ICTjournal avril 2020

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18 innovations Le capteur acoustique d’une start-up romande analyse le trafic sans caméras Exploitant un modèle développé au CERN, la technologie de détection acoustique de Securaxis offre une solution économique et innovante pour le comptage et la catégorisation du trafic routier. Photo: Chris Dickens sur Unsplash ych. Start-up genevoise fondée en 2015, Securaxis collabore avec Swisstraffic, entreprise de planification et de conseils dans les domaines des transports, de la sécurité et de la signalisation. Avec ce partenariat, Swisstraffic va étendre sa gamme de produits et services d’amélioration de la gestion du trafic avec un capteur acoustique sorti des laboratoires de Securaxis, qui combine des capacités d’intelligence artificielle et d’Edge computing. Securaxis décrit son capteur comme un détecteur d’événements en temps réel en mesure d’analyser les sons dans un environnement urbain ou bruyant, puis de les classer, de les localiser et de les signaler avec précision. Exploitant un modèle d’information développé au CERN, cette technologie de détection d’événements acoustiques permettra de proposer aux villes suisses une solution innovante pour le comptage et la catégorisation du trafic routier à des coûts très concurrentiels, précise dans leur communiqué les deux firmes partenaires. Cette solution fournit des données en temps réel et est particulièrement intéressante pour les collectivités qui ne veulent pas placer de caméras dans les espaces publics. Securaxis compte encore améliorer sa solution, notamment en formant le logiciel d’intelligence artificielle à reconnaître les vélos électriques et les voitures électriques. La blockchain pour lutter contre l’emploi illégal du label «Swiss made» ych. Un produit abuse-t-il du label «Swiss made»? Les contrefaçons laissant penser qu’elles répondent aux exigences de cette certification pullulent. Un phénomène contre lequel veulent lutter les deux jeunes pousses suisses Inacta et Modum, avec ProofX. Cette joint-venture développe ainsi une plateforme blockchain pour la traçabilité des produits. Une première application permettra aux producteurs suisses d’interagir directement avec leurs clients et de permettre à ces derniers de vérifier si leurs produits portent légalement le label «Swiss made», lit-on dans le communiqué de la joint-venture. Cette plateforme a été mise au point avec différents partenaires, des entreprises, certificateurs et cabinets d’avocats. Dont GS1 Switzerland, 3D AG, Agroscope, Vifor Pharma et le cabinet MLL. ProofX recherche activement des partenaires commercialisant des produits suisses certifiés afin de réaliser des POC (preuves de concept). «Nous sommes convaincus que notre plateforme ProofX tiendra ses promesses et empêchera la fraude, restaurant ainsi la confiance de plus en plus faible dans les produits et les marques», explique Marc Degen, co-fondateur de Modum et de ProofX. Modum et GS1 Switzerland veulent standardiser l’emploi de la blockchain pour la traçabilité Modum collabore aussi de son côté avec GS1 Switzerland sur un autre projet. Fournisseur d’une solution qui mixe IoT et blockchain pour proposer au secteur de la pharma un service de monitoring des livraisons de médicaments, Modum va travailler avec GS1 Switzerland en vue d’élaborer de nouveaux standards pour l’emploi des registres distribués (blockchain) dans les échanges de données au sein de la supply chain. La collaboration vise notamment à enrichir la norme de traçabilité EPCIS du GS1 pour prendre en compte la création et le partager des données d’événements conditionnels entre les partenaires de la chaîne d’approvisionnement des produits sensibles. avril 2020 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

innovations 19 Honeywell crée «le plus puissant des ordinateurs quantiques» ych. Le plus puissant des ordinateurs quantiques n’est pas né dans les laboratoires d’IBM ou Google mais dans les usines d’Honeywell. Le groupe industriel américain a annoncé la sortie prochaine, d’ici trois mois, de son propre ordinateur quantique, assurant que la machine est capable de traiter un volume quantique de 64, soit deux fois plus que la puissance atteinte par le Q System d’IBM en début d’année. Le volume quantique indique la complexité relative d’un problème qui peut être résolu par ces ordinateurs qui génèrent de nombreuses promesses. Honeywell a conclu un partenariat avec Microsoft pour fournir un accès à sa technologie via le cloud Azure. La technique alternative des pièges à ions IBM et Google (qui affirme avoir atteint la suprématie quantique) basent leur système sur une combinaison de supraconducteurs et de micro-ondes pour créer des qubits. Honeywell a en revanche opté pour une technique alternative consistant à piéger des ions. Les ions chargés, retenus par des champs électromagnétiques, deviennent des qubits qu’il est possible de coder en utilisant des impulsions laser. Comparée à la technique concurrente, celle des pièges à ions ne permet pas des calculs aussi rapides mais présente l’avantage de générer moins d’erreurs et de maintenir l’état quantique des qubits plus longtemps. Cette stabilité pourrait aboutir plus vite à des exploitations commerciales viables. Selon des informations d’Honeywell rapportées par le MIT Technology Review, la méthode employant les ions offre la possibilité de mettre le calcul quantique en pause et de lire l’état d’un qubit avant de le relancer dans une autre voie. De quoi transposer au calcul quantique une instruction conditionnelle («if»), fonction fondamentale des langages de programmation. Investissements dans des éditeurs de logiciels quantiques L’ordinateur quantique signé Honeywell a déjà séduit la banque JPMorgan Chase, qui va travailler au développement d’algorithmes quantiques pour optimiser les services financiers. Le groupe industriel a en outre investi dans des éditeurs spécialisés dans le domaine, dont Zapata Computing. Mais aussi Cambridge Quantum Computing (CQC), qui se concentre sur la mise au point d’applications d’entreprise dans les domaines de la chimie, du machine learning et de la cybersécurité. CQC vient par ailleurs d’annoncer une collaboration avec le CERN, le laboratoire de recherche nucléaire situé près de Genève, en vue d’explorer l’application des technologies quantiques à la physique des particules. La technique des pièges à ions permet de transposer au calcul quantique une instruction conditionnelle. Publicité » Depuis 23 ans, nous comptons sur la collaboration de BOLL en Suisse. Notre partenariat fructueux se défini par la confiance, la franchise et l’engagement.« ORSON HOFHERR / Territory Sales Manager Switzerland, WatchGuard Technologies BOLL – UN VRAI PARTENAIRE • Digne de confiance • Compétent et engagé • Orienté vers le client Boll Engineering SA En Budron H15 1052 Le Mont-sur-Lausanne Téléphone +41 21 533 01 60 Mail contact@boll.ch Web www.boll.ch Boll Engineering AG Jurastrasse 58 5430 Wettingen Telefon +41 56 437 60 60 Mail info@boll.ch Web www.boll.ch www.ictjournal.ch © netzmedien ag avril 2020