ICTjournal 03/2021

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24 télétravail Comment

24 télétravail Comment Zoom, Teams et Meet pompent votre énergie En Suisse, l’augmentation du télétravail concerne surtout les employés qui le pratiquaient déjà. Ces derniers s’exposent au phénomène de «Zoom fatigue». Un professeur de l’université de Stanford en a identifié les causes et donne quelques conseils. Rodolphe Koller, Leslie Haeny (traduction: ICTjournal) Durant un appel vidéo, les signaux non verbaux sont exagérés, la charge cognitive s’en trouve augmentée. Selon une enquête de Comparis, près de la moitié des personnes actives en Suisse ne travaillent jamais depuis leur domicile, malgré l’obligation en vigueur. Il apparaît que l’augmentation du télétravail concerne surtout ceux qui le pratiquaient déjà et qui font souvent partie des catégories supérieures. Ces derniers ont augmenté leur part de télétravail. Ils sont ainsi 37% à travailler plus de la moitié du temps à distance, contre 21% avant la pandémie. «Les personnes bien formées qui disposent d’un haut niveau de revenu ont en général une plus grande liberté pour organiser leur journée de travail. Elles sont donc moins dépendantes d’un lieu de travail fixe», commente Frédéric Papp, expert Immobilier chez Comparis. Les employés qui travaillent désormais davantage depuis la maison l’ont probablement remarqué: les réunions virtuelles ont tendance à être plus épuisantes que celles en présentiel. L’université de Stanford rapporte les résultats d’une étude sur ce phénomène, menée par le professeur en sciences de la communication Jeremy Bailenson. Bien qu’il ait limité son étude à Zoom et à ses fonctionnalités, l’effet de fatigue analysé se produit également avec d’autres solutions populaires de vidéoconférence. Le professeur a identifié quatre causes principales. Contact visuel excessif Aussi bien la quantité de contacts visuels lors d’appels vidéo que la taille des visages sur l’écran ne sont pas naturels. Dans une réunion normale, les participants regardent l’orateur, prennent des notes ou regardent ailleurs. «Mais lors des appels Zoom, tout le monde regarde tout le monde, tout le temps», écrit l’université de Stanford. En outre, même si vous n’avez jamais la parole, vous serez toujours observé et c’est une expérience stressante. Une autre source de stress réside dans la taille des visages, qui peuvent apparaître trop grands pendant les vidéoconférences, en fonction de la taille du moniteur. L’expert en communication recommande de réduire la taille de la fenêtre de Zoom afin de donner l’impression d’une plus grande distance avec les autres participants. Miroir omniprésent Sur la plupart des plateformes de visioconférence, vous vous voyez aussi. Or, c’est contre nature. «Dans le monde réel, si Image: Chris Montgomery / Unsplash quelqu’un vous suivait constamment avec un miroir – pour que vous puissiez vous voir pendant que vous parlez aux gens [..] ce serait juste insensé», fait remarquer le professeur. Selon lui, se voir constamment dans le miroir – ou dans ce cas, sur l’écran – n’est pas seulement épuisant. Le phénomène a également des conséquences émotionnelles négatives. Le spécialiste conseille donc aux utilisateurs de Zoom d’utiliser l’outil permettant de masquer l’affichage de soi. Mobilité limitée Lors de réunions en présentiel et d’appels téléphoniques, les interlocuteurs peuvent marcher et se déplacer. Alors que la plupart des caméras d’ordinateurs ont un champ de vision fixe limitant la mobilité lors des appels vidéo. La solution: réfléchir davantage à l’espace où l’on se trouve, à l’emplacement de la caméra et à la possibilité d’utiliser un clavier externe pour créer distance et flexibilité. Une caméra externe plus éloignée de l’écran permettrait par exemple de faire des allers-retours et de faire des gestes. Charge cognitive plus élevée Selon le professeur Jeremy Bailenson, la communication non verbale se produit naturellement dans les conversations en face-à-face. Durant un appel vidéo, en revanche, il faut s’efforcer d’envoyer et de recevoir des signaux non verbaux. «Si vous voulez montrer à quelqu’un que vous êtes d’accord avec lui, vous devez faire un signe de tête exagéré ou lever le pouce», explique le spécialiste. Qui suggère de passer parfois en mode audio uniquement lors de longues visioconférences. 03 / 2021 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

industrie 25 L’industrie suisse accuse du retard en matière de numérisation msc/rko. Seul un tiers des entreprises industrielles suisses considèrent que leur propre niveau de numérisation est suffisant. C’est l’un des résultats d’une enquête menée par le groupe de travail «Stratégie numérique» de l’initiative Industrie 2025 codirigée par AWK. L’enquête a été menée au second semestre 2020 auprès de 113 entreprises manufacturières suisses. Bonnes nouvelles mais besoin de rattrapage «La bonne nouvelle d’abord: une grande partie des entreprises manufacturières en Suisse ont déjà mis en œuvre de nombreux projets de numérisation», explique le communiqué. 44% des personnes interrogées estiment que la maturité numérique de leur entreprise est moyenne. Pour plus de la moitié des organisations, la numérisation est «Notre industrie suisse a du retard à rattraper. La crise du coronavirus est également un catalyseur qui désigne les gagnants et les perdants.» Philip Hauri, directeur général d’Industrie 2025 l’un des trois principaux sujets stratégiques et pour 12%, c’est même le plus important. Moins d’une organisation sur cinq considère que la numérisation fait partie de sa culture d’entreprise ou a déjà mis en œuvre une feuille de route numérique. Deux tiers des entreprises interrogées n’ont pas encore de stratégie numérique, selon le rapport. Pour Philip Hauri, directeur général d’Industrie 2025, le bilan n’est pas bon: «Notre industrie suisse a du retard à rattraper. La crise Image: industry_4.0_science photo / Fotolia du coronavirus est également un catalyseur qui désigne les gagnants et les perdants en fonction de leur capacité à se numériser». Concentration sur l’automatisation Autre sujet abordé dans l’enquête, l’automatisation des processus est un défi stratégique important ou très important pour 70% des entreprises manufacturières. Et cela se reflète également dans les dépenses: 40 à 50% des sondés réalisent des investissements élevés dans l’automatisation de la production, des ventes et du marketing, des services, du service à la clientèle ou du développement. Les entreprises investiraient également beaucoup dans les produits et services numériques (46%). L’industrie suisse investit en revanche moins dans la numérisation des processus de support. Seuls 20% des répondants indiquent qu’ils investiraient beaucoup ou très souvent dans la sécurité, alors que les entreprises industrielles ont souvent été la cible de cyberattaques en 2020. Publicité HELP US TO ORGANISE THE SKY Make your career take off with skyguide Skyguide is recruiting in all sectors Plus d'informations: skyguide.ch/career – work@skyguide.ch with you, all the way. P. ex. comme contrôleur·euse de la circulation aérienne dipl. ES skyguide.ch/futur