ICTjournal 04/2021

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38 innovation

38 innovation environnement Drones et 5G pour réduire l’emploi de pesticides ych/kfi. Cinq entreprises et institutions suisses associent leurs compétences pour développer une agriculture durable dans le pays. Un objectif qui passe par l’exploration de données, le 5G et l’automatisation, ont annoncé lors d’un événement les partenaires: Agroscope, Fenaco, la Haute école spécialisée de Suisse orientale (FHO), Sunrise UPC et Huawei. Contrôle des mauvaises herbes à l’aide du machine learning Les cinq partenaires ont ensuite abordé leur collaboration commune pour un projet Innosuisse, visant à lutter contre la propagation des mauvaises herbes. Le projet se focalise sur le rumex, un genre de plantes constitué par les oseilles, qui représente une menace pour les autres plantes. De nos jours, l’éliminer nécessite généralement un travail manuel laborieux ou l’utilisation excessive d’herbicides, a expliqué Thomas Anken. Dejan Seatovic, professeur en génie mécanique et innovation à la FHO, a détaillé le processus et les technologies impliquées. Les cultures sont photographiées par drone et les données brutes sont chargées dans le cloud, via une connexion 5G. Ces données sont analysées et identifiées en temps réel. Les résultats sont ensuite envoyés à un tracteur ou à un robot agricole qui, en s’appuyant sur les données GPS, se rend jusqu’à la mauvaise herbe pour appliquer le traitement. L’agriculture intelligente pourrait augmenter la production de lait de 30% et réduire l’utilisation de pesticides jusqu’à 90%. ABB et AWS optimisent la gestion de flotte de véhicules électriques ych. La multinationale suisse ABB s’associe à Amazon Web Services (AWS) pour développer une solution cloud de gestion de flotte de véhicules électriques. L’objectif est de permettre aux entreprises de transport d’accélérer leur électrification en pouvant compter sur une continuité d’activité à 100%, explique ABB dans son annonce. Solution sur mesure pour les transporteurs La nouvelle plateforme, dont le déploiement est prévu au second semestre 2021, fournira aux transporteurs une solution sur mesure, permettant de monitorer et planifier les recharges et la maintenance des véhicules. Mais aussi d’optimiser les trajets. ABB a pour ce faire créé une unité spécialisée à Berlin, qui développera des technologies hardware s’adaptant à tous les constructeurs de véhicules. Cette filiale va collaborer avec AWS pour mettre au point une solution logicielle interopérable, compatible avec tous les types de véhicules et infrastructures de recharge. «Grâce au machine learning et à l’analytics, cette solution comprendra un ensemble de fonctionnalités intéressantes, notamment la planification de la charge et la surveillance en temps réel, avec des informations et des actions concernant l’état et l’entretien des véhicules, ainsi que l’optimisation des itinéraires des véhicules électriques en fonction de l’heure de la journée, de la météo et des habitudes d’utilisation. La plateforme d’ABB et AWS permettra de monitorer et planifier les recharges et la maintenance des véhicules. 04 / 2021 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

innovation blockchain 39 Les bons de chargement de MSC sur la blockchain ych. Après une phase pilote, Mediterranean Shipping Company (MSC), basée à Genève, intègre officiellement le connaissement électronique (eBL) pour ses clients du monde entier. Cette numérisation des bons de chargement s’appuie sur la plateforme blockchain indépendante de la start-up WAVE BL, basée entre Israël et les Etats- Unis. L’eBL permet aux expéditeurs et aux autres acteurs clés de la chaîne d’approvisionnement de recevoir et de transmettre le document de connaissement par voie électronique, sans aucun changement ni aucune interruption des activités commerciales quotidiennes, indique le communiqué de MSC. «MSC a choisi WAVE BL parce que c’est le seul système qui reflète le processus traditionnel sur support papier auquel le secteur de la navigation et du transport de marchandises est habitué. Elle offre une alternative numérique à toutes les possibilités offertes par les documents imprimés traditionnels, tout simplement beaucoup plus rapide et plus sûre», déclare André Simha, directeur de la stratégie numérique & directeur des systèmes d’information chez MSC, par ailleurs membre du Digital Circle. «Nous sommes maintenant en mesure d’intégrer une solution qui peut ouvrir la voie à une adoption massive de l’eBL, ce qui signifiera des économies importantes pour le secteur du transport maritime», confie le CIO de MSC. En atteignant seulement 50% d’adoption de l’eBL d’ici 2030, l’industrie pourrait potentiellement économiser plus de 4 milliards de dollars par an. Le porte-conteneurs Nela de MSC. LVMH, Prada et Richemont lancent la blockchain du luxe ych. Les projets de blockchain au service de la traçabilité des produits de luxe se sont multipliés ces dernières années. Le groupe français LVMH, par exemple, a dévoilé voici deux ans son intention de créer une solution tournant sur Azure, la plateforme Aura, gérée sous la forme d’un consortium. Déployer ce type de technologie et y rallier des entreprises partenaires ne se réalisent manifestement pas d’un claquement de doigts, puisque le lancement officiel de l’Aura Blockchain Consortium vient seulement d’être annoncé. LVMH (avec la marque Louis Vuitton), l’italien Prada mais également le suisse Richemont (avec Cartier) sont de la partie. Une coopération internationale sans précédent dans l’industrie du luxe, selon les membres du consortium. Collaboration avec Microsoft et ConsenSys Mise au point avec la collaboration de Microsoft et de la start-up ConsenSys, spécialisée dans les services et solutions faisant appel à Ethereum, la plateforme Aura est ouverte à l’ensemble de l’industrie du luxe. Elle se présente comme une solution numérique sécurisée en mesure de prouver l’authenticité d’un produit, tout en apportant la garantie d’un approvisionnement responsable et durable. Cette blockchain permet aux consommateurs d’accéder à l’historique des produits et aux preuves d’authenticité des produits de luxe, de sa conception à sa vente, jusqu’aux marchés d’occasion. Le groupe de luxe suisse Richemont participe à la blockchain Aura avec sa marque Cartier. www.ictjournal.ch © netzmedien ag 04 / 2021