ICTjournal février 2018

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32 cloud services

32 cloud services managés Ce qu’apportent les services cloud managés Les services cloud progressent en continu et la plupart des entreprises suivent aujourd’hui une stratégie bien définie pour les déployer. Avec la diversité et la maturité grandissantes de l’offre, la demande d’intégration et de gestion de bout en bout des services cloud augmente elle aussi. L’auteur Andy Hinder est directeur Portfolio & Partner Management chez Spie. Il ne se passe pas un jour sans qu’un nouveau fournisseur de solutions cloud n’émerge sur le marché. Les études de marché qui analysent l’adoption du cloud et des services cloud arrivent toutes à la même conclusion: le marché ne cessera de croître dans les années à venir. L’étude réalisée par MSM Research à l’automne dernier prévoit que le marché suisse des services cloud devrait plus que doubler au cours des quatre prochaines années. Dans le domaine logiciel, la part des SaaS devrait quant à elle augmenter de plus de 50% dès 2019. Ces scénarios sont parfaitement crédibles si l’on s’en réfère tant aux taux de croissance des fournisseurs de cloud public, tels qu’Amazon ou Microsoft, qu’à ce que rapportent les entreprises sur leurs stratégies de sourcing. Dans la plupart des cas, les entreprises projettent où et comment elles souhaitent déployer les services cloud. Certaines définissent même une stratégie «Cloud-unless» ou «Cloud-first», voire entendent renoncer complètement à leur centre de données après quelques années et opter pour des services cloud ou managés. Cette tendance est toutefois freinée, d’une part, par les problèmes sécuritaires (à juste titre ou non) et, d’autre part, par des prérequis en partie inexistants. Ces derniers concernent notamment l’infrastructure réseau, les capacités de l’entreprise de mener à bien de tels projets, ou encore l’évaluation efficace du risque et de l’utilité de ces projets. Il est par ailleurs assez intéressant d’observer que, notamment le domaine de la santé, des entreprises jadis très sceptiques vis-à-vis du cloud, s’ouvrent toujours plus aux solutions en nuage. Le dynamisme des offres cloud, soutenu par la digitalisation (notamment grâce au big data et à l’intelligence artificielle), promet des optimisations des processus internes et une toute nouvelle expérience client. Les fournisseurs ne restent pas les bras croisés. Il ne se passe pas un jour sans qu’un nouvel éditeur ne propose son logiciel sous forme de service en mode cloud ou «XaaS». Outre les termes classiques et plutôt génériques tels que IaaS, PaaS ou SaaS, des vocables tels que UCaaS (Unified-Communication-as-a-Service), CCaaS (Contact- Center-as-a-Service) ou BaaS (Backup-as-a-Service) se sont entretemps déjà bien établis. D’autres encore, tels que LaaS (Location-as-a-Service) ou SECaaS (Security-as-a-Service), sont eux plus récents. Dans un monde «Cloud-first», l’utilisateur peut jouir d’une expérience applicative de bout en bout, mais cela représente un véritable défi pour l’informatique. Surtout lorsqu’il s’agit d’approches hybrides conditionnées par exemple par l’emploi d’applications en temps réel comme la communication vocale. Facilite-t-on la vie de l’utilisateur passant d’une application à l’autre (on pense ici au «single-sign-on»)? Les applications offrent-elles une intégration permettant l’échange automatique de données pertinentes tels que les contacts avec la clientèle ou les données d’interaction? Et que se passe-t-il en cas de défaillance? Le problème vient-il de l’ordinateur, du réseau interne, de la connexion internet ou du fournisseur cloud? C’est ici qu’intervient l’intégrateur ou aggrégateur de cloud, qui peut apporter de la valeur sur les aspects suivants: ∙∙ Transformation: A l’aide de compétences de conseil, combinées aux capacités d’intégration sur des interfaces API ouvertes, les services peuvent être intégrés et déployés avec succès. ∙∙ Simplicité: Les offres de cloud public ou hybride se distinguent souvent par une complexité non négligeable. Une simplification concentrée sur les besoins individuels du client, par exemple au moyen de services groupés, est souvent préférable. ∙∙ Solution d’entreprise sécurisée: Les services cloud doivent être gérés de bout en bout et accompagnés d’un SLA (accord de niveau de service) pertinent. Pour garantir une sécurité infaillible, des mesures supplémentaires sont souvent nécessaires. ∙∙ Rentabilité (rapport coût/efficacité): La création de valeur via le modèle «pas de CapEx» et «Pay per Use» doit également être possible dans une approche hybride. On peut donc parler de «services cloud managés» si les services cloud sont intégrés et regroupés en package, enrichis par des services tels qu’un support technique local (service desk), un SLA, une gestion des services, une gestion élargie de la sécurité et un modèle de facturation simplifié. Février 2018 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

cloud étude 33 Image: Stillkost / Fotolia.com La majorité des firmes suisses comptent sur le cloud Selon une étude de la FHNW (Haute Ecole Spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse), plus de la moitié des entreprises en Suisse exploitent avec maturité les technologies cloud. C’est surtout le cas des petites et grandes structures, les PME étant moins avancées. Yannick Chavanne La FHNW (Haute Ecole Spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse) a publié récemment une étude consacrée au niveau et aux motifs d’adoption du cloud par les entreprises en Suisse. L’étude se base sur un sondage conduit entre fin 2016 et juillet 2017, enquête menée auprès de 57 CIO d’un échantillon représentatif d’entreprises de différentes tailles et de secteurs diversifiés. L’étude indique que la majorité des firmes suisses exploitent avec maturité les technologies cloud. En effet, plus de la moitié d’entre-elles ont déjà opté pour le cloud dans l’optique d’engager une optimisation des processus et gagner en agilité. Quant aux plus matures, elles ont une stratégie cloud clairement définies et font appel à des services IaaS pour impulser leur transformation digitale. Ce niveau d’adoption est spécialement observé au sein des petites structures (moins de 250 collaborateurs) et des grandes (plus de 1000 collaborateurs). Les PME se profilent comme les moins avancées car contrairement aux plus petites entités, elles disposent d’un département IT, analyse la FHNW. Et contrairement aux plus grandes entreprises, les PME sont freinées par les craintes associées au passage vers une stratégie «cloud-first». Moteur incontournable de la transformation digitale Pour trois quarts de CIO interrogés, cela ne fait pas de doute: sans le recours au cloud, la transformation digitale de leur entreprise ne serait pas envisageable. Tandis que pour 12% des sondés, le lien entre cloud et transformation n’est qu’un argument marketing. Les firmes suisses engagées dans un processus de digitalisation ne voient pas dans le cloud uniquement un moyen de faire économies. Si une minorité l’envisage dans ce but, la majorité l’adopte surtout dans l’objectif de mettre en place de nouveaux modèles d’affaires. Ainsi que pour gagner en flexibilité et en agilité en profitant de la scalabilité qu’offrent ces technologies. L’étude met aussi en exergue l’impact du recours au cloud sur le rôle de l’IT, qui devient davantage un courtier des services en relation étroite avec le business. La majorité des CIO recherchent désormais des profils en mesure de soutenir le business, notent les auteurs. Qui constatent toutefois qu’une collaboration efficace entre l’IT et le business reste encore trop souvent limitée par des structures organisationnelles trop rigides. LE CLOUD EST-IL UN MOTEUR POUR LA TRANSFORMATION DIGITALE DE VOTRE ENTREPRISE? (réponses de 57 CIO d’entreprises en Suisse) Le cloud permet de réduire les coûts, sans lui la transformation digitale n‘est pas envisageable Le lien entre cloud et transformation digitale n’est qu’un argument marketing Mon entreprise ne souhaite pas adopter le cloud 12 % 12 % 76 % Source: FHNW CIO-Studie – Septembre 2017 www.ictjournal.ch © netzmedien ag Février 2018