ICTjournal 06/2021

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12 événement salon LEC

12 événement salon LEC Disruption et cybersécurité au menu du salon LEC L’Evénement Connecté (le LEC) a pu se dérouler à nouveau en présentiel, les 21 et 22 septembre à Genève. Avec un programme riche de conférences et tables rondes. Focus sur trois d’entre elles, dédiées à la cybersécurité, à la transformation digitale et à la disruption. Yannick Chavanne «La qualité du programme de conférences et tables rondes proposée a été soulignée par tous.» Yannick Bazin, organisateur du LEC Alors que la pandémie de Covid-19 avait eu raison de l’édition 2020, L’Evénement Connecté (le LEC) a fait son retour en format présentiel en ce début d’automne. Les 21 et 22 septembre à Palexpo (Genève), le salon a réuni 153 sociétés exposantes et proposé 110 prises de parole. Organisateur de l’événement, Yannick Bazin déplore une forte baisse de la fréquentation, qu’il attribue notamment à l’obligation des participants de présenter un passe sanitaire, à l’heure où seule un peu plus de la moitié de la population suisse est complètement vaccinée. «Si cette baisse de fréquentation (prévisible) est évidemment décevante, les retours des exposants sont plutôt positifs surtout sur les qualités des rencontres faites sur les stands et sur un réel plaisir de se retrouver enfin en présentiel. C’est une véritable énergie positive que j’ai pu ressentir sur les deux jours. La qualité du programme de conférences et tables rondes proposée a été soulignée par tous», confie l’organisateur. En témoignent deux tables rondes et une keynote auxquelles la rédaction a assisté lors de la première journée. Le cloud est sûr… si l’on s’y prend bien Thématique imprégnant toujours plus le quotidien des entreprises, la cybersécurité a notamment été abordée sous l’angle de la migration vers le cloud, dans le cadre d’une discussion animée par Mauro Verderosa, fondateur de l’association Swiss-CyberSecurity. Venus partager leur expérience, Ivan Mezui-Minko (Senior IT Project et Audit Manager chez Sommet Education) et Florian Widmer (responsable cybersécurité à la banque Pictet) sont du même avis: passer sur le cloud permet de garantir une sécurité plus élevée qu’en gérant soi-même l’entier de son environnement IT. Encore faut-il bien l’utiliser et prendre les mesures de contrôle adéquates. Décloisonner les métiers et mesurer la transformation numérique La table ronde «Les points clés pour réussir sa transformation digitale» a donné l’opportunité d’entendre les témoignages de Ralph Blasius, responsable de la transformation digitale à Vaudoise Assurances, et Hugo Roche, Digital Transformation & Marketing Director au sein du groupe Brunschwig (les boutiques Bongénie). Ce dernier a évoqué l’importance d’insuffler une culture d’entreprise favorable au numérique. Bongénie s’applique pour ce faire à décloisonner les métiers, avec la mise en place d’équipes hybrides, par exemple 50% IT et 50% marketing digital. A l’instar de Bongénie, la Vaudoise se focalise désormais sur une stratégie omnicanal. La discussion a par la suite abordé le besoin de disposer de KPI fiables pour mesurer les avancées et le succès d’une transormation. Les 21 et 22 septembre 2021, le salon LEC a réuni 153 sociétés exposantes et proposé 110 prises de parole. Optimiser les processus ne servirait à rien Conférencier et auteur se focalisant sur l’impact sociétal des technologies émergentes, Stéphane Mallard a tenu un discours provocateur mais assurément apte à stimuler la réflexion. Pour l’expert, il est inutile pour une entreprise de se concentrer sur l’optimisation et l’accélération de ses processus. «Si c’est ce que des consultants vous vendent, mettez-les dehors, a-t-il asséné. La transformation digitale – ce que les Américains appellent la disruption – cela ne signifie pas optimiser mais rendre obsolète en inventant quelque chose au passage. Même en optimisant ses processus et en réduisant ses coûts, Kodak serait de toute façon mort car il fallait inventer Instagram.» A méditer… 06 / 2021 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

événement anniversaire 13 Omniprésent dans l’IT, Linux a fêté ses 30 ans Il y a 30 ans, le Finlandais Linus Torvalds dévoilait son noyau de système d’exploitation Linux. Retour sur l’histoire de cette technologie qu’il a d’abord développée à ses heures perdues avant qu’elle ne devenienne omniprésente dans l’IT d’entreprise. Yannick Chavanne, Kevin Fischer «Je fais un système d’exploitation (libre) (juste un hobby, il ne sera pas grand et professionnel…) C’est en gestation depuis avril, et je commence à être prêt», écrivait le 25 août 1991 le Finlandais Linus Torvalds, alors âgé de 21 ans. Loupé... La technologie de son projet Linux, qui vient de fêter ses 30 ans, est devenue omniprésente et se niche dans la plupart des datacenters (cloud ou sur site) et dans les plus puissants des supercalculateurs. «ll s’agissait d’un projet personnel qui n’était pas issu d’un grand rêve de créer un nouveau système d’exploitation, mais qui s’est littéralement développé au petit bonheur la chance à partir du moment où j’ai essayé d’apprendre les tenants et aboutissants de mon nouveau matériel PC», se souvient Linus Torvalds dans un entretien accordé récemment au blog du prestataire IT Tag1. Très rapidement, dès 1992, le projet est devenu beaucoup plus important que prévu. Un noyau d’OS Sur son site dédié aux archives du kernel Linux, la Linux Kernel Organization décrit Linux comme un clone du système d’exploitation (OS) Unix. Techniquement, Linux n’est pas un OS en tant que tel mais un noyau d’OS sur lequel se basent de nombreuses distributions d’OS open source. Les premières distributions de Linux ont fonctionné principalement grâce au système d’exploitation GNU, un projet aujourd’hui moins connu que Linux dévoilé en 1983 par son concepteur Richard Stallman, initiateur du mouvement du logiciel libre. Cependant, au fil des ans, de plus en plus de distributions Linux comportant moins de composants GNU, voire aucun, ont fait leur apparition. Une technologie aujourd’hui omniprésente dans l’IT d’entreprise De nos jours, le noyau de système d’exploitation imaginé par Linus Torvalds a beau être minoritaire dans le monde du PC personnel dominé par Windows et macOS, il est toutefois omniprésent dans d’autres systèmes et infrastructures. On le retrouve par exemple à la base d’Android et dans les 500 superordinateurs les plus puissants de la planète. Près de la moitié des sites web du monde se repose (en totalité ou en partie) sur Linux, contre moins d’un tiers pour Windows, selon les chiffres de W3Techs. En outre, Linus Torvalds a développé le noyau Linux en 1991. Image: krd / CC BY-SA 3.0 selon les estimations d’IDC établies en 2018, 70% des serveurs d’entreprises tournent sur Linux. Une étude mandatée par Red Hat en 2017 indique par ailleurs que plus de la moitié des infrastructures de cloud public fonctionnent sur des machines virtuelles Linux. Microsoft aime Linux Microsoft n’y est d’ailleurs pas pour rien dans l’omniprésence de Linux sur le marché de l’IT d’entreprise, la firme de Redmond s’étant résolument ouverte à l’open source et sa technologie phare. Preuve en est, un article titré «Microsoft loves Linux» publié en 2015 sur le blog officiel de Microsoft Windows Server. Depuis lors, les possibilités de faire tourner des machines virtuelles sur une distribution Linux dans Azure se sont multipliées. de Debian sur Azure à SUSE Linux Enterprise Server et Ubuntu sur Azure, en passant par Red Hat Enterprise Linux. En 2016, Microsoft a rejoint la Fondation Linux, alors que l’OS pour l’IoT Microsoft Azure Sphere, lancé en 2018, est basé sur Linux. En dépit du succès de son bébé, l’inventeur de Linux ne regrette absolument pas le choix de l’open source. «L’argent n’est pas vraiment une grande source de motivation. Il ne rapproche pas les gens. Je pense que c’est le fait d’avoir un projet commun et de sentir que l’on peut vraiment être un partenaire à part entière dans ce projet qui motive les gens», a-t-il confié sur le blog de Tag1. «ll s’agissait d’un projet personnel qui n’était pas issu d’un grand rêve de créer un nouveau système d’exploitation.» Linus Torvalds, créateur de Linux www.ictjournal.ch © netzmedien ag 06 / 2021