ICTjournal octobre - novembre 2020

10 actuel Environnement,

10 actuel Environnement, data et Covid dans la stratégie numérique de la Confédération rko. Le Conseil fédéral a adopté une stratégie numérique actualisée, qui doit servir de cadre de référence pour les milieux économiques, scientifiques, ainsi que pour la société civile – un exercice effectué tous les deux ans. La stratégie s’articule autour de cinq priorités... Premièrement, l’environnement avec la volonté de tirer parti du numérique dans la protection du climat et de l’environnement. L’Office fédéral de l’environnement l’énergie (OFEN) pilote notamment un projet de datahub national pour innover grâce aux données énergétiques (lire interview p. 21). Deuxièmement, le partage et l’utilisation étendue des données et la promotion d’«espaces de données» fiables pour les particuliers, les entreprises et l’administration. Troisièmement, l’économie numérique, un rapport du Seco étant attendu en 2022 avec en ligne de mire des sujets tels que l’économie collaborative, la recherche ou la politique en matière de concurrence. Quatrièmement, la cyberadministration avec notamment la question du rôle de la Confédération dans la construction et l’exploitation d’infrastructures basées sur les données (communication, mobilité, énergie). Cinquièmement, une réponse aux faiblesses en matière de numérique constatées depuis le début de la pandémie. L’Ofcom et la Chancellerie fédérale devraient proposer des mesures d’amélioration dans un rapport promis pour 2021. La stratégie numérique s’accompagne également de changements organisationnels, un rôle clé étant assumé par Daniel Markwalder, nommé récemment délégué du Conseil fédéral pour la transformation numérique et la gouvernance de l’informatique. Le Palais fédéral à Berne. Image: Services du Parlement 3003 Berne Avaloq racheté par le japonais NEC pour 2 milliards de francs Helvetia revoit son portefeuille IT ych. Le prestataire IT japonais NEC met la main sur Avaloq, pour 2,05 milliards de francs. L’éditeur suisse de logiciels bancaire continuera à opérer sous son nom et conservera son siège en Suisse. L’acquisition n’entraînera aucune réduction d’effectifs et la direction reste en place. La transaction devrait être finalisée en avril prochain. L’éditeur bancaire, dont le chiffre d’affaires a atteint 609 millions de francs en 2019, compte plus de 150 clients à l’échelle globale. Dont plusieurs banques cantonales, Barclays, Deutsche Bank, Edmond de Rothschild, HSBC, QNB, Raiffeisen, RBS, Société Générale ou encore Vontobel. NEC se présente comme un leader dans le domaine de l’intégration IT. La société fait partie du groupe Sumitomo, géant industriel japonais,qui comprend également le groupe bancaire Mitsui et le fabricant automobile Mazda. Le rachat d’Avaloq permet à NEC d’entrer sur le segment des solutions numériques pour le secteur financier. Juerg Hunziker, CEO d’Avaloq, est convaincu que le rachat sera fructueux pour les clients de l’éditeur. rko. Helvetia voit ses résultats semestriels grevés par un amortissement d’environ 40 millions de francs. En cause, l’abandon par l’assureur d’un vaste programme de développement pluriannuel de renouvellement complet de ses systèmes backend du secteur non-vie. Comme d’autres organisations, Helvetia explique avoir revu fondamentalement l’orientation de son portefeuille de projets IT, notamment sous l’effet de la pandémie causée par le coronavirus. L’assureur compte ainsi accélérer ses projets de numérisation de la relation avec ses clients et partenaires. «Cette mesure devrait contribuer aux besoins d’interaction numérique dans l’activité d’assurance qui se sont fait de nouveau nettement plus ressentir ces derniers mois. En outre, la poursuite de la standardisation devrait permettre d’accroître davantage l’efficacité des processus dans le cœur de métier», explique la société dans le communiqué accompagnant ses résultats. octobrenovembre 2020 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

actuel 11 ICTswitzerland fusionne avec digitalswitzerland: machin ou machine? rko. Les assemblées générales de ICTswitzerland et digitalswitzerland ont approuvé la fusion des deux associations qui opéreront sous le nom de digitalswitzerland. La nouvelle organisation réunira 220 membres issus principalement de l’économie, du secteur public et du monde académique. A la tête de la nouvelle digitalswitzerland, on retrouve les patrons des deux associations Ivo Furrer, ex-CEO de Swiss Life, et Marcel Dobler, fondateur de Digitec. Ils seront entourés d’un comité composé principalement de représentants de multinationales technologiques (Microsoft, Google, Amazon, IBM Cognizant, Accenture), de fournisseurs IT suisses (Swisscom, Kudelski, Elca, Ergon, Chain IQ), de grandes entreprises suisses (CFF, la Poste), de hautes écoles (EPFL, EPFZ et HSLU) et d’autres associations IT (Swico, asut, SwissICT). Côté exécutif, la direction est confiée aux actuels responsables de digitalswitzerland Nicolas Bürer pour l’ensemble du territoire et Sébastien Kulling pour la Romandie. Directeur général d’ICTswitzerland, Andreas Kaelin prend quant à lui la tête du bureau bernois de l’entité fusionnée. Des organisations très différentes Si ICTswitzerland et digitalswitzerland ont plusieurs membres communs et partagent certains intérêts, ce sont des associations très différentes. En tant qu’association faîtière de la branche IT, ICTswitzerland est principalement une association d’associations (Swico, SwissICT, SI société suisse d’informatique, le GRI, asut et suissedigital) ayant chacune ses spécificités. Bien plus jeune, digitalswitzerland ressemble davantage à un puissant appareil de communication tourné vers la diffusion des thématiques numériques auprès du public, avec notamment la Journée du Digital, dont la prochaine édition se tiendra sur trois jours, du 1 er au 3 novembre. Dotée de capacités financières importantes, l’association réunit davantage d’entreprises hors du secteur IT (Bobst, Credit Suisse, Coop, Migros, Ringier, etc.) ainsi que des collectivités publiques (cantons de Neuchâtel, Vaud et Genève par exemple). Le détail des multiples missions que se donne la nouvelle organisation fusionnée illustre cette hétérogénéité: positionnement de la Suisse à l’international, augmentation de la relève en spécialistes, développement de l’écosystème et des coopérations intersectorielles, dialogue avec la population, soutien aux start-up, lobbying politique – un premier engagement commun concerne ainsi l’introduction rapide d’une identité électronique approuvée par l’Etat. Machine ou machin? Quels contours donnera la mise en commun de tous ces agendas et moyens? Il peut en résulter une machine de guerre efficace avec un impact plus important dans tous les domaines. Ou alors il peut en résulter un machin qui se disperse, peine à hiérarchiser les priorités, à arbitrer les divergences et à dégager des positions claires, ou au contraire marginalise les agendas et spécificités de certains de ses membres. Publicité BOLL – partenariat révolutionnaire « L’esprit d’équipe remarquable de la BOLL-Crew ainsi que des fournisseurs et des clients est unique. Cette situation gagnant-gagnant nous permet de réussir ensemble. Marissa Damerau / CCO, BOLL » Plus-value pour les partenaires et les clients Compétent / Fiable / Engagé BOLL Engineering AG . Jurastrasse 58 / CH-5430 Wettingen / Telefon +41 56 437 60 60 / info@boll.ch / www.boll.ch BOLL Engineering SA . En Budron H15 / CH-1052 Le Mont-sur-Lausanne / Telefon +41 21 533 01 60 / contact@boll.ch www.ictjournal.ch © netzmedien ag octobrenovembre 2020