporte l’adhésione: plus d’une personne interrogée sur deux craint que les coûts associés à l’adoption de cette technologie soient un frein majeur et près d’une sur trois ne voit en la 5G qu’une «source de dépenses supplémentaires.» Mars 2019 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

internet of things NFC 19 Des tags NFC à 5 centimes: un pas de géant vers l’internet des objets cfd. L’annonce n’a pas fait grand bruit, elle pourrait pourtant tout changer. Les tags NFC (near field communication) sont aujourd’hui déjà présents dans notre quotidien: intégrés aux cartes de transport (SwissPass, carte Navigo...) ou à nos passeports, ils contiennent des informations sur leur propriétaire et permettent notamment de l’identifier d’un simple contact avec un boîtier adapté. Mais jusqu’alors, chacun de ces tags coûtait environ 20 centimes de dollars à l’entreprise qui souhaitait en doter l’un de ses produits. Un prix prohibitif qui limitait leurs cas d’usage aux services d’identification et de paiement. L’entreprise californienne Identiv s’est associé au leader mondial des puces NFC, le néerlandais NXP Semiconductors, pour optimiser les coûts de production de ces tags. Résultat: Identiv propose désormais des étiquettes NFC à 5 centimes de dollars l’unité. Selon Dominique Guinard, expert IoT et CTO d’Evrythng, «ce prix ouvre cette technologie à une infinité de produits qui ne pouvaient pas se l’offrir jusqu’ici. La NFC offre beaucoup d’avantage par rapport au code-barre ou au QRCode, il est beaucoup moins facile à copier et propose une expérience utilisateur bien plus agréable, par simple contact. Mais il était pour l’instant trop cher pour les biens de grande consommation, les produits pharmaceutiques ou tout le secteur de la mode.» Alignement de planètes pour l’IoT Cette annonce intervient (et ce n’est sûrement pas un hasard) six mois après deux autres, essentielles pour la démocratisation de la NFC. Premièrement, depuis septembre, les appareils Apple tournant sur iOS (11 ou supérieur) peuvent lire une étiquette NFC nativement, sans que l’utilisateur ait à ouvrir une application. Les devices Android le permettaient déjà. Un très grand nombre de smartphones et tablettes sont donc désormais capables nativement de communiquer avec une étiquette NFC. Deuxièmement, depuis août, l’organisme mondial de normalisation des méthodes de codage (codes barre) GS1 a sorti la norme Digital Link qui associe à chaque produit une URL unique, via lesquelles les entreprises pourront donner des informations sur leurs produits. «Demain, en approchant mon smartphone d’un produit, mon navigateur s’ouvrira sur une page me donnant les informations utiles.» Dominique Guinard, Evrythng Des tags NFC low cost, une norme pour digitaliser les informations concernant chaque produit et un lecteur NFC dans la poche de chaque individu, tout est désormais en place pour une adoption massive de cette technologie. «Aujourd’hui, pour savoir si des chewing-gum contiennent des substances allergènes pour moi, je dois taper le nom du produit sur internet et trier les résultats ou avoir une app dédiée capable de lire les codes barre. Demain, en approchant mon smartphone de la boîte, mon navigateur s’ouvrira sur une page me donnant l’information. Idem si je veux vérifier que le polo que je viens d’essayer n’est pas une contrefaçon», illustre Dominique Guinard. Un sacré bon en avant pour rendre, à très faible coût, n’importe quel produit connecté. Cette avancée et l’arrivée imminente de la 5G dessinent un futur proche dans lequel l’internet des objets tant promis sera, enfin, une réalité. Publicité HELP US TO ORGANISE THE SKY Make your career take off with skyguide Skyguide is recruiting in all sectors Plus d'informations: skyguide.ch/career – work@skyguide.ch with www.ictjournal.ch you, all the © way. netzmedien ag Août 2019: Début de la formation pour devenir contrôleur-euse la circulation aérienne dipl. ES skyguide.ch/futur Mars 2019