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ICTjournal fevrier 2020

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30 parfums & numérique

30 parfums & numérique recherche Grâce au deep learning, Google prédit le parfum d’une molécule Les chercheurs de Google ont publié une recherche dans laquelle ils exploitent le deep learning pour prédire les odeurs et parfums d’une molécule. La méthode serait plus performante que celles utilisées aujourd’hui. Rodolphe Koller L’IA à même de prédire l’odeur de la lavande... (Photo: Kelly Rabie sur Pexels) Le procédé pourrait être employé pour découvrir de nouveaux arômes synthétiques réduisant ainsi l’impact écologique de l’exploitation de produits naturels. Le deep learning a déjà montré sa performance quand il s’agit de reconnaître ce qui est illustré dans une image ou ce qui est dit dans un enregistrement audio. Des chercheurs de Google ont exploité la même méthode pour enseigner à une IA à reconnaître le parfum d’une molécule, ou plutôt les parfums, sachant que la vanilline a par exemple une odeur à la fois sucrée, vanillée, crémeuse et chocolatée… Dans un post, Google explique avoir obtenu avec le deep learning de meilleurs résultats que les méthodes établies s’appuyant sur des forêts d’arbres décisionnels. Le procédé qu’ils ont conçu pourrait être employé pour découvrir de nouveaux arômes synthétiques réduisant ainsi l’impact écologique de l’exploitation de produits naturels. Mais le potentiel ne s’arrête pas là, expliquent les chercheurs: «Dans le domaine de l’apprentissage machine, l’odorat reste le plus insaisissable des sens, et nous sommes heureux de contribuer un peu plus à l’éclairer par de nouvelles recherches fondamentales. Les possibilités de recherches futures sont nombreuses et touchent à tout, de la conception de nouvelles molécules olfactives moins chères et plus durables, à la numérisation des odeurs, ou même un jour de donner accès au parfum des roses (et malheureusement aussi aux œufs pourris) à ceux qui n’ont pas l’odorat». De la molécule au graphe, du graphe à l’arôme Pour prédire les parfums d’une molécule – la plus petite brique d’une odeur –, les chercheurs de Google l’ont d’abord traduite en graphe à la manière d’un réseau de neurones graphiques (GNN). Ils ont ensuite entraîné l’algorithme à associer les graphes obtenus et les parfums des molécules identifiés par des experts. Les chercheurs notent que la performance de leur algorithme est bonne quand bien même la représentation simplifiée de la molécule n’est pas à même de distinguer des molécules différentes possédant la même formule. Ils ajoutent que la représentation olfactive intermédiaire de la molécule qu’ils calculent pourrait être employée à de nouvelles tâches comme l’ajout de nouvelles classifications. Février 2020 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

parfums & numérique CES 2020 31 Les gadgets numériques se mettent au parfum Lors du CES 2020 qui s’est tenu début janvier à Las Vegas, de nombreux fabricants ont présenté des produits qui associent numérique et odeurs, que ce soit pour produire des parfums d’ambiance personnalisés, ou reconnaître certaines fragrances. Steven Wagner Le compositeur de parfum d’ambiance Compoz, développé par Artiris en partenariat avec Givaudan. Parmi la débauche de nouveautés présentées lors du Consumer Electronic Show 2020, de nombreuses technologies promettent de mettre au placard les bougies d’ambiance ou encore de remplacer notre odorat par des machines plus précises. Petit tour d’horizon des innovations olfactives développées par les fabricants. Créer son propre parfum La Maison Berger va commercialiser en septembre une nouvelle version du Sensorwake, le réveil olfactif développé par la start-up Bescent, depuis rachetée par le parfumeur français. Le Night and Day Diffuser diffusera automatiquement des odeurs censées aider à mieux s’endormir ou au contraire à se réveiller. Le système fonctionnera à base de capsules de parfums comportant une puce RFID afin de déterminer quand celles-ci doivent être activées ou remplacées, selon les besoins de l’utilisateur. L’appareil sera disponible en septembre, au prix de 100 dollars. De son côté, Artiris a présenté son compositeur de parfum d’ambiance Compoz, qui diffuse des mélanges personnalisés à partir de cinq fragrances différentes fournies par le fabricant suisse d’arômes et de parfums Givaudan. L’appareil, qui vise à remplacer les bougies d’intérieurs, serait capable de transformer l’odeur d’une pièce en quelques minutes. Il est également possible de créer des «playlists» olfactives, que l’on peut personnaliser depuis l’écran tactile de l’appareil, à l’aide de son smartphone ou de son assistant vocal. Outre le prix élevé du diffuseur, qui pourrait atteindre plusieurs centaines d’euros, il faudra également débourser entre 10 et 20 euros par capsule d’ingrédient. Des nez numériques Aryballe a annoncé pour sa part le lancement d’un capteur d’odeur de la taille d’un trombone, destiné autant au grand public qu’à l’industrie. L’appareil, qui a pour vocation de fonctionner avec des solutions IoT, combine des biocapteurs photoniques au silicium et le machine learning afin d’analyser les senteurs. Le coût de l’appareil n’a pas été dévoilé, mais il devrait être suffisamment bas afin d’être accessible au plus grand nombre. Stratuscent développe également un «nez numérique», capable de détecter la fraîcheur d’un aliment grâce à son odeur. Basé sur une technologie du centre de recherche Jet Propulsion Laboratory de la NASA, l’eNose «sent» les produits chimiques dans l’air à l’aide d’une puce contenant une série de nanocomposites. Ceux-ci créent une empreinte olfactive, avant de faire appel une IA basée dans le cloud pour déterminer l’origine du produit. L’eNose de Stratuscent. www.ictjournal.ch © netzmedien ag Février 2020