ICTjournal 04/2021

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12 actuel crypto-actifs

12 actuel crypto-actifs Swisscom lutte contre la manipulation du bitcoin ych. Swisscom collabore avec quatre banques (SEBA, Swissquote, Sygnum, Vontobel) pour élaborer un indice de référence solide et fiable pour les cryptomonnaies. Il faut savoir que pour l’heure, les références du prix des cryptomonnaies comme le bitcoin ne proviennent pas de sources réglementées. De quoi porter atteinte à la crédibilité du marché des actifs numériques dans son ensemble et entraver son adoption au plan institutionnel, les données sur leur valeur et leurs volumes étant susceptibles de manipulation. Afin de renforcer la légitimité de l’univers des actifs numériques, les cinq entreprises partenaires ont réalisé durant deux semaines un projet pilote de taux de référence institutionnel suisse des actifs numériques (SIDAR). Les banques ont fait office de contributeurs de données et Swisscom d’agent de calcul, précise le communiqué. «Contrairement aux sources existantes de prix des actifs numériques, le SIDAR repose exclusivement sur des données venant de banques et d’établissements financiers réglementés», explique Aetienne Sardon de Swisscom FinTech. Un tel indice de référence institutionnel devrait notamment favoriser l’introduction de nouveaux produits financiers basés sur les cryptomonnaies, tels que des fonds négociés en bourse (FNB). La Securities and Exchange Commission a rejeté de nombreuses demandes de cotation et de négoce des FNB en bitcoins en raison de déficiences quant à la fiabilité des prix de référence utilisés, rappellent les partenaires investis dans ce projet. Ces derniers réfléchissent actuellement à un éventuel déploiement commercial. Pour l’heure, les références du prix des cryptomonnaies comme le bitcoin ne proviennent pas de sources réglementées. Image: fox17 / Fotolia.com La première bourse en crypto-actifs réglementée au monde est genevoise ych. Taurus a obtenu une licence de la Finma pour Taurus Digital Exchange (TDX), sa plateforme de négoce en crypto-monnaies et autres crypto-actifs. Le gendarme financier helvétique lui a plus précisément octroyé une licence de maison de titres. TDX se profile ainsi comme la première place de marché d’actifs numériques réglementée au monde, affirme la fintech genevoise. Tous types de crypto-actifs et crypto-monnaies Depuis le 10 mai, banques, émetteurs et investisseurs peuvent échanger sur TDX tous types de crypto-actifs: actions, œuvres d’art ou biens immobiliers tokenisés, mais aussi crypto-monnaies et d’autres actifs. Tout type de contrat intelligent (smart contract) émis sur Ethereum ou Tezos pourra être traité sur la plateforme. Fondée en 2018, notamment par l’ex-CDO de Lombard Odier et un ex-gestionnaire d’actifs chez Syz Asset Management, Taurus se présente avant tout comme une entreprise technologique à 100% au service des banques. «Le lancement de TDX répond à la demande croissante des banques d’accéder à un marché réglementé, ouvert et indépendant pour les actifs numériques. Notre vision a toujours été de construire une plateforme unifiée permettant aux banques de gérer n’importe quel actif numérique et de connecter facilement les détenteurs d’actifs privés avec des investisseurs professionnels», explique Oren-Olivier Puder, président du conseil d’administration et cofondateur de Taurus. TDX ne sera initialement accessible qu’aux investisseurs professionnels et aux banques. Plusieurs banques et institutions financières sont en cours d’onboarding sur TDX, dont, entre autres, Arab Bank Switzerland, FlowBank, SEBA Bank ou encore l’Hypothekarbank Lenzburg. Entré en vigueur début février, le nouveau cadre légal suisse pour les technologies DLT (Distributed Ledger Technology) promet de réaliser tout le potentiel de la tokenisation d’actifs. La loi tout juste introduite, la cryptobanque zurichoise Sygnum a lancé le premier actif numérique conforme au nouveau cadre légal, en l’occurrence du vin haut de gamme tokenisé. 04 / 2021 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

actuel sécurité IT 13 Les pipelines clés de la côte est des Etats- Unis mis à l’arrêt par un ransomware ych. L’un des principaux opérateurs d’oléoducs des Etats- Unis, Colonial Pipeline, a vu ses opérations paralysées par un ransomware. 8800 kilomètres de pipelines ont été mis à l’arrêt. La compagnie a déclaré avoir découvert l’attaque par rançongiciel vendredi 7 mai. Ses systèmes IT ont été interrompus pour contenir la menace. Vulnérabilité des infrastructures énergétiques américaines Les infrastructures ciblées fournissent près de la moitié du carburant de la côte est des Etats-Unis, a indiqué Reuters. Elles desservent certains des plus grands aéroports du pays, dont celui d’Atlanta, le plus fréquenté du monde en termes de trafic passagers. Cet incident est l’une des attaques par ransomware les plus perturbatrices jamais signalées, selon Reuters, dévoilant la vulnérabilité des infrastructures énergétiques américaines face aux pirates informatiques. L’incident a nécessité des mesures rapides, face à la crainte d’une pénurie d’essence. Bloomberg a attribué l’opération contre Colonial Pipeline au groupe de hackers DarkSide. Ce dernier a publiquement fait savoir qu’il regrettait le chaos provoqué, assurant vouloir mieux considérer ses cibles à l’avenir. Toujours selon Bloomberg, Colonial Pipeline aurait payé la rançon de 5 millions de dollars demandée par DarkSide. Quelques jours auparavant, l’entreprise avait pourtant annoncé qu’elle ne céderait pas au chantage. Elle aurait en réalité transféré la somme (en cryptomonnaie difficile à tracer) quelques heures seulement après l’attaque. Selon Bleeping Computer, l’accès aux serveurs du groupe de pirates aurait depuis été coupé, et ses fonds en crypto-monnaies transférés vers un portefeuille inconnu. Il s’agirait de mesures prises par le gouvernement américain. Les infrastructures ciblées fournissent près de la moitié du carburant de la côte est des Etats-Unis. Les services publics belges figés par une puissante cyberattaque Le FBI nettoie des serveurs Exchange ych. En Belgique, environ 200 organisations gouvernementales ont été touchées par une cyberattaque. Une puissante campagne DDoS a perturbé la connexion aux sites et services d’universités, d’administrations publiques, d’instituts de recherche et d’hôpitaux. L’attaque a ciblé le réseau de Belnet. Sur son site, le fournisseur se décrit comme le «partenaire privilégié de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’administration pour la connectivité». Belnet a précisé que les organisations touchées ont été complètement ou partiellement coupées de l’internet. Le fournisseur a activé ses procédures de crise, l’attaque ayant ainsi pu rapidement être contrôlée. L’attaque a fortement perturbé plusieurs organisations et services gouvernementaux. La RTBF rapporte qu’au Parlement fédéral, un certain nombre de commissions ont été annulées. Les systèmes de réservation en ligne pour les centres de vaccination ont également été affectés. «Le fait que les auteurs de l’attaque ont constamment changé de tactique a rendu encore plus difficile sa neutralisation.» Dirk Haex, directeur technique chez Belnet ych. Microsoft avait tiré la sonnette d’alarme: suite à la découverte de vulnérabilités touchant les serveurs Exchange, les patchs ne suffisent pas. Les entreprises concernées étaient invitées à enquêter pleinement sur les systèmes exposés, afin de détecter la présence d’opérateurs de malwares et ransomwares. Mais la suppression de ces accès ne se déroule visiblement pas de façon assez efficace aux yeux du FBI, qui a reçu l’autorisation d’un tribunal à Houston pour s’occuper de nettoyer à distance des serveurs infectés. Une première aux Etats-Unis dans le cadre d’une cyberattaque. Décrite comme un succès, l’opération s’est focalisée sur un seul web shell placé par l’un des groupes de hackers exploitant les failles. Son identité n’est pas divulguée, ni le nombre de serveurs ayant fait l’objet d’un contrôle à distance par le FBI. Cette opération s’est déroulée sans l’aval des entreprises concernées. www.ictjournal.ch © netzmedien ag 04 / 2021