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ICTjournal 02/2021

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26 IA & créativité

26 IA & créativité innovations Syngenta va utiliser le deep learning pour développer des produits phytosanitaires rko. Syngenta annonce sa collaboration avec Insilico Medicine, une société basée à Hong Kong leader dans le développement de médicaments à l’aide de l’intelligence artificielle et du deep learning. Syngenta compte exploiter sa technologie IA pour accélérer l’invention et le développement de produits protégeant les plantes contre les maladies, mauvaises herbes et parasites, tout en préservant les écosystèmes. «Travailler ensemble avec Insilico Medicine, en combinant nos compétences, nos connaissances et nos technologies, contribuera à garantir que des solutions nouvelles, plus efficaces et plus durables en matière de protection des cultures seront plus rapidement entre les mains des agriculteurs», explique Camilla Corsi, responsable de la recherche sur la protection des cultures chez Syngenta. La technologie de chimie générative d’Insilico Medicine s’appuie sur le deep learning pour concevoir rapidement des molécules pour les ingrédients actifs. La plateforme permet de définir des récompenses et pénalités pour orienter la génération de molécules vers les propriétés désirées. «Notre intelligence artificielle est conçue dès la base pour produire une chimie très précise afin de protéger la santé humaine, tout en assurant la sécurité à court et à long terme. Cette expertise est extrêmement précieuse pour les sciences végétales, et en particulier pour les entreprises dont la priorité absolue est la sécurité de leurs produits», explique Alex Zhavoronkov, CEO d’Insilico Medicine. Givaudan rachète une IA capable de faire correspondre odeurs et couleurs ych. Pour se réinventer, Givaudan n’hésite pas à miser sur des concepts audacieux basés sur l’intelligence artificielle (IA). Le géant genevois des arômes et des fragrances annonce ainsi son intention de racheter Myrissi, une jeune pousse française qui a développé une IA capable de traduire des parfums en motifs colorés et en images pertinentes pour le consommateur. En puisant dans une base de données de plus de 25000 tests réalisés auprès de consommateurs, les algorithmes fignolés par Myrissi sont en mesure de prédire l’impact émotionnel d’un lien entre couleurs, émotions et parfums, explique Givaudan. Cette technologie permet d’amplifier le caractère unique du produit et l’identité de marque, en contribuant au développement de parfums en adéquation avec les projets marketing des clients. «L’impact émotionnel d’un produit est renforcé si l’on évite les dissonances cognitives qui apparaissent quand les messages sensoriels ne sont pas parfaitement cohérents», souligne le groupe genevois. Economiser du temps et de l’argent Sur son site, Myrissi explique proposer le «premier assistant marketing disponible 24/7 afin d’intégrer la perception du consommateur dès les phases de conception de vos produits parfumés». La start-up met en avant le fait que sa solution permet de faire matcher les couleurs avec les odeurs, notamment en vue de réduire les délais de lancement produits et diminuer les coûts par la rationalisation des tests produits, des tests packaging ou des tests auprès de consommateurs. «Cette approche est particulièrement importante en cette période où le commerce électronique est en plein essor. Notre mission consistera à aider nos clients à évoquer la senteur de leurs produits de la manière la plus inspirante possible, afin d’aider les consommateurs à choisir le produit correspondant le plus à leurs préférences», précise Maurizio Volpi, Président de la Division Parfums et Beauté de Givaudan. La transaction, d’un montant non divulgué, devrait être finalisée au premier trimestre 2021, sous réserve des approbations des autorités réglementaires. Image: S. Hermann & F. Fichter / Pixabay 02 / 2021 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

IA & créativité accessibilité 27 Google dope la navigation vocale avec une IA qui reconnaît la fonction des icônes ych. Contrôler un smartphone à la voix peut s’avérer bien pratique, voire essentiel. Encore faut-il pouvoir bénéficier d’une expérience complète prenant en compte la totalité des éléments de l’interface utilisateur. Sauf que les développeurs d’applications ne pensent pas toujours à celles et ceux qui souhaitent ou doivent naviguer sur leur smartphone à l’aide de commandes vocales. Pour combler les lacunes dans ce domaine, Google a amélioré l’IA de son outil Voice Access, qui s’adresse notamment aux personnes souffrant de handicaps moteurs. Icônes mal labellisées Dans un récent billet de blog, l’équipe de Google Research explique comment ils ont doté la dernière version de Voice Access de capacités de reconnaissance d’icônes au sein des applications Android. Ainsi, Voice Access 5.0 permet de naviguer au sein d’une app en se référant au nom ou à la fonction des icônes (menu, en avant, en arrière, etc.) même si ces dernières n’ont pas été correctement labellisées. Jusqu’ici, il était nécessaire que les développeurs renseignent correctement dans le code les étiquettes d’accessibilité pour chaque icône afin de pouvoir s’y retrouver en mode de navigation vocale. Etiquetage de plus de 700 000 screenshots Cet upgrade de Voice Access se fonde sur IconNet, un modèle d’IA de reconnaissance visuelle d’objets. Celui-ci identifie les icônes des applications à partir d’informations tirées des pixels et identifie leur emplacement et leur taille. Pour former le modèle, les ingénieurs de la firme de Mountain View ont commencé par collecter et étiqueter plus de 700000 captures d’écran d’applications. Les screenshots ont ensuite été enrichis artificiellement, notamment à l’aide de techniques d’augmentation des données en vue de permettre l’identification d’icônes plus rares. Adaptation d’un design pour serveurs «IconNet analyse les pixels de l’écran et identifie les centres des icônes en générant des cartes thermiques, qui fournissent des informations précises sur la position et le type des différents types d’icônes présents sur l’écran», précisent les chercheurs de Google Research dans leur article. Ce modèle tire profit de l’architecture CenterNet, particulièrement adapté dans ce contexte car les éléments de l’interface utilisateur sont constitués de formes géométriques simples et symétriques. Concernant les capacités de calcul, les ingénieurs ont modifié un design adapté aux serveurs sur site pour qu’il fonctionne sur le hardware d’un smartphone. IconNet peut déjà détecter 31 types d’icônes différents, un nombre qui passera bientôt à 70, assure Google Research. Il est en outre prévu d’élargir la gamme d’éléments pris en charge par IconNet pour inclure tout élément générique d’une interface utilisateur, comme les images, le texte ou les boutons. Publicité Développer, c’est innover L’innovation au cœur de l’entreprise 100% Swiss-made, depuis 1985 500 collaborateurs engagés 57‘000 clients satisfaits 1‘200 spécialistes dans le réseau de partenaires Plus d’informations sur: abacus.ch