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ICTjournal 07/2021

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10 actuel Contrat cloud:

10 actuel Contrat cloud: la Confédération analysera les risques L’administration fédérale va pouvoir s’approvisionner auprès des cinq fournisseurs cloud retenus, après que Google a retiré son recours. Elle procédera toutefois à une analyse de risque et d’impact spécifique. Infomaniak et Elca ont de leur côté lancé leur IaaS. Rodolphe Koller, Yannick Chavanne En juillet, Google a fait recours contre l’adjudication du contrat cloud de la Confédération qui ne l’avait pas retenu. Le Tribunal administratif fédéral (TAF) a rejeté une demande de la firme d’accorder un effet suspensif à son recours. Le TAF a rejeté tout d’abord la nullité de l’appel d’offres de la Confédération invoquée par Google. Pour le Tribunal, cette demande était infondée et aurait dû le cas échéant faire l’objet d’une contestation au moment de l’appel d’offres et pas après l’adjudication. L’autre grief de Google portait sur l’un des critères de l’appel d’offres, demandant aux fournisseurs d’indiquer leurs plans pour offrir leurs services cloud sur sol suisse de manière géo-redondante. INFOMANIAK ET ELCA LANCENT LEUR OFFRE IAAS Image: ChiemSeherin/Pixabay.com Suite au contrat cloud de la Confédération avec cinq prestataires étrangers, plusieurs fournisseurs suisses ont mené campagne sur la question de la souveraineté numérique. Dont Infomaniak et Elca, qui ont respectivement dégainé leur propre IaaS basé en Suisse. L’offre d’Infomaniak comprend des instances de calcul (CPU et GPU), du stockage (bloc et objet, compatible S3), et de la sauvegarde (backup et snapshot). Le tout est proposé avec un pricing agressif, affichant des différences parfois notables par rapport aux hyperscalers. En plus de ses deux centres de données actuels, l’hébergeur a par ailleurs deux développements en cours – l’un à Genève pour 2023, l’autre en Suisse alémanique en 2026. Du côté d’Elca, sa filiale Cloud Services a lancé une offre IaaS et PaaS, via une infrastructure répartie sur trois zones de disponibilité en Suisse. Les offres d’Infomaniak et Elca s’appuient notamment sur la technologie open source Open Stack. Chez Elca, des managed services combinant les IaaS et PaaS d’Elca et des plateformes partenaires (Azure, AWS, Google Cloud Platform, OVHcloud) sont proposées en mode entièrement public ou hybride. Google a retiré son recours Mi-novembre, Google a finalement retiré son recours. Berne peut ainsi aller de l’avant dans sa stratégie cloud. L’adjudication permet à l’administration fédérale d’acquérir jusqu’à 110 millions de francs de services cloud public aux fournisseurs sélectionnés (Microsoft, AWS, IBM, Oracle et Alibaba) à des conditions avantageuses et sur une durée de cinq ans. Les départements seront libres d’utiliser cette option cloud ou non. Analyse de l’impact sur la protection des données Alors que le recours à des prestataires cloud étrangers fait l’objet de diverses critiques, la Confédération procédera à une analyse des risques, mais aussi de l’impact sur la protection des données lorsque des données personnelles sont concernées, en étroite collaboration avec le préposé fédéral. Dans les situations sensibles, les données resteront sur l’infrastructure IT de la Confédération: «Les applications et les données nécessitant un niveau de protection élevé continueront d’être gérées au moyen d’infrastructures et de plateformes exploitées par la Confédération dans des centres de calcul suisses appartenant à l’administration fédérale». S’agissant du Swiss cloud, la chancellerie rappelle que les options de développer un cloud fédéral ou un label cloud suisse n’ont pas été retenues. La Confédération reste toutefois attentive à l’option d’une collaboration européenne et étudie la possibilité de rejoindre le projet GAIA-X. 07 / 2021 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

actuel 11 Zuckerberg lance Meta pour tourner la page Facebook Le conglomérat regroupant Facebook, Instagram et Whastapp s’appelle désormais Meta. Un nouveau nom qui s’accompagne d’un virage stratégique vers la création d’un métavers et de premières décisions, dont l’abandon de la reconnaissance des visages sur Facebook. Rodolphe Koller, Yannick Chavanne L’empire Facebook change de nom. Mark Zuckerberg a décidé que le conglomérat réunissant Facebook, Messenger, Instagram, WhatsApp et Oculus s’appellera désormais Meta. Meta, comme au-delà. «Pour moi, le terme symbolise le fait que l’on peut toujours bâtir davantage, qu’il y a toujours un nouveau chapitre à écrire», écrit le CEO dans une lettre accompagnant le changement de nom. Mais aussi Meta comme métavers, l’univers hybride mêlant physique et virtuel, que le patron milliardaire souhaite développer. Investissements massifs Pour remplir sa promesse (ou mettre sa menace à exécution), la firme investit massivement dans son activité de réalité virtuelle et augmentée (hardware, software et contenus), qui fera l’objet d’un reporting financier spécifique dès les prochains résultats. La division Reality Labs, qui ne représente que 2% des revenus de Facebook/Meta, devrait profiter de 10 milliards d’investissements en 2021, soit plus du tiers des bénéfices engrangés lors du dernier exercice. «Nous sommes déterminés à donner vie à cette vision à long terme et nous prévoyons d’augmenter nos investissements au cours des prochaines années», est-il indiqué dans les commentaires des résultats trimestriels. Parmi les projets concrets, Facebook/Meta lance une plateforme et des outils pour créer des expériences mixtes, des fonds financiers pour encourager le développement d’applications pour les environnements virtuels Horizon, et fait part d’avancées techniques dans son projet de lunettes de réalité augmentée Aria. La firme a aussi annoncé récemment la création de 10 000 emplois en Europe (dont 150 à Zurich) pour le domaine du métavers. Face à cette accumulation de problèmes et aux demandes de départ de son CEO, il est difficile de ne pas voir aussi dans la réorientation décidée par Mark Zuckerberg, une tentative de tourner la page. Clap de fin pour la reconnaissance des visages La nouvelle ère introduite par le changement de nom a par ailleurs débuté avec une décision marquante: l’abandon de la fonction de reconnaissance des visages sur Facebook. Cette technologie permettait aux membres d’activer une fonction pour que le réseau détecte quand ils apparaissent sur une photo ou une vidéo. Ils étaient ainsi automatiquement tagués. Le groupe ne tire toutefois pas un trait définitif sur l’usage de ce type de technologies. Par exemple pour la vérification d’identité à ou la prévention contre la fraude et l’usurpation d’identité. «Nous allons continuer à travailler sur ces technologies et à faire appel à des experts extérieurs. Mais les nombreux cas spécifiques où la reconnaissance faciale peut être utile doivent être mis en balance avec les préoccupations croissantes concernant l’utilisation de cette technologie dans son ensemble», a expliqué Jérôme Pesenti, vice-président de l’IA chez Meta. Le groupe attend maiantenant que les régulateurs fixent un ensemble clair de règles régissant l’utilisation des systèmes de reconnaissance automatique des visages. «Le respect de la vie privée et la sécurité doivent être intégrés dans le métavers dès le premier jour.» Mark Zuckerberg, CEO de Meta Un géant sous pression Le virage stratégique et le rebranding opéré par Facebook/ Meta interviennent alors que l’entreprise est sous pression. Depuis déjà plusieurs années, critiquée pour avoir en quelque sorte inventé le «business de l’attention», mais aussi pour le rôle de ses outils dans la diffusion de fake news et la fragmentation sociale, la firme fait aujourd’hui face à des fuites montrant son incapacité à maîtriser sa plateforme et se voit menacée de démantèlement. Sans compter les changements de politique d’Apple qui menacent cette fois le modèle d’affaires de Facebook/Meta. Le logo du groupe Meta, ex-Facebook. www.ictjournal.ch © netzmedien ag 07 / 2021