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ICTjournal avril 2020

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10 acteurs Ex-patron de

10 acteurs Ex-patron de Cross, Pascal Janin va gérer le déploiement d’Umanis en Suisse swa. Ancien directeur général de Cross, Pascal Janin rejoint Umanis, un prestataire IT français spécialisé dans les solutions métiers orientées BI et data. Nommé au poste de directeur du développement pour l’Europe, il intègre également le comité de direction. Il aura notamment pour mission l’ouverture d’une nouvelle filiale en Suisse et le développement des activités en Espagne et au Luxembourg. Contacté par ICTjournal, Pascal Janin explique que cette nouvelle division helvétique, située à Genève, sera entièrement fonctionnelle d’ici la fin du mois de mars. Si l’objectif est de «potentiellement déployer toutes les offres d’Umanis», le but premier est de se concentrer sur ce qui «fait l’ADN du groupe», soit les solutions relatives à l’IA, aux data, au machine learning et au deep learning. Pascal Janin cite également toutes les activités potentielles dans le cloud, afin «d’apporter de l’agilité aux entreprises qui se digitalisent». Avant d’intégrer Umanis, Pascal Janin a travaillé pendant près de 13 ans pour le prestataire IT Cross, filiale suisse romande du groupe français Micropole, qu’il a quitté fin 2019. Au bénéfice d’une formation d’ingénieur, Pascal Janin est actif depuis vingt-cinq ans dans les domaines du conseil et de l’ERP/CRM, au sein de diverses sociétés de conseils, puis d’établissements hospitaliers, notamment dans le domaine du développement, de l’intégration de progiciels et de la Business Intelligence. L’entreprise française Umanis compte plus de 3000 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 239 millions euros en 2019. Ses offres de services se décomposent en cinq pôles: les données, le numérique, l’intégration de solutions métiers en mode SaaS ou self-hosting, l’industrialisation et les services de BPO et d’Outsourcing. Pascal Janin, directeur du développement d’Umanis en Europe. Nouveau DSI à l’hôpital de l’Île swa. L’hôpital de l’Île à Berne a trouvé son nouveau directeur de la technologie et de l’innovation, en la personne de Pascal Schär, qui prendra ses fonctions le 1 er octobre 2020 au plus tard. Il remplace Fried-Michael Dahlweid, qui avait quitté l’établissement bernois de manière inattendue durant l’été 2019. Depuis, c’est Giovanni Conti, ancien directeur de l’Office fédéral de l’informatique et de la télécommunication (OFIT), qui occupe le poste ad interim. Pascal Schär dirige actuellement les opérations et des projets IT de l’hôpital cantonal de Winterthour. Il occupe ce poste depuis 2014 où il est à la tête d’une équipe de Pascal Schär est actuellement directeur IT de l’hôpital quelque 60 collaborateurs. Il a précédemment travaillé chez IBM et chez l’éditeur Vitodata, spécialisé dans les de Winterthur. solutions IT pour établissements hospitaliers. Pascal Schär possède un diplôme d’ingénieur en informatique, une licence en économie de l’Université de Zurich ainsi qu’un doctorat de marketing et commerce de détail de l’Université de Saint-Gall. Mario Magnanelli à l’IT de Bâle-Ville swa. Mario Magnanelli va reprendre la direction du département informatique du canton de Bâle-Ville à partir du 1 er juin 2020. Il remplace Thomas Berger, dont la démission avait été annoncée en novembre 2019. Le nouveau CIO aura notamment pour tâcher de gérer la future organisation du secteur IT cantonal, résultat de la fusion entre les services informatiques centraux et le service d’organisation et d’informatique (SOI). Mario Magnanelli a débuté sa carrière comme ingénieur IT au sein de la banque cantonale de Zurich, chez Credit Suisse, BMW et Systor. Actuellement responsable du département DevOps, Testing & Change Management chez Swisscard AECS, le Zurichois a occupé de 2004 à 2018 diverses fonctions chez Six Group, notamment en tant que CIO de la division Payements Services. Mario Magnanelli a étudié à l’EPFZ et y a ensuite obtenu son doctorat en sciences de l’informatique. avril 2020 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

acteurs interview 11 Infomaniak affûte ses armes contre les GAFAM Infomaniak affiche ses ambitions avec kDrive. CEO et COO de la firme genevoise, Boris Siegenthaler et Marc Oehler reviennent sur le développement de cette alternative aux outils de Google ou Microsoft, avant d’évoquer notamment les défis de la pénurie de talents. Interview: Yannick Chavanne Infomaniak vient de lancer kDrive. En quoi cette offre vient-elle concurrencer les services de certains des GAFAM? Boris Siegenthaler: Il s’agit de proposer une alternative suisse aux services de stockage et aux suites collaboratives en ligne de Google ou Microsoft. Avec kDrive, les PME peuvent souscrire à un seul service cloud, facturé selon le nombre d’utilisateurs, afin d’accéder via une plateforme intégrée à l’espace de stockage et de partage de fichiers, à la gestion des mails et, prochainement, à un service de tchat inspiré de Slack. L’idée est aussi de simplifier au maximum la gestion des identités et des accès à l’intention des PME qui ne disposeraient pas d’un département IT pour s’en charger. Comment s’est déroulé le développement de cette plateforme? Marc Oehler: Le développement de kDrive repose sur le socle technologique élaboré pour des services lancés au cours des deux dernières années. Swiss Backup se base sur le stockage objet et nous a permis de tester les montées en charge de gros volume. Alors qu’avec Swiss Transfer, nous avons appris à maîtriser la montée en charge pour l’accès à des fichiers de plus petit volume mais nombreux. Notre feuille de route était planifiée dès le début de façon à nous donner cette possibilité d’éprouver notre infrastructure avec ces deux services dans l’optique de lancer kDrive. A quel rythme allez-vous introduire de nouvelles fonctionnalités à kDrive? Marc Oehler: Notre ambition est de lancer de nouvelles features tous les mois. Nous travaillons entre autres sur une fonctionnalité de coffre-fort numérique. Les utilisateurs pourront chiffrer un répertoire de bout en bout pour protéger l’accès aux fichiers par mot de passe. Comme la procédure de chiffrement s’opère uniquement au niveau du navigateur du client, une confidentialité absolue est garantie. Nous n’aurons nous-même jamais accès à ces données. Quels sont les principaux challenges dans l’élaboration de vos produits? Boris Siegenthaler: Le plus grand challenge concerne finalement l’ergonomie. Nous devons prendre garde à ne pas mettre au point des interfaces qui ne parlent qu’aux geeks. Dans les trois ou quatre années à venir, nous souhaitons aller encore plus loin dans la fusion de la vingtaine de produits que nous proposons aujourd’hui en standalone. Et nous allons dans ce cadre continuer à faire particulièrement attention à l’ergonomie pour nous assurer d’offrir une expérience utilisateur sans frictions en dépit de la complexité des intégrations réalisées en back-end. Eprouvez-vous des difficultés à trouver des talents? Boris Siegenthaler: Il n’est pas évident de trouver des développeurs et ingénieurs système qualifiés en Suisse. Mais nous tenons vraiment à ne pas délocaliser nos activités de développement. Heureusement, la France voisine constitue un vivier de talents. Les universités d’Annecy, de Grenoble et d’Aix-les-Bains prodiguent des formations plus en adéquation avec nos besoins que celles proposées dans notre région, notamment car les deux dernières années se font en emploi. Pour améliorer la situation, nous appelons depuis des années à davantage de collaboration entre le secteur académique et l’industrie. En partenariat avec l’école CREA, nous allons prochainement lancer un bachelor et un master en développement web et applications. Boris Siegenthaler (à gauche) et Marc Oehler, CEO et COO du fournisseur genevois Infomaniak. «Le plus grand challenge concerne finalement l’ergonomie.» Boris Siegenthaler, CEO d’Infomaniak www.ictjournal.ch © netzmedien ag avril 2020