ICTjournal 06/2021

  • Wwwnetzmediench
  • Selon
  • Collaborateurs
  • Ainsi
  • Netzmedien
  • Suisse
  • Entreprises
  • Projet
  • Processus
  • Hybride
  • Travail

08 actuel Le secteur IT

08 actuel Le secteur IT veut pouvoir annualiser le temps de travail de ses cadres et spécialistes rko. Le Secrétariat à l’économie prévoit de modifier l’ordonnance 2 de la loi sur le travail afin de permettre une annualisation du temps de travail pour certains collaborateurs et dans certaines branches. Au lieu d’être hebdomadaire, leur temps de travail serait fixé pour l’année pour certains cadres et spécialistes (ayant un salaire supérieur à 120 000 francs). L’association faîtière Digitalswitzerland déplore toutefois que le changement envisagé ne concerne pas les prestataires informatiques, mais uniquement les entreprises actives dans le conseil (juridique, fiscal, management, communication, fiduciaire). «L’élimination de la branche des TIC est incompréhensible et nous nous élevons contre cette mise à l’écart d’un secteur essentiel pour l’avenir», commente Andreas Kaelin, Deputy Managing Director de Digitalswitzerland. Pour l’association, la mise à l’écart des entreprises IT est d’autant plus critiquable que la branche grandit et Image: Kyrie kim / Unsplash que, souffrant d’une pénurie de personnel qualifié, il importe qu’elle puisse offrir d’autres avantages pour attirer et fidéliser les spécialistes. Joint au téléphone Andreas Kaelin rappelle que la modification prévue de l’ordonnance 2 relative à la loi sur le travail remonte à une initiative parlementaire datant de 2016, qui proposait ce régime spécial via un changement législatif et sans distinction entre les secteurs. Il ajoute que d’autres branches offrent une telle flexibilité via leurs conventions collectives et donc sans avoir à passer par la voie de l’ordonnance (ou de la loi). Pour Digitalswitzerland, le Seco doit donc revoir sa copie en incluant le secteur IT, et en permettant que les cadres et spécialistes disposent de davantage d’autonomie dans leur organisation. Qu’ils puissent notamment ne pas respecter les 9 heures de repos suivi quotidiennes ou encore travailler les dimanches. Faute de quoi, l’association faîtière estime que «cette ordonnance devra être rejetée et la solution recherchée par voie législative». Par communiqué, l’association des agences de communication Leading Swiss Agencies se montre elle aussi insatisfaite du projet. Car, si la branche est incluse, elle estime également que le projet ne répond pas aux attentes des professionnels: «Il s’agit d’une solution illusoire, qui ne contribue en rien à une plus grande flexibilité au travail». 25 millions pour Batmaid et 10 millions pour Ledgy Méga-fusion dans les plateformes en ligne ych. Plateforme en ligne pour des services de ménage, Batmaid se donne les moyens de son ambition. A savoir: s’imposer comme un acteur de premier plan à l’échelle européenne et mondiale. Développé par la société lausannoise Batgroup SA, Batmaid annonce avoir levé 25 millions de francs auprès du fonds d’investissement Aevis. Ces financements vont permettre à la plateforme d’accélérer ses projets en Suisse et de soutenir son expansion internationale. Editeur d’une plateforme de gestion des capitaux propres, Ledgy (Zurich) a de son côté bouclé un tour de financement de 10 millions de dollars. Il s’agit du premier investissement en Suisse du prestigieux fonds californien Sequoia Capital. CEO de Ledgy, Yoko Spirig explique que les fonds levés vont permettre à Ledgy de renforcer sa présence dans le reste de l’Europe continentale ainsi qu’au Royaume-Uni. «Il est grand temps que les entreprises européennes disposent d’une plateforme moderne de gestion des fonds propres.» Sequoia Capital rja. De nombreux portails en ligne bien connus vont intégrer une nouvelle entreprise commune. La joint-venture est fondée par TX Group, Ringier, la Mobilière et le fonds General Atlantic. Selon un communiqué commun, les quatre entreprises détiennent chacune 25% des parts. La nouvelle entité va intégrer les plateformes de l’unité TX Markets de TX Group, à savoir Ricardo, tutti.ch, Homegate et Car For You. Propriétaires de Scout24 Suisse, Ringier et la Mobilière apportent au sein de la nouvelle structure les portails ImmoScout24, AutoScout24, Moto- Scout24, FinanceScout24 et anibis.ch. L’entreprise commune nouvellement créée est l’une des plus grandes entreprises numériques de Suisse, selon le communiqué. Qui précise que cette fusion permet de «créer une offre compétitive et de faire ainsi figure de pionnier sur le marché suisse». La joint-venture fonctionnera de manière indépendante. 06 / 2021 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

actuel 09 Le Canton de Vaud va améliorer le pilotage de ses projets IT métier rko. La Cour des comptes du Canton de Vaud a audité la gouvernance des projets IT métier au sein de son administration. L’objectif: déterminer si l’organisation actuelle permet d’atteindre les résultats escomptés et de prendre des mesures correctrices si nécessaire. Son verdict: bien, mais peut mieux faire en matière de pilotage et de collaboration entre les métiers et l’IT. Une organisation IT transformée Le rapport intervient alors que l’informatique vaudoise s’est considérablement transformée ces dix dernières années. Dirigée par Patrick Amaru, la direction IT (DGNSI) réunit depuis 2011 l’intégralité des ressources et collaborateurs IT à Renens, dispose de son propre centre de calcul et d’un SOC, et mène à bien l’ensemble des projets IT de l’administration, auxquels se sont ajoutés les chantiers numériques en 2019. A eux seuls, les projets IT métiers conduits par la DGNSI représentent un budget de quelque 20 millions de francs par an, selon le rapport d’audit. Remédier aux désavantages de la centralisation Pour la Cour des comptes, les services IT offrent des processus de qualité et s’améliorent en continu. Toutefois, si l’organisation IT centralisée présente des avantages, en matière de synergie, d’expérience et d’harmonisation des pratiques, elle a aussi des conséquences sur la gouvernance et la collaboration entre métier et IT, indispensable au succès des projets. Le rapport s’inquiète notamment d’inconsistances en matière de reporting et de méthodologie projet, du manque de suivi des risques et des résultats que les projets sont supposés apporter ou encore de lacunes dans la coordination des ressources nécessaires côté IT, métier et fournisseur. Au-delà de l’IT La Cour des comptes a ainsi émis des recommandations en matière de bonnes pratiques et de pilotage d’ores et déjà acceptées par la Direction informatique. Cette dernière n’est cependant pas la seule concernée. «La DGNSI ne peut remédier seule aux faiblesses identifiées au niveau de la gouvernance. Les réflexions qu’elle mène et les mesures qu’elle prend n’auront une réelle portée que si elles sont imposées à l’ensemble des services métier par le Conseil d’Etat», explique la Cour des comptes. Gouvernance des projets IT métier Le rapport recommande ainsi l’instauration d’un cadre contraignant et de règles en matière de coût et de reporting pour les projets IT métier afin que chacun «parle le même langage». L’informatique devrait ainsi imposer la méthode de gestion de projet HERMES, mieux encadrer les méthodes agiles et instaurer un Project Management Office (PMO). En parallèle, le Conseil d’Etat devrait imposer un mode de conduite et de pilotage commun, décider de la manière dont la valeur des projets est analysée et établir des directives financières propres aux projets. Meilleure communication Le Conseil d’Etat a aussi accepté la recommandation de la Cour d’élaborer un dispositif de contrôle et de surveillance des projets, qui devrait faciliter le pilotage dynamique et les arbitrages quand les ressources manquent. Mais aucune instance transversale de gouvernance ne devra être créée à cet effet. Enfin, le rapport recommande de communiquer davantage sur les progrès réalisés dans le numérique: «A l’instar de ce que font d’autres collectivités publiques, la Cour considère que l’information aux citoyennes et citoyens devrait être développée». Publicité beyond horizons Make your career take off Skyguide is recruiting in all sectors P. ex. comme contrôleur·euse de la circulation aérienne dipl. ES skyguide.ch/futur Avec 1500 collaborateurs et collaboratrices exerçant plus de 80 professions et représentant une bonne trentaine de nationalités et de culture, Skyguide assure la navigation aérienne en Suisse ainsi que dans l’espace aérien limitrophe. Rejoignez une entreprise performante! Plus d’informations: skyguide.ch/career more on