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ICTjournal 03/2021

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08 secteur IT Ça bouge

08 secteur IT Ça bouge sur le marché suisse des solutions proptech rko/ych. Les initiatives de deux éditeurs logiciels alémaniques illustrent le potentiel de croissance du marché suisse des solutions destinées aux sociétés immobilières. Spécialisé dans ce domaine, Garaio REM a ouvert un bureau à Lausanne. L’antenne romande réunit une équipe de quatre personnes sous la direction de Remy Berzin. Avec cette présence renforcée en Suisse romande, l’éditeur bernois compte se rapprocher de ses clients et développer son réseau de partenaires dans la région. «Nous comptions déjà de belles références telles que Rham SA, Régimo Lausanne SA et Rilsa SA qui utilisent le logiciel Garaio REM. Il était évident de nous rapprocher des régies romandes», explique Rémy Berzin. Spin-off de l’éditeur Garaio, la société Garaio REM a été fondée en 2019 et se consacre au développement de la solution éponyme destinée aux sociétés immobilières. Garaio REM est par ailleurs partie prenante du portail Aroov pour la numérisation du processus de location, fruit d’une joint-venture avec la Mobilière. Abacus crée une spin-off L’éditeur alémanique Abacus a de son côté créé la société indépendante Abacus Services SA, dont la mission est de vendre et d’implémenter ses solutions métiers pour les secteurs de la construction, des fiduciaires. Mais aussi le secteur de l’immobilier, avec le logiciel AbaImmo. En créant cette société indépendante, Abacus bouleverse son modèle de distribution, jusqu’ici basé sur un réseau de partenaires intégrateurs. La mission d’Abacus Services est double. Il s’agit premièrement d’accélérer la pénétration de marché des applications métier, dont AbaImmo. Deuxièmement, la nouvelle société réalisera des travaux de sous-traitance pour les partenaires intégrateurs. Image: Ricardo Gomez / Unsplash.com Deux nouvelles venues parmi les firmes de sécurité IT romandes Sage Suisse racheté par Infoniqa ych. Le groupe suisse EYRA a créé une société spécialisée dans la cybersécurité, en s’associant à l’entreprise belge Approach. Baptisée EYRApproach, la nouvelle firme a pris ses quartiers à Genève. Elle propose des services à même de répondre aux défis de sécurité IT des entreprises suisses, notamment par le biais d’un SOC employant 18 experts. L’offre de cybersécurité de la coentreprise sera complétée par des produits de cyberassurance via un partenariat stratégique avec Zurich Assurances. Issue de la fusion de plusieurs entreprises, la société française Almond, spécialisée dans l’audit et le conseil en cybersécurité, a également choisi Genève où elle vient d’ouvrir son premier bureau à l’international. La filiale genevoise du groupe français prévoit d’atteindre un effectif de 6 à 9 personnes et de disposer d’un portefeuille d’une vingtaine d’entreprises clientes d’ici fin 2021. «Avec notre support, les organisations pourront [...] assurer leur conformité aux lois, réglementations, normes et standards.» Yves Froppier, CEO de EYRApproach ych. La filiale helvétique de l’éditeur Sage a trouvé acquéreur. Il s’agit du fournisseur Infoniqa, basé en Autriche, qui renforce ainsi son positionnement dans le segment stratégique des petites et moyennes entreprises suisses. Le montant du rachat s’élève à 50 millions de francs. Le groupe Infoniqa souligne qu’avec cette opération, il va presque doubler son chiffre d’affaires annuel (qui atteindra 60 millions d’euros) et porter ses effectifs à 410 collaborateurs. Le rachat comprend les produits Sage Start, Sage 50 Extra et Sage 200 Extra, qui continueront à être développés et représentés localement. Sage Suisse sera rebaptisé Infoniqa Switzerland et prendra ses quartiers à Root (Lucerne). L’équipe de management de Sage Suisse reste en place. Une porte-parole d’Infoniqa a précisé à la rédaction que les solutions rachetées à Sage seront renommées après un certain temps. 03 / 2021 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

start-up 09 Farmer Connect, Inpher et Futurae reçoivent une injection de capital ych/rko. Les start-up suisses Farmer Connect, Inpher et Futurae séduisent les investisseurs. La première, fondée en 2019 par la société genevoise de négoce de café Sucafina, a levé récemment 9 millions de dollars en série A. La plateforme blockchain de Farmer Connect permet aux agriculteurs, consommateurs et intermédiaires de se connecter numériquement aux chaînes d’approvisionnement agricoles, promettant d’assurer traçabilité et validation des données par toutes les parties. Les fonds permettront à Farmer Connect de développer de nouveaux produits et services, ainsi que d’étoffer ses équipes. Amazon investit dans la start-up américanosuisse Inpher Lauréate du premier prix du second programme d’accélération Tech4Trust, la start-up Inpher, établie à l’EPFL, New York et San Francisco, a reçu une injection de capital du fonds Alexa d’Amazon (dont le montant n’a pas été précisé). Inpher avait déjà obtenu 14 millions de dollars de financement ces dernières années, notamment de JPMorgan Chase. La solution d’informatique confidentielle en mode SaaS développée par Inpher est employée par des data scientists pour entraîner et opérer des modèles de machine learning tout en garantissant la confidentialité et la résidence des données. La technologie d’Inpher s’appuie sur plusieurs techniques: calcul multipartite sécurisé, apprentissage fédéré et chiffrement totalement homomorphe. «L’IA va générer d’énormes avancées pour la société et les individus, mais cela ne doit pas se faire au détriment de nos libertés individuelles», commente Jordan Brandt, CEO d’Inpher. Futurae lève 5 millions pour développer son outil d’authentification Editrice d’une plateforme d’authentification multifacteur, la start-up suisse Futurae a bouclé un tour de table de 5 millions de francs pour s’étendre sur le marché européen où elle compte déjà de nombreuses banques clientes. Créée en 2016, Futurae a développé une plateforme d’authentification multifacteur à la fois conviviale et robuste, capable notamment d’exploiter le son ambiant du smartphone de l’utilisateur. Futurae utilisera les nouveaux fonds à sa disposition pour s’étendre sur le marché bancaire européen, où elle compte déjà des clients bancaires en France, en Allemagne et en Autriche. Elle va aussi poursuivre le développement de sa plateforme et l’enrichir de capacités de machine leasing pour une détection des fraudes plus rapide et précise. LA TRIBUNE DU DPO Isabelle Dubois Déléguée à la protection des données certifiée, ancienne préposée cantonale, cofondatrice du Club de la protection des données. adhocresolution.ch clubprotectiondesdonnees.net Un mal pour un bien? Selon les résultats de l’enquête d’ICTjournal (pages 16-19), la pandémie a eu pour effet, dans les entreprises, de mettre l’IT au premier plan: plus de technologie est nécessaire pour commercialiser les biens et les services, pour répondre aux besoins générés par le télétravail et par les entretiens et conférences à distance, pour augmenter la numérisation, avec pour corollaire un besoin accru en personnel et en sécurité, particulièrement en cybersécurité, ainsi que le recours à l’IA. La protection des données n’est pas oubliée, et l’on peut espérer qu’elle soit mise à sa juste place, à savoir au cœur des préoccupations à chaque fois que les technologies permettent, incluent ou induisent le traitement de données personnelles, qu’il s’agisse de celles des collaborateurs et collaboratrices ou des clients et fournisseurs. Pour ce faire, la mise en œuvre des projets devra être le fait d’équipes pluridisciplinaires. Seule la collaboration entre l’IT, le juridique, les RH, si possible coordonnée et accompagnée par un DPO, interne ou externe, permettra de garantir de l’efficacité, de la performance, de la rentabilité dans le respect des droits de la personnalité des uns et des autres. Le chef de projet aura à cœur de mettre en œuvre les exigences légales, en procédant à la protection des données dès la conception et par défaut, l’analyse d’impact en cas de risque élevé pour les droits de la personnalité, la mise à jour des conditions générales et clauses contractuelles avec tous les nouveaux soustraitants, producteurs de solutions par lesquelles transiteront des données personnelles, sans oublier la formalisation des processus et la rédaction de règlements internes sur l’usage des outils et leur surveillance. Tous ces changements et innovations sont aussi l’occasion de faire le ménage (suppression d’outils et applications obsolètes, destruction sécurisée de vieux dossiers). Si les entreprises jouent le jeu, alors on pourra dire que ce fut un mal pour un bien. www.ictjournal.ch © netzmedien ag 03 / 2021