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ICTjournal septembre 2019

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44 nouveautés edge

44 nouveautés edge computing Les datacenters se rapprochent des utilisateurs Atos, Rittal et Siemens misent sur les datacenters Edge, un segment aux perspectives de croissance plus que prometteuses selon une étude de Vertiv, qui table sur une multiplication par trois du nombre de sites d’Edge computing d’ici 2025. Yannick Chavanne Implémentés ensemble, le cloud est utilisé pour créer le modèle orienté services et l’informatique Edge permet d’exécuter des éléments non connectés au service cloud. Centre de données Edge présenté lors de la Foire de Hanovre par le fournisseur allemand Rittal. Atos, Rittal et Siemens forment un partenariat stratégique mondial pour développer des solutions de centres de données pour le secteur industriel, les smart cities, le commerce de détail, l’énergie et les services publics. Baptisée «Intelligent Edge Data Center» (IEDC), l’offre est présentée comme une solution de centre de calcul hautement configurable, optimisée pour de l’analytics avancé et le traitement de données IoT en temps réel. L’infrastructure OT (technologies opérationnelles) sera développée par le fournisseur allemand Rittal et conçue comme un datacenter Edge (en périphérie). Siemens fournira de son côté le système d’exploitation IoT ouvert et basé sur le cloud, en l’occurrence MindSphere. En plus de fournir ses applications développées pour MindSphere, Atos se chargera de la partie serveurs, avec notamment BullSequana Edge, présenté par le fabricant comme le serveur Edge Computing le plus performant au monde. Le nombre de sites d’Edge Computing devrait plus que tripler d’ici 2025 En s’alliant afin de proposer cette offre de datacenters Edge, Atos, Rittal et Siemens misent sur un segment aux perspectives de croissance plus que prometteuses. Selon une étude récente de Vertiv, fournisseur américain d’équipements et de services pour les centres de données, les professionnels du secteur estiment que leur nombre total de sites d’Edge Computing devrait plus que tripler (+226%) d’ici 2025. L’étude montre en outre que l’attention portée à l’Edge a émergé récemment. Dans les prédictions recueillies par Vertiv en 2014, l’Edge était pratiquement aux abonnés absents. A l’époque, l’industrie était en effet surtout concentrée sur les architectures hybrides exploitant les ressources d’entreprise, de cloud et de colocation. «En seulement cinq ans, nous avons assisté à l’émergence d’un tout nouveau segment de l’écosystème, poussé par la nécessité de situer l’informatique plus près de l’utilisateur», analyse Rob Johnson, CEO de Vertiv. Avec ce changement de paradigme, plus de la moitié des sondés ayant des sites Edge aujourd’hui (ou qui s’attendant à en avoir en 2025) espèrent une augmentation d’au moins 100% du nombre de sites Edge qu’ils supportent. 20% s’attendent à une augmentation de 400% ou plus. Ces estimations sont cohérentes avec la croissance prévue de l’IA, de l’IoT et d’autres applications dépendant de la latence et de la bande passante, fait observer Giordano Albertazzi, Président de la région EMEA chez Vertiv. Complémentaire plutôt qu’opposé au cloud La tendance consistant à rapprocher les datacenters plus près de l’utilisateur ne s’oppose toutefois pas au modèle du cloud, selon Gartner. Plutôt que concurrentes, ces approches sont complémentaires, car le cloud ne dicte pas le déploiement d’une architecture centralisée ou décentralisée. «L’informatique Edge se réfère à une topologie informatique qui place le contenu, le calcul et le traitement au plus près de l’utilisateur ou des objets, c’est-àdire à la périphérie du réseau. Lorsqu’ils sont implémentés ensemble, le cloud est utilisé pour créer le modèle orienté services et l’informatique Edge offre un style de livraison permettant d’exécuter des éléments non connectés au service cloud», explique Gartner. Septembre 2019 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

45 Image: HAL / Fotolia.com Cloudbees veut apporter le CI / CD dans les grandes entreprises Depuis Neuchâtel, Sacha Labourey dirige Cloudbees, une scale-up qui a levé plus de 70 millions de dollars ces 12 derniers mois. Son créneau: étoffer les solutions de déploiement et d’intégration continus autour de Jenkins pour répondre aux besoins des grandes entreprises. Rodolphe Koller Besoin d’innovation, besoin de vitesse, ces deux impératifs dictent une grande partie de la transformation des opérations et environnements IT. Largement adoptée par les sociétés digitales qui déploient des releases à haute fréquence, l’approche DevOps progresse ainsi dans les entreprises établies qui cherchent à accélérer la mise à disposition de leurs innovations logicielles. Plusieurs jeunes pousses surfent sur ce créneau et le besoin d’automatisation des DevOps, à l’instar de Hashicorp (Qui est Hashicorp, la licorne qui parle aux DevOps?), mais aussi de Cloudbees, spécialisée dans les solutions d’intégration et de déploiement continus (CI/CD). La scale-up a levé quelque 120 millions de dollars depuis sa création dont plus de la moitié ces douze derniers mois – les dix derniers ont été posés en mai par la banque HSBC. Du PaaS au CI/CD A la tête de la société, un neuchâtelois, Sacha Labourey, que notre rédaction avait rencontré en 2013 – une éternité pour le monde informatique… Fin 2014 déjà, Cloudbees changeait de direction et mettait fin à son projet de PaaS pour se concentrer sur Jenkins, une solution CI/CD open source très prisée des DevOps. «Les gens apprécient cet outil et l’idée de raccourcir les cycles pour apporter des fonctionnalités en continu», explique Sacha Labourey. Un virage réussi puisque Jenkins constitue aujourd’hui le cœur de l’offre de la société. «Pendant quelques années, nous avons aidé les sociétés à dompter Jenkins. Aujourd’hui, nous développons des outils pour faciliter cette adoption», ajoute le CEO. Continuous delivery pour entreprises Gestion des données des équipes, documentation, définition de critères de sécurité et autres workflows spécifiques pour chaque application, la solution unifiée de Cloudbees intègre un ensemble de fonctionnalités autour de la continuous delivery ciblant les besoins particuliers des grandes entreprises. «Nous voulons que les entreprises puissent définir des règles et des processus de déploiement comme elles le feraient avec un CRM en matière de ventes et de marketing», explique Sacha Labourey. Pour compléter son offre, Cloudbees a aussi réalisé des acquisitions. Rien que cette année, elle a racheté Electric Cloud, une société spécialisée dans l’orchestration et l’automatisation des releases, et Rollout dont l’outil permet d’expérimenter des features auprès d’utilisateurs sélectionnés. Pour le CEO, l’intégration et le déploiement continus vont jouer un rôle de plus en plus central dans les organisations. «Les entreprises adoptent de plus en plus le cloud public et l’approche DevOps. Nous venons de ce monde et avons cette culture, contrairement aux éditeurs qui sont ancrés dans les opérations et l’infrastructure», conclut Sacha Labourey. «Nous voulons que les entreprises puissent définir des règles et des processus de déploiement comme elles le feraient avec un CRM pour le marketing.» Sacha Labourey, Cloudbees www.ictjournal.ch © netzmedien ag Septembre 2019