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ICTjournal mars 2019

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06 news La Confédération condamne Whatsapp au profit de l’app suisse Threema ych. Des employés de la Confédération dont des conseillers fédéraux avaient pris l’habitude de se servir de Whatsapp dans un cadre professionnel. L’Aargauer Zeitung révélait l’info en juin dernier, soulignant que l’utilisation de la populaire app de messagerie appartenant à Facebook n’était pas réglementée au sein de l’administration fédérale. Consciente des implications de telles habitudes de communication en matière de protection des données, la Confédération a décidé de se doter d’une alternative donnant des garanties au niveau de la sécurité des données. Le site spécialisé inside-it.ch révèle que le choix s’est porté sur Threema Work, la solution suisse également déclinée sous forme de client web, cryptée de bout en bout et conforme au RGPD. «L’Office fédéral de l’informatique (OFIT) met Threema Work à la disposition de tous ses clients au sein de l’administration fédérale qui possèdent un smartphone géré», a ainsi déclaré une porteparole de l’OFIT au média alémanique. D’autres applications de communication continuent d’être autorisées au niveau interne, c’est par exemple le cas de l’outil Skype de Microsoft. Quant à Whatsapp, son utilisation n’est autorisée que dans un cadre privé à condition que le département où le collaborateur travaille ne l’interdise pas. La solution suisse Threema Work est chiffrée de bout en bout et conforme au RGPD. Image: Béatrice Devènes / Threema Le personnel IT pourra travailler la nuit et le weekend Un Oscar technique pour l’EPFZ ych. Les entreprises suisses n’auront bientôt plus à demander des permissions au cas par cas pour faire travailler leur personnel IT la nuit ou le dimanche. Le Conseil fédéral a en effet décidé de réviser dans ce sens une ordonnance relative à la loi sur le travail. La révision de l’ordonnance prendra effet le 1 er avril 2019. La modification stipule que les entreprises pourront faire travailler du personnel IT la nuit ou le dimanche dans le cas où cela leur est «indispensable pour pouvoir remédier aux perturbations de la structure informatique ou de la structure du réseau ou pour procéder à leur maintenance». Elaborée en étroite collaboration avec les partenaires sociaux, ce projet de modification était en consultation depuis plusieurs mois. Cette révision est notamment motivée par le fait que de nombreuses entreprises dépendent d’un fonctionnement irréprochable de leur réseau et de leur IT, de jour comme de nuit. Le travail de nuit et le weekend sera possible pour les tâches de piquet et de maintenance. ych. L’EPFZ a eu les honneurs d’Hollywood. Une équipe de l’école polytechnique zurichoise a remporté un Oscar scientifique et technique sa technologie de scanner facial. Nommée Medusa, celle-ci a contribué à la naissance de Thanos, le super-vilain du film «Avengers: Infinity War». Le système Medusa utilise des scanners pour enregistrer les mouvements du visage et les transposer ensuite en maillage servant de base à la création d’un personnage animé. Contrairement aux techniques de motion capture classiques, Medusa ne nécessite aucun point d’ancrage sur le visage. Fruit d’une collaboration entre l’EPFZ et Disney Research Studios (qui dispose d’un lab à Zurich), la technologie Medusa a entre autres été mise à profit dans les films «Pirates des Caraïbes: La Vengeance de Salazar», «Star Wars, épisode VIII: Les Derniers Jedi» et «Spider- Man: Homecoming». Mars 2019 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

news 07 Chez UBS, 1500 robots pour transformer les employés en «surhumains» cfd. Prendre le meilleur de l’humain et le meilleur de la machine pour créer des équipes «surhumaines» capables de gérer «l’augmentation des volumes de transactions [et] la demande croissante des clients». C’est l’ambition affichée cette semaine par Chris Gelvin, responsable des opérations d’UBS lors d’une table ronde avec les médias. Pour cela, la banque s’est lancée tête baissée dans la robotic process automation (RPA) avec 1000 robots déjà déployés, essentiellement dans son service des opérations, et 500 nouveaux qui devraient être opérationnels d’ici la fin de cette année. L’objectif est clair: réduire de 10% les processus manuels en automatisant au maximum les tâches répétitives comme la conversion des données non structurées (e-mails, courriers) en data utilisables, les paiements, la détection d’anomalie et de fraudes... Image: PhonlamaiPhoto-iStock Course à l’automatisation «Les machines sont vraiment douées pour travailler sur d’énormes quantités de données, les analyser, trouver des modèles et des corrélations. Les humains sont vraiment doués pour interpréter les résultats, trouver la meilleure solution pour nos clients et fournir le bon service», justifie le dirigeant dans des propos rapportés par Business Insider. Chris Gelvin a balayé la question des potentielles réductions d’effectifs liées à l’arrivée de ces robots en assurant que 2350 collaborateurs de la banque ont été formés, soit pour concevoir ces bots, soit pour travailler à leur côté. «Nous devons nous assurer que notre personnel se concentre sur les problèmes les plus complexes, car c’est ce à quoi s’attendent nos clients», a-t-il déclaré. Avec son armée de robots déjà au travail, UBS semble prendre la tête dans la course à l’automatisation qui se joue dans le secteur bancaire suisse. En décembre 2017, Crédit Suisse annonçait vouloir disposer de 350 à 400 robots actifs d’ici fin 2019. 2700 hackers ont un mois pour pirater le système d’e-voting de la Poste ych. Le système d’e-voting de la Poste est-il fiable? Une armée de hackers est mise à contribution pour le vérifier pendant un mois jusqu’au 24 mars. Dans le cadre de ce test d’intrusion public contre récompense (Bug Bounty), une votation fédérale est simulée. La Confédération et les cantons ont confié la réalisation du test d’intrusion et la gestion de cette plateforme à la société romande SCRT. Jusqu’à 50 000 francs de récompense Suite à l’abandon de la plateforme d’e-voting développée par Genève, la Poste va avoir le monopole sur le marché suisse des solutions de vote électronique. Si des failles sont détectées à l’issue de son test d’intrusion public, la Poste s’engage à éliminer les erreurs et les failles pertinentes dans les meilleurs délais. Pour avoir droit à une récompense, un hacker doit être le premier à signaler une faille et celle-ci doit être confirmée. Les participants peuvent espérer une prime allant de 100 francs à 50 000 francs, selon le degré de gravité de la faille. 2700 hackers du monde entier se sont inscrits à ce Bug Bounty, selon l’ATS. Un quart d’entre eux sont suisses. Ils ont accès au code source du système, publié par la Poste sur la plateforme GitLab. Les scénarios d’attaques ciblant d’autres systèmes ou processus sont exclus du test, précise le géant jaune. Initiative populaire contre le vote électronique Le manque de sécurité du vote électronique est aussi l’un des arguments de l’initiative populaire «Pour une démocratie sûre et digne de confiance (moratoire sur le vote électronique)» lancée fin janvier et soutenue par plusieurs personnalités du monde IT. Le texte veut interdire l’evoting tant qu’il n’est pas sûr et reproche à la Confédération de faire preuve d’un zèle excessif en la matière. La Confédération et les cantons ont confié la réalisation du test d’intrusion et la gestion de la plateforme de bug bounty à la société romande SCRT. www.ictjournal.ch © netzmedien ag Mars 2019