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ICTjournal 02/2021

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30 cloud gestion des

30 cloud gestion des données Cloud et responsabilités: du backup à la gestion des données La continuité des activités, le respect des SLA internes et externes, ainsi que la protection et la disponibilité des données sont au sommet des priorités IT. L’emploi de solutions de pointe permet une stratégie de gestion des données offrant des RPO et RTO faibles et de manière efficace. L’auteur Douglas Chechele, General Manager de Veeam Suisse Image: Rogotanie / iStock.com 2020 a été une année charnière pour de nombreuses organisations IT. L’accélération de la transformation numérique a dispersé géographiquement les données d’entreprise, qui sont désormais générées, traitées, modifiées et gérées en divers endroits. Les données doivent cependant toujours être actuelles et disponibles à tout moment, sans quoi les opérations s’arrêtent. Les entreprises repensent donc leurs processus métiers et leurs flux d’information et réorganisent leur IT. Des environnements hybrides multicloud apparaissent avec des centres de données faisant office de nœuds de réseaux étendus dans lesquels les données circulent sans cesse et sont traitées à la périphérie du réseau, là où les performances les plus élevées sont requises, par exemple pour les robots. La numérisation conduit même à des modèles d’affaires qui ne sont constitués que de données. De grands défis Les applications en panne et les données perdues sont lourdes de conséquences: pertes financières, dommage de réputation auprès des clients, atteinte à l’intégrité de la marque et – dans le pire des cas – poursuites judiciaires. Les conséquences sont généralement critiques pour les entreprises et nécessitent une gestion proactive et calculée des risques. Après tout, les temps d’arrêt et les pertes de données se produisent tous les jours – de la défaillance matérielle aux attaques par ransomware sur les données des entreprises, tout est possible et aucun scénario informatique n’est à l’abri de ces menaces. En plus des défis usuels, les organisations suisses sont également de plus en plus confrontées à des difficultés de mise en conformité. Certaines branches exigent une rétention de sept ans, à une échelle et à un coût qui rendent l’entreprise presque insurmontable. Et ce, alors que l’on peut supposer sans risque que les budgets resteront les mêmes, voire qu’ils auront tendance à diminuer à l’avenir. Prendre ses responsabilités Le temps, c’est de l’argent, et c’est encore plus vrai dans une économie basée sur les données. Chaque panne causée par des attaques de plus en plus sophistiquées de ransomware coûte des centaines de milliers de francs, voire des millions, selon la taille de l’entreprise. Dans un plan de continuité des activités, les chiffres du RTO (Recovery Time Objective) et du RPO (Recovery Point Objective) sont donc essentiels. Définissant le temps nécessaire à la récupération et la tolérance de perte des données, ils doivent être aussi courts que possible. Il faut ainsi des solutions modernes qui assurent une protection continue des données, une protection fiable contre les ransomware, un archivage dans le cloud avec presque autant de sécurité qu’une bibliothèque de bandes et une gestion simple des terminaux distants. La sauvegarde n’a donc pas dit son dernier mot! La gestion des données est une discipline IT qui tend à être négligée dans un monde où les données se répliquent comme les clones de Star Wars. Elle est pourtant une nécessité dans le monde hybride naissant, où nous nous déplaçons aussi bien dans l’espace physique que dans le cloud, du routeur au centre de données, l’organisation n’abandonne jamais sa responsabilité pour les données. 02 / 2021 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

cloud stratégie 31 Comment le cloud oblige les entreprises à se réinventer Avant de faire le grand saut vers le cloud, les CIO sont toujours confrontés aux mêmes questions et problématiques. Une stratégie bien réfléchie est indispensable pour exploiter pleinement le potentiel du cloud, qui est en mesure de transformer l’organisation des entreprises dans son ensemble. Le marché de l’informatique dématérialisée ne cesse de grandir. Le cabinet Gartner prévoit une croissance de 18% des dépenses liées au cloud en 2021. Explication de cet engouement: les entreprises peuvent tirer parti de modèles de cloud computing évolutifs et à la demande pour réaliser des économies et assurer la continuité des activités. De quoi donner aux entreprises l’opportunité et les moyens d’accélérer leurs plans de transformation numérique. Après tout, de nombreuses approches se fondent sur le cloud, telles que le développement d’applications cloud-native. Le passage au cloud entraîne toutefois divers défis. Pour une migration réussie, les entreprises doivent en premier lieu définir une stratégie – et non opérer sur le vif. Où et comment mes données seront-elles stockées? Onpremise ou dans le cloud? Par quel fournisseur? Voilà quelques-unes des questions auxquelles les entreprises ont besoin de répondre, seules ou avec l’aide d’un partenaire. «Le cloud permet à ses utilisateurs de garder le contrôle tout en déléguant des responsabilités au fournisseur.» Javier Romero, ARP Suisse Une chose est claire: basculer sur des services cloud nécessite de se réinventer. Ce sont non seulement les modèles de paiement, mais aussi les processus métiers et fondamentaux qui peuvent et doivent être repensés. Car avec la flexibilité qu’apporte le cloud, le modus operandi des employés peut également évoluer. Le travail à distance, par exemple, devient plus simple que jamais grâce au cloud. Risques et opportunités Pour les employés, la plus grande différence réside probablement dans la dissolution du lieu de travail fixe. Ils peuvent travailler partout et à tout moment, quel que soit l’appareil ou le système d’exploitation utilisés. Les données sont toujours synchronisées via le cloud. Et si la batterie du laptop venait à se vider, les appareils privés peuvent être utilisés. La collaboration est certes simplifiée, mais le télétravail offre également aux cybercriminels davantage de vecteurs d’attaque. Pour éviter que des données sensibles ne tombent entre de mauvaises mains, il convient de faire appel à la fois à l’IT et aux employés. Quand on utilise des services cloud, il est ainsi nécessaire de déployer une authentification multifactorielle (AMF) par smartphone ou par e- mail. Les entreprises devraient également former leurs employés à l’utilisation sécurisée des services et applications en ligne. Une chose est sûre: le département IT doit être à la pointe de la sécurité. Sa responsabilité à cet égard s’accroît – mais en contrepartie, l’IT peut aussi se décharger de ses responsabilités dans d’autres domaines. Une question de contrôle… ou pas Garder le contrôle est l’une des raisons pour lesquelles de nombreuses entreprises gèrent leurs propres centres de données au lieu de se reposer sur un cloud public. Qu’il s’agisse de contrôler des données sensibles ou des infrastructures. C’est compréhensible car après tout, les responsables informatiques doivent faire preuve de responsabilité. Y renoncer peut être assimilé à une perte de contrôle. Cette hypothèse n’est cependant pas tout à fait correcte, le cloud permettant à ses utilisateurs de garder le contrôle tout en déléguant des responsabilités au fournisseur. Ce dernier se charge de veiller au bon fonctionnement de l’environnement d’exploitation, dont les aspects de gestion et de configuration de l’environnement, ainsi que le provisionnement automatisé. En parallèle, les entreprises gardent le contrôle de leurs environnements cloud. Cette relation est encadrée par des accords de niveau de service (SLA), qui sont convenus par contrat entre le fournisseur cloud et le client. Même si de nombreuses entreprises restent sceptiques à l’égard du cloud, tôt ou tard, il n’y aura pas d’alternative. Pour rester compétitives, les entreprises devraient envisager de migrer le plus tôt possible. Mais seules celles dotées d’une stratégie et d’un état d’esprit adéquats pourront le faire avec succès. L’auteur Javier Romero, Responsable du développement commercial Microsoft, ARP Suisse www.ictjournal.ch © netzmedien ag 02 / 2021