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ICTjournal avril 2020

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08 news Le prix Turing

08 news Le prix Turing honore les pionniers de l’animation graphique chez Pixar ych. Sans les technologies mises au point par Edwin Catmull et Patrick Hanrahan, ni Jurassic Park ni Avatar et encore moins les succès du studio d’animation Pixar n’auraient vu le jour. La paire a reçu le prestigieux prix Turing, considéré comme le Nobel de l’informatique. Une récompense qui vient saluer leurs contributions fondamentales à l’infographie 3D et l’impact révolutionnaire de celle-ci sur l’imagerie générée par ordinateur (CGI) pour la réalisation de films et d’autres applications, souligne l’Association for Computing Machinery qui décerne le prix Turing chaque année. Aux sources de Pixar Né en 1945, Edwin Catmull a obtenu un doctorat en informatique avant de créer l’un des premiers laboratoires spécialisés dans l’infographie aux USA. En 1979, il est engagé chez LucasFilm (Star Wars) où il contribue au développement d’innovations en animation 3D. En 1986, Steve Jobs rachète la division d’animation par ordinateur de LucasFilm. C’est la naissance de Pixar, dont Edwin Catmull prend la direction. Il engage alors Patrick Hanrahan, titulaire d’un doctorat en biophysique et chercheur en infographie. Patrick Hanrahan s’est illustré en tant qu’architecte en chef d’un logiciel graphique novateur, RenderMan, qui permet le rendu de formes courbes avec des propriétés matérielles et un éclairage réalistes. Chez Pixar, Hanrahan a également développé des techniques de rendu de volume. RenderMan est devenu un logiciel standard pour les effets visuels. Chez Pixar et chez d’autres sociétés, le logiciel est au cœur de 44 des 47 derniers films nominés pour un Oscar dans la catégorie des effets visuels. Dont Avatar, Titanic, la trilogie du Seigneur des Anneaux et les préquelles de Star Wars. Sans les technologies créées par Edwin Catmull et Patrick Hanrahan, Toy Story n’aurait pu voir le jour. L’UE veut abandonner Whatsapp au profit de Signal Nouveau CAS en Business Venture swa. La Commission européenne recommande à ses collaborateurs de se passer de Whatsapp en faveur de l’alternative Signal, une app de messagerie open source et chiffrée de bout en bout. Relayée par le média américain Politico, cette mesure qui vise à accroître la sécurité des communications publiques avec l’extérieur intervient alors que plusieurs cyberincidents et fuites de données ont touché ces derniers mois les institutions de Bruxelles. En juin dernier, notamment, le site BuzzFeed rapportait que deux ordinateurs de la délégation de l’UE à Moscou avaient été piratés pour voler des informations diplomatiques. Signal se base sur le protocole de chiffrement Open Whisper Systems, protocole également exploité par Whatsapp. Mais contrairement à l’app de messagerie appartenant à Facebook, Signal est open source, ne stocke aucune métadonnée et n’utilise pas le cloud pour sauvegarder les messages. La Commission européenne montre qu’elle travaille à l’amélioration de ses pratiques en matière de sécurité. swa. Dès ce printemps, la Haute école de gestion de Fribourg (HEG-FR) proposera un Certificate of Advanced Studies (CAS) en Business Venture. Cette formation en emploi s’adresse aux managers possédant au minimum dix ans d’expérience professionnelle et qui souhaitent se reconvertir en entrepreneurs ou en intrapreneurs. Des modules spécifiques à ces deux publics seront proposés, en plus d’un tronc commun. La durée de la formation est de 25 jours, répartis sur une période de six à neuf mois. Dispensés en anglais, les cours ont notamment pour objectif de comprendre les vecteurs d’innovation (Open Innovation, Innovation Lab, Corporate Venturing, etc.), l’importance de certaines technologies telles que l’intelligence artificielle ou la blockchain ainsi que les aspects liés au financement d’entreprise. Cette formation permet également de comprendre les enjeux liés au leadership et d’apprendre la mise en place de méthodes de gestion agile. avril 2020 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

news 09 Plus d’un milliard d’appareils concernés par une faille Wifi ych. Dans le cadre de la conférence RSA, dédiée à la cybersécurité, les chercheurs de l’éditeur d’antivirus Eset Research ont annoncé avoir découvert une dangereuse faille affectant plusieurs puces Wifi. En l’occurrence celles fabriquées par Cypress Semiconductor et Broadcom. De quoi mettre en péril au minimum un milliard d’appareils, routeurs et points d’accès Wifi, selon «l’estimation prudente» des chercheurs. Baptisée Kr00k, la vulnérabilité concerne entre autres des iPhone, iPad et Mac- Book, des smartphones Android (le Nexus de Google, des modèles Galaxy de Samsung, le Redmi de Xiaomi), de même que des appareils d’Amazon (Echo, Kindle). Des routeurs et points d’accès sont également concernés, notamment certains modèles chez Asus et Huawei. Kr00k force les appareils infectés à utiliser une clé de chiffrement composée uniquement de zéros pour chiffrer une partie des communications d’un utilisateur. Les pirates peuvent dès lors décrypter sans difficultés certains paquets de données envoyés via le réseau sans fil. La vulnérabilité s’active pendant le processus de déconnexion, quand les signaux Wifi sont trop faibles. Avant de dévoiler sa découverte, Eset a préféré collaborer avec les fabricants de puces vulnérables qui ont ensuite publié des mises à jour. «Selon nos informations, les patchs pour les appareils des principaux fabricants sont désormais publiés», font savoir les chercheurs en cybersécurité. Avant de conseiller aux utilisateurs de prendre le temps de bien vérifier que leurs appareils ont correctement installé les dernières mises à jour disponibles. Une mise en garde d’autant plus importante pour les appareils IoT, points d’accès et routeurs Wifi, pour lesquels les mises à jour automatiques ne sont pas forcément toujours activées par défaut. La plupart des fabricants auraient publié des correctifs mais mieux vaut vérifier que les appareils concernés sont bien à jour. Les start-up et les PME auront leur lobby à Berne Scepticisme autour du dossier patient swa. Afin de renforcer et d’améliorer les conditionscadres pour les start-up et les PME suisses, une nouvelle association voit le jour à Berne, la Swiss Entrepreneurs & Startup Association (SWESA). Sa création survient après celle d’un groupe parlementaire aux buts similaires par la conseillère nationale Judith Bellaiche (PVL), qui dirige l’association Swico, et le conseiller national Andri Silberschmidt (PLR). Les deux politiciens se partageront la coprésidence de ce lobby des start-up, avec un accent sur les «défis spécifiques» auxquels sont confrontées les entreprises récemment créées et actives dans le domaine IT en Suisse. Quant au groupe parlementaire, il servira de relais pour les préoccupations des jeunes pousses qui sont débattues et développées au sein de la nouvelle association. Autre objectif important, la coopération directe avec le Seco sera intensifiée. Judith Bellaiche, conseillère nationale PLV et coprésidente de SWESA. swa. Les réserves à l’égard du dossier électronique du patient (DEP) sont en augmentation au sein de la population suisse. Si une majorité de 64% estime qu’il s’agit d’une bonne chose, cette proportion est en baisse par rapport à l’année précédente, selon l’étude Swiss eHealth-Barometer 2020 réalisée par GFS Berne. Cela ne signifie pas pour autant que les opposants gagnent en popularité, mais que la proportion d’indécis a fortement augmenté, atteignant presque un tiers des citoyens désormais. Alors que le DEP doit être introduit dans les hôpitaux cet été après avoir été repoussé de quelques mois, la population semble soudainement avoir une image différente de cette solution numérique, qui n’est plus perçue comme un concept abstrait, mais comme un instrument aux exigences et aux conséquences personnelles immédiates. www.ictjournal.ch © netzmedien ag avril 2020