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ICTjournal 04/2021

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08 actuel Hubs pour

08 actuel Hubs pour l’informatique quantique et la data science au Paul Scherrer Institut rko/ych. L’EPFZ et le Paul Scherrer Institut (PSI) ouvrent un nouveau centre de recherche commun dédié à l’informatique quantique. L’objectif est d’explorer en parallèle deux technologies à la base des ordinateurs quantiques: les composants supraconducteurs et les pièges à ions. Baptisé «ETH Zurich – PSI Quantum Computing Hub», le centre s’est donné pour mission de mettre au point une machine intégrant 100 qubits. Ce Quantum Computing Hub, qui prend ses quartiers sur le campus de l’Institut Paul Scherrer à Villigen (Argovie), va accueillir 30 scientifiques dirigés par les professeurs de l’EPFZ Andreas Wallraff et Jonathan Home. Les EPF auront un troisième hub pour la data science Spécialisé dans la recherche dans les domaines de la matière et des matériaux, de l’énergie et de l’environnement ainsi que de la santé humaine, le Paul Scherrer Institut se profile toujours plus comme un centre qui compte en Suisse. L’institut argovien va en effet également abriter le troisième hub du Swiss Data Science Center. Ce dernier s’ajoute à ceux de l’EPFZ et de l’EPFL. Le conseil des EPF a approuvé une augmentation de 5 millions du budget alloué au domaine data science pour financer la nouvelle structure. «Cette nouvelle unité contribuera à davantage combler le fossé entre les data scientists et les domain scientists», explique Olivier Verscheure, directeur du SDSC. Le Paul Scherrer Institut estime qu’au cours des quatre prochaines années ses infrastructures de recherche généreront plus de 50 pétaoctets annuels contre 3,6 pétaoctets aujourd’hui. Le campus de l’Institut Paul Scherrer à Villigen, en Argovie. Swisscom et Salt mutualisent les investissements dans la fibre IBM Suisse licencie 300 collaborateurs rko. Le partenariat entre Swisscom et Salt dans le domaine de la fibre optique FTTH (Fiber To The Home) prend une nouvelle dimension. Salt participera désormais aux investissements de Swisscom dans les raccordements de fibre et disposera de son propre accès physique «layer 1» au réseau de Swisscom construit et à construire. Salt pourra ainsi proposer des services basés sur la fibre à l’ensemble des foyers raccordés par Swisscom, une couverture de 60% étant prévue à l’horizon 2025. «Le partenariat fibre avec Salt montre qu’il est possible de trouver des solutions pour une utilisation optimale du réseau de Swisscom par des concurrents, indépendamment de la technologie», commente Christoph Aeschlimann, CTIO de Swisscom. L’accord intervient après l’échec du projet de coentreprise entre Salt et Sunrise dans le domaine de la fibre. Un projet avorté suite au rachat de Sunrise par UPC. «La mutualisation des investissements profite finalement à toute la Suisse.» Christoph Aeschlimann, CTIO de Swisscom lha/ych. Les soupçons de suppressions d’emplois chez IBM semblent se vérifier. Dès le mois de novembre, des informations relayées par la presse allemande signalaient que l’entreprise prévoyait de supprimer 10 000 emplois en Europe. A l’époque, il n’était pas question de suppressions d’emplois en Suisse. Selon le Blick, ce sont toutefois 300 employés d’IBM Suisse qui sont désormais concernés. L’entreprise licencie ainsi environ 10% de ses effectifs locaux. Le siège de Zurich Altstetten serait le plus touché. Les suppressions d’emplois en Suisse auraient déjà été largement effectuées, alors qu’IBM n’a rien divulgué publiquement. «La cause de ces licenciements est probablement la scission des activités d’IBM», observe le média alémanique. Pour rappel, IBM va se scinder en deux entités, en se délestant de son activité de gestion des infrastructures qui deviendra une société indépendante. 04 / 2021 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

actuel 09 La firme suisse Dfinity lance enfin son ambitieux Internet Computer jor/ych. Gérée par une fondation basée à Zoug, la start-up Dfinity a annoncé le lancement de sa plateforme informatique décentralisée baptisée Internet Computer. En ligne depuis le 7 mai, son code source est en outre librement accessible. Présentée dès son origine comme un cloud 3.0 basé sur le principe de la blockchain, cette plateforme s’appuie à son lancement sur 48 centres de données indépendants en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, précise le communiqué de Dfinity. L’infrastructure exploite actuellement 1300 nœuds. D’ici la fin de l’année, elle devrait intégrer 123 centres de données avec 4300 nœuds. A terme, l’objectif est d’atteindre des milliers de centres de données avec des millions de nœuds. Dfinity travaille sur ce projet depuis cinq ans. Dominic Williams, fondateur et scientifique en chef de la société, décrit son projet comme la première blockchain au monde facilement extensible et fonctionnant aussi vite que le web. Objectif déclaré: proposer un cloud public pour la prochaine génération de logiciels et de services internet, sans les risques de verrouillage qui existent avec les principaux fournisseurs cloud. Les premières applications tournant sur l’Internet Computer comprennent l’alternative à Tiktok CanCan, le service de messagerie OpenChat et la plateforme de médias sociaux décentralisée Capsule. Origyn, une plateforme de traçabilité des produits de luxe, et Fleek, plateforme de création de sites web et d’applications, sont également dans les starting-blocks. Crypto-monnaie listée sur Coinbase Les tokens associés au projet, portant l’acronyme ICP, devraient fournir les incitations nécessaires aux développeurs. Dfinity en a déjà vendu à des investisseurs ces dernières années. La plateforme de négoce en cryptomonnaies Coinbase a listé les ICP et va permettre de les échanger contre d’autres crypto-devises. Gérée par une fondation basée à Zoug, Dfinity a des équipes R&D entre Zurich et la Silicon Valley. La Poste et la Confédération misent sur les hackers éthiques Des bugs les envoient en prison ych/cka. La Poste suisse a lancé un programme public de Bug Bounty via la plateforme de hackers éthiques Yeswehack. Jusqu’à présent, la chasse aux bugs dans les services numériques de la Poste se déroulait dans un cadre privé, sous invitation. Parmi les applications et services concernés, citons le login client, le Postshop et PubliBike. Quiconque trouvera une vulnérabilité sera récompensé selon la criticité de la faille découverte. Les primes promises s’élèvent entre 50 et 10 000 francs. La Poste n’est pas la seule organisation suisse à s’appuyer sur la communauté de hackers éthiques. Le concept est notamment testé par l’administration fédérale. En collaboration avec la société Bug Bounty Switzerland, le National Cyber Security Center (NCSC) a organisé une chasse aux bugs de deux semaines, ciblant deux systèmes IT du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), ainsi qu’un système des services du Parlement. La Poste suisse étoffera constamment la liste des applications et services pouvant faire l’objet d’une chasse aux bugs. ych. L’un des plus grands scandales judiciaires britanniques implique un logiciel informatique défectueux. En l’occurrence la solution de gestion de paiement Horizon, développée par le fournisseur japonais Fujitsu et utilisée par la Poste britannique depuis 1999. Plusieurs centaines d’employés ont été poursuivis. Au total, 45 gérants de bureau de poste ayant utilisé Horizon ont été condamnés pour vol, fraude et fausse comptabilité. Plusieurs d’entre eux étant passés par la case prison. La justice britannique vient de relaxer 39 personnes. Après des années de procès, la cour d’appel a déclaré qu’il existe des preuves évidentes de «bugs, erreurs ou défauts» dans le système informatique. Or, la Poste a de son côté toujours affirmé que le système était robuste et fiable. Il paraît en outre clair que l’entreprise, bien qu’elle connaissait les problèmes d’Horizon, n’a pas pris la responsabilité d’enquêter davantage. www.ictjournal.ch © netzmedien ag 04 / 2021