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ICTjournal 02/2021

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22 informatique

22 informatique quantique Roche mise sur l’informatique quantique pour soigner la maladie d’Alzheimer ych. Roche veut exploiter l’informatique quantique pour la découverte de nouveaux médicaments. Le géant bâlois de la pharma va notamment se concentrer sur le développement de thérapies contre la maladie d’Alzheimer. Cambridge Quantum Computing (CQC), à la pointe dans la mise au point de logiciels quantiques, a en effet annoncé avoir conclu un partenariat avec Roche pour élaborer des algorithmes pour la découverte et le développement de médicaments à un stade précoce. Cette collaboration pluriannuelle va s’appuyer sur la plateforme de chimie quantique EUMEN de CQC. Une équipe R&D dédiée Il y a quelques mois, Roche a mis en place une équipe de R&D chargée de suivre les progrès de l’informatique quantique et de nouer des collaborations afin de créer des applications pilotes, lit-on sur le site l’entreprise pharma. Dans le cadre de partenariats avec des firmes tech, Roche apporte sa compréhension approfondie de la biomédecine et, par conséquent, la capacité de développer des logiciels et des algorithmes spécifiques pour appliquer la technologie quantique dans le secteur pharmaceutique. Selon les chercheurs de Roche, l’une des applications les plus prometteuses dans le domaine consiste à pouvoir simuler des molécules et leur comportement chimique, afin de développer plus rapidement et plus précisément de nouveaux médicaments. Des avancées potentielles concernent aussi l’analyse d’images biomédicales: les ordinateurs quantiques pourraient aider à détecter les changements topologiques causés par la maladie. Roche va développer des algorithmes quantiques avec l’éditeur Cambridge Quantum Computing. Atos lance une métrique de performance universelle des ordinateurs quantiques ych. Atos introduit une métrique de performance pour les ordinateurs quantiques qui se veut universelle. Baptisée Q-score, elle propose une alternative au nombre de qubits, le critère actuellement le plus utilisé pour mesurer la performance d’un système quantique. Or, selon Atos, ce critère rend difficile toute comparaison car les qubits sont volatils et leurs caractéristiques diffèrent fortement entre les différentes technologies quantiques (supraconducteurs, ions piégés, silicium, photonique, etc.) Pour mettre en avant la performance de leur système quantique, IBM ou Honeywell ont de leur côté fait appel à la notion de volume quantique, censée indiquer la complexité relative d’un problème qui peut être résolu par ces ordinateurs. D’autres firmes se sont référées au concept de suprématie quantique (soit le fait de pouvoir résoudre un calcul qu’aucun ordinateur ne pourrait accomplir), dont Google qui a affirmé l’avoir atteinte il y a un peu plus d’un an. Kit logiciel gratuit S’appuyant sur un problème d’optimisation combinatoire standard (le problème Max-Cut), le Q-score évalue la capacité d’un système quantique à résoudre des problèmes opérationnels concrets. Il pourra se calculer à l’aide d’un kit logiciel gratuit. Atos invite tous les fabricants de processeurs quantiques à utiliser Q-score sur leurs technologies et à publier leurs résultats. Le problème du voyageur de commerce Le problème Max-Cut sur lequel s’appuie le Q-score est similaire au problème du voyageur de commerce: un voyageur doit se rendre dans N nombre de villes et finir en revenant à son point de départ. Les distances entre toutes les villes sont connues et chaque ville ne doit être visitée qu’une seule fois. Quel est l’itinéraire le plus court possible pour revenir à la ville départ en ne visitant chaque ville qu’une seule fois? 02 / 2021 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

informatique quantique 23 La découverte majeure de Microsoft n’en est pas une ych. En informatique quantique, Microsoft a concentré ses recherches sur la possibilité d’utiliser des fermions de Majorana, comme l’attestent plusieurs articles du blog de l’équipe Microsoft Quantum. En 2018, par le biais d’un article scientifique publié par la prestigieuse revue Nature, le chercheur de Microsoft Leo Kouwenhoven et plusieurs confrères ont affirmé être parvenus à observer cette particule dont l’existence restait jusque-là hypothétique. De quoi donner un coup de booste aux efforts de la firme dans le domaine de l’informatique quantique. Mais aujourd’hui, patatras! Le site spécialisé Wired rapporte que les auteurs ont publié un nouvel article pour rectifier leurs conclusions de 2018. riques ont conduit à des percées dans le domaine de la physique expérimentale et pourraient mener au développement d’un système d’informatique quantique évolutif», explique Microsoft dans la section de son site web dédiée aux solutions quantiques. Bien qu’il n’y ait finalement aucune preuve de l’existence du fermion de Majorana, la rectification de l’étude de 2018 ne remet pas en cause la probabilité d’en observer un jour. Reste qu’il s’agit d’un coup dur pour les chercheurs de Microsoft, qui voient là leurs espoirs s’amenuiser de revenir sur la concurrence, dont IBM (qui a récemment dévoilé une roadmap ambitieuse) et Google (qui a affirmé avoir atteint la suprématie quantique). Données mal interprétées Le fermion de Majorana n’a finalement pas été découvert, les chercheurs ayant admis avoir mal interprété leurs données. Un aveu et des rectifications qui interviennent après que deux physiciens se sont penchés sur les données brutes de la recherche en question. «Je ne sais pas avec certitude ce qu’ils avaient en tête, mais ils ont omis certaines données qui contredisent directement ce qui était écrit dans le document. D’après les données les plus complètes, il ne fait aucun doute qu’il n’y a pas de Majorana», explique à Wired Sergey Frolov, professeur à l’université de Pittsburgh. Des particules qui sont leurs propres antiparticules «L’approche de Microsoft se concentre sur l’informatique quantique topologique en utilisant les fermions de Majorana – des particules dont on pense qu’elles sont leurs propres antiparticules – qui promettent de produire des bits quantiques rapides et stables. Des avancées théo- Ressources quantiques sur Microsoft Azure Même si ses propres recherches dans le domaine péclotent, Microsoft peut toujours compter sur les progrès d’autres fabricants et fournisseurs. La firme de Redmond a ainsi récemment fait passer en preview publique Azure Quantum, un service d’informatique quantique en mode cloud permettant d’accéder à des ressources et outils d’entreprises partenaires dont Honeywell. En plus de pouvoir disposer de diverses solutions logicielles et matérielles quantiques, les entreprises ou chercheurs intéressés auront également accès à un réseau de chercheurs, de développeurs et de concepteurs. Un kit de développement quantique avec le langage de programmation quantique Q# est à la disposition des utilisateurs. Le kit est open source. Ce service cloud donne aussi accès à une bibliothèque de ressources avec du matériel pédagogique et des exemples. «Microsoft Learn» enseigne les concepts quantiques de base, alors que les tutoriels d’auto-apprentissage «Katas» forment à la programmation quantique. Publicité HELP US TO ORGANISE THE SKY Make your career take off with skyguide Skyguide is recruiting in all sectors Plus d'informations: skyguide.ch/career – work@skyguide.ch with you, all the way. P. ex. comme contrôleur-euse de la circulation aérienne dipl. ES skyguide.ch/futur