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ICTjournal octobre - novembre 2020

32 DOSSIER DSI face au

32 DOSSIER DSI face au COVID en collaboration avec API Conclusion En l’espace d’un temps record, et dans des conditions absolument inédites, l’extraordinaire capacité d’adaptation humaine et des organisations peut sans aucun doute être reconnue comme l’un des éléments clés de l’efficacité du télétravail généralisé. Cette expérience de crise, vécue collectivement, a naturellement fait émerger de nouveaux besoins dans la façon d’appréhender l’organisation du travail. Mais pas seulement. Il semble admis par une large majorité des interviewés que les enseignements à tirer de cette période devraient en grande partie se focaliser sur le développement de l’intelligence collective, des méthodes agiles et d’une évolution vers des organisations plus autonomes selon les principes de l’holacratie et de l’entreprise libérée. Au sein des organisations, la crise sanitaire a démontré que d’autres modes de collaboration et de communication faisaient tout autant et parfois mieux leurs preuves que les modes usuels. De nouvelles attentes ont émergé, autant du côté des collaborateurs que des entreprises, et qui répondent sans doute à cette affirmation exprimée par plusieurs interviewés : il n’y aura pas de retour en arrière. Aller de l’avant riche de ces enseignements donnera l’opportunité à l’humain de trouver sa juste place et un véritable sens à sa mission, au cœur d’évolutions sans précédent. octobrenovembre 2020 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

éponses à la crise secteur IT 33 Comment les firmes ICT se sont armées contre le virus Par rapport aux autres secteurs d’activités en Suisse, celui des TIC était mal préparé à la survenue de la pandémie. Les entreprises ICT ont en outre privilégié la distanciation sociale. Pour limiter l’impact sur leur trésorerie, elles ont surtout souscrit au prêt Covid-19. Yannick Chavanne En Suisse, la préparation des entreprises à la survenue d’une crise sanitaire fluctue selon leur taille mais aussi leur secteur d’activité. Quand la pandémie actuelle s’est imposée dans notre quotidien, les différents secteurs économiques n’ont en outre pas privilégié les mêmes mesures. Le deuxième volet de 2020 du SwissVR Monitor, publié chaque semestre en collaboration avec Deloitte et la Haute école de Lucerne, montre comment les membres du board jugent la capacité qu’avaient les entreprises qu’ils administrent à faire face à la crise actuelle, de même que les actions entreprises en faveur de la poursuite des activités. Peu de firmes étaient prêtes à réagir à une pandémie Avant la pandémie, trois quarts des entreprises suisses avaient mis en place un plan de gestion de crise et plus de la moitié avait défini une stratégie visant à garantir la continuité des activités. C’est d’autant plus vrai au sein des grandes entreprises et pour les secteurs davantage régulés tels que la finance, la pharma et la santé. Toutefois, à part les banques et le secteur pharma/santé, une minorité d’entreprises s’était dotée d’un plan de crise spécifique à la survenue d’une pandémie. Les entreprises TIC et de services étaient les moins prêtes à réagir à la crise, se situant très en dessous de la moyenne aussi bien pour la mise en place d’un plan de crise que d’un plan spécifique à une pandémie. A la traîne sur les mesures hygiéniques Quand les mesures pour lutter contre l’épidémie de Covid – bientôt qualifiée de pandémie – ont été décrétées dans l’urgence, la plupart des entreprises ont pris des mesures hygiéniques, de distanciation sociale et lancé des campagnes d’informations aux employés. Un certain nombre d’entreprises, surtout les grandes, ont constitué des équipes de gestion de crise. Par rapport aux autres secteurs, les firmes TIC ont davantage mis l’accent sur la distanciation sociale. En revanche, elles étaient à la traîne au niveau des mesures hygiéniques et, a priori plus étonnant, légèrement en dessous de la moyenne quant au recours aux nouvelles technologies pour faciliter le travail à domicile. Recours aux prêts Covid-19 Pour limiter la casse au niveau de leur trésorerie, la moitié des entreprises suisses ont pris des mesures relatives au temps de travail et aux salaires. Des démarches qui se sont généralisées sur le secteur du tourisme et de l’accueil. En revanche, elles ont rarement été appliquées par les firmes ICT. Lesquels ont davantage que les autres secteurs privilégiés l’utilisation des crédits transitoires (prêts Covid-19). Le secteur des TIC se distingue aussi pour sa faible demande d’autres aides financières, ainsi que par les rares fermetures de sites ou de pans de l’entreprise non rentables. MESURES FACE AU CORONAVIRUS Par rapport aux autres secteurs, les firmes ICT suisses ont moins eu recours au télétravail face au coronavirus. Quelles mesures financières visant à assurer la trésorerie de votre entreprise ont été prises pendant la crise de Covid-19? (jusqu’à 5 réponses possibles) moyenne globale Travail à court terme/ajustements salariaux/réductions des heures de travail/ redondances Reporter ou supprimer les investissements prévus Suppression des distributions de bénéfices/des dividendes Souscrire à un prêt COVID-19 Report des remboursements de capital/amortissements/intérêts Financement extérieur supplémentaire (à l’exclusion des prêts COVID-19) Financement complémentaire en fonds propres Utiliser les limites de crédit existantes à titre de précaution Fermeture de sites ou de pans de l’entreprise non rentables Annulation des commandes déjà passées auprès des fournisseurs Aucune mesure financière nécessaire moyenne informatique & télécom 13% 10% 12% 5% 11% 10% 11% 5% 7% 5% 6% 5% 15% 9% 20% 27% 33% 33% 33% 41% 43% 49% Source: SwissVR Monitor II/2020 www.ictjournal.ch © netzmedien ag octobrenovembre 2020