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ICTjournal octobre 2019

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38 collaboration invité

38 collaboration invité Aujourd'hui, collaborer c'est plus que travailler ensemble Favorisant la productivité et la satisfaction des équipes, les solutions collaboratives s’imposent de plus en plus dans les entreprises. Une vraie introduction et des ateliers s’avèrent cependant indispensables si l'on souhaite que les nouveaux outils soient véritablement employés. L’auteur Grégory Milius , Sales Consultant, Digital Signage, ARP Suisse Qui n'a pas fait l'expérience de présentations PowerPoint interminables, si académiques et monotones que tous les participants à la réunion ont les yeux rivés sur leur ordinateur portable à vérifier leurs e-mails pour ne pas s’assoupir d’ennui? Ce type de réunion n’est amusant pour personne, et on ne souhaite qu’une chose, en voir la fin. Mais il ne doit pas forcément en être ainsi. Les concepts modernes de collaboration peuvent donner un nouveau souffle aux réunions traditionnelles désuètes. La collaboration est essentielle dans le monde du travail parce qu’elle permet aux employés de participer activement au processus de conception au sein de leur équipe. Elle signifie ainsi davantage que le simple fait de travailler avec des collègues dans un endroit fixe, comme une une salle de réunion ou de conférence. Contrairement aux modes d'interaction autrefois usuels, la collaboration moderne exploite les outils technologiques pour conduire les meetings indépendamment du lieu dans des espaces virtuels. Les outils nécessaires à la collaboration Des participants aux réunions peuvent ainsi se retrouver dans une salle physique – «huddle room», salle de réunion, salle de conférence, etc. – tandis que leurs collègues d’une autre filiale ou d’un bureau à domicile les rejoignent par visioconférence pour partager et réviser des documents. Les contributions des différents participants peuvent être visualisées sur des espaces de travail virtuels partagés et ensuite envoyées à tous à la fin de la réunion. Pour que la collaboration fonctionne de cette manière, des réseaux informatiques puissants, des microphones, des caméras et des écrans tactiles, des logiciels de partage d’écran et d’autres outils de collaboration sont nécessaires. En matière de logiciels, les entreprises optent fréquemment pour les solutions courantes Microsoft Teams, Cisco Teams (auparavant Webex) ou Collaboard de l’éditeur suisse IBV Software. Souvent proposés en mode cloud, ces logiciels permettent une utilisation facile de la solution collaborative depuis n’importe quel périphérique, partout où une connexion réseau est disponible. Ce mind-map illustre les différents composants nécessaires à la réussite des solutions de collaboration en réseau: des personnes, du matériel, des logiciels et des salles. Image: ARP La collaboration est moderne, attrayante et interactive Bien entendu, les solutions collaboratives doivent être évaluées avec soin, achetées de manière mûrement réfléchie et déployées de manière professionnelle. L'élément le plus important réside cependant dans une mise en service de la solution collaborative conjointement avec les employés qui auront à l'utiliser au quotidien. A quoi servirait le meilleur outil si personne ne l’utilise? Il importe ainsi de proposer des ateliers d'introduction, au cours desquels les outils collaboratifs sont expliqués à chacun de manière ludique. L’effet positif ne devrait pas tarder à se faire sentir, car des réunions modernes et attrayantes, avec des résultats élaborés de manière interactive et collaborative, sont mieux mémorisées et acceptées par les collaborateurs que des présentations académiques et soporifiques et leurs interminables diaporamas. Les entreprises qui misent sur la collaboration augmentent leur attractivité en tant qu’employeurs pour la jeune génération. Vos équipes travaillent-elles encore simplement ensemble ou misez-vous déjà sur la collaboration? Octobre 2019 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

collaboration messagerie 39 Comment l’app suisse Threema veut conquérir les entreprises Focalisée dans un premier temps sur le marché des particuliers, l'app de messagerie chiffrée suisse Threema convainc de plus en plus d'organisations. Roman Flepp, responsable marketing et ventes, explique ce développement et les choix technologiques de la start-up. Interview: Oliver Schneider. Qu’est-ce qui vous a poussé à lancer une app de messagerie avec un chiffrement de bout en bout? Les messageries instantanées n’étaient pas du tout sécurisées à l’époque. Il était facile de lire les discussions de tiers sur un réseau wifi public. Nous voulions changer cela et avons développé la première messagerie multiplateforme, entièrement chiffrée et économe en métadonnées. Les réactions ont été excellentes. Contrairement aux concurrents directs, l’application de Threema n’est pas gratuite. Pourquoi? Rien n’est gratuit, soit vous payez avec de l’argent, soit avec vos données. Threema est basé sur un modèle économique traditionnel et transparent: l’utilisateur paie une seule fois pour l’application – un peu moins de trois francs – et peut ensuite l’utiliser indéfiniment et sans restriction. Nous pensons qu’il s’agit d’un prix correct. Que faites-vous différemment des autres messageries telles que Signal, Telegram, etc? Les différences sont complexes. Certaines applications, comme Telegram, ne chiffrent pas par défaut les conversations à l’aide d’un chiffrage de bout en bout. L’opérateur peut alors lire le contenu des conversations. D’autres, comme WhatsApp, ne chiffrent que le contenu textuel, mais pas les appels vocaux ou les statuts des utilisateurs. Elles collectent avec zèle les données des utilisateurs et de l’usage qu’ils ont de l’app, qui peuvent être utilisées à des fins publicitaires. Autre particularité, Threema est la seule application à pouvoir être utilisée de manière totalement anonyme. Avec Threema, le numéro de téléphone ou l’adresse e-mail deviennent optionnels, alors que les autres services nécessitent un numéro de téléphone. Quelle est l’importance du B2B pour Threema? Threema Work est devenu un énorme succès. Nous comptons actuellement plus de 3000 entreprises clientes, dont des organisations renommées telles que l’administration fédérale, Daimler et Bosch. De plus en plus d’entreprises et d’organisations sont à la recherche d’une solution de messagerie pour pouvoir séparer les communications commerciales des communications privées et pour protéger la vie privée de leurs employés. En quoi Threema Work se distingue-t-elle? Grâce à ses fonctionnalités collaboratives, Threema Work est spécifiquement adaptée aux besoins des entreprises et offre de nombreux avantages et fonctions supplémentaires par rapport à la version Threema classique, en particulier dans les domaines de l’administration et de la gestion des utilisateurs. Comment évolue le nombre d’utilisateurs? La communauté Threema est en constante croissance. Nous avons actuellement plus de 5 millions d’utilisateurs privés dans le monde, avec la région germanophone qui représente notre marché le plus important. Chaque jour, près de 2000 nouveaux utilisateurs privés s’inscrivent. Et comme nous l’avons déjà mentionné, Threema Work se porte également très bien. Certains critiquent la nature propriétaire de l’application. Pourquoi n’êtes-vous pas open source? Le chiffrage et les composants de sécurité de Threema sont open source. Mais il est vrai que le code n’est pas complétement ouvert. Threema est financé exclusivement par la vente d’applications. Contrairement à d’autres messageries instantanées, nous ne dépendons pas des investisseurs, des donateurs, des fondations publiques ou de la transmission des données des utilisateurs, mais uniquement de nos ventes. En outre, une divulgation du code source complet serait problématique, car des clones gratuits de l’application pourraient être créés sans problème et notre financement serait compromis. Comment aimeriez-vous développer Threema à l'avenir? Le développement d’une bonne application de messagerie n’est jamais terminé. Les utilisateurs attendent toujours plus de fonctionnalités. Nous devons identifier les plus importantes d’entre elles afin de les mettre en œuvre d’une manière qui respecte la vie privée. Nous avons également beaucoup d’idées qui nous sont propres. Nous ne manquerons donc pas de travail, cela restera passionnant pour nos clients. « De plus en plus d’entreprises veulent séparer les communications commerciales des communications privées» Roman Flepp, Threema www.ictjournal.ch © netzmedien ag Octobre 2019