ICTjournal septembre 2018

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16 actuel outils

16 actuel outils collaboratifs La concurrence entre Microsoft Teams et Slack s’intensifie Taillée pour faire de l’ombre à Slack, la solution collaborative Microsoft Teams se décline désormais en version gratuite. Venant de lever 427 millions de dollars et de faire l’acquisition des outils concurrents HipChat et Stride d’Atlassian, Slack ne désarme pas. Yannick Chavanne Microsoft Teams a droit à une version gratuite. Lancée il y a un peu plus d’un an, la solution collaborative paraissait dès l’origine avoir été taillée pour faire de l’ombre à Slack, en regroupant des fonctionnalités de tchat au sein d’équipes et de groupes de travail, de même que la possibilité de mener des appels vocaux et des visioconférences à plusieurs, ainsi que de collaborer sur des documents Office directement depuis l’interface. Teams s’est ensuite agrémenté de nouveautés notamment via l’intégration d’applications tierces dont Excel, Trello ou SurveyMonkey. Tchat illimité et partage d’écran La version gratuite de Teams, qui permet de constituer des équipes de travail jusqu’à 300 personnes, est dès à présent disponible globalement en 35 langues, en mode preview. Cette édition propose d’effectuer des recherches et d’envoyer des messages de tchat de façon illimitée. Elle inclut en outre l’accès pour des invités, l’utilisation de Word, Excel, PowerPoint et OneNote depuis l’interface Teams, 2 Go/utilisateur et 10 Go d’espace de stockage partagé, les appels audio et vidéo en ligne à deux et en groupe, des réunions, ainsi que le partage d’écran. La firme de Redmond semble ainsi bien décidée à attirer les entreprises et professionnels qui hésiteraient entre Teams et Slack, dont la version gratuite a davantage de limitations (par exemple la recherche ne s’applique qu’aux 10 000 messages les plus récents, l’accès aux invités n’est pas compris et les appels vocaux et vidéos ne sont possibles que de personne à personne). Slack se donne les moyens de contrer les assauts de Microsoft Toujours leader sur son segment, Slack voit donc la concurrence s’accentuer du côté de la firme de Redmond. Mais aussi de celui de Facebook qui, pour renforcer l’équipe de développement de sa plateforme Workplace, a mis la main il y a peu sur la start-up israélienne Redkix, spécialisée dans les solutions de messagerie pour entreprises. Teams se présente toutefois comme un rival plus menaçant, avec 200 000 entreprises clientes contre 500 000 pour la startup. Face aux assauts de Microsoft, Slack ne désarme pas et vient de confirmer la levée de nouveaux fonds au terme d'un tour de table de 427 millions de dollars. Slack est en outre passé à l’offensive en rachetant à l’éditeur australien Atlassian les propriétés intellectuelles de ses solutions de communication et de collaboration HipChat et Stride. Toujours leader sur son segment, Slack compte 500 000 entreprises clientes. Contre 200 000 pour Teams (ci-dessus), son concurrent principal proposé par Microsoft. Septembre 2018 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

start-up ERP 17 Bexio et Accounto vivifient le marché des ERP pour PME Le marché suisse des logiciels de gestion et de comptabilité est secoué par l’émergence de nouveaux venus. Dont la solution cloud de Bexio, start-up rachetée récemment par la Mobilière, ou celle la jeune pousse Accounto, qui se profile comme une fiduciaire de l’ère digitale. Yannick Chavanne En rachetant Bexio, la Mobilière mise sur une start-up suisse venue secouer un marché des logiciels de gestion qui, il n’y a pas si longtemps, ne proposait pas de solutions en ligne adaptées aux petites structures. Fondée en 2013, la start-up a passé la barre des 15 000 clients. «Ce chiffre a doublé en un an», confie à ICTjournal le CEO Jeremias Meier. Ciblant en particulier les petites structures de moins de 10 collaborateurs, le logiciel de gestion de Bexio a été pensé dès le départ comme une solution native sur le cloud. Outre la création d’offres, d’ordres et de factures, ainsi que la gestion des stocks, des produits et des contacts, Bexio automatise les processus de comptabilité via des interfaces se connectant à l’e-banking de certaines banques suisses. C’est pour l’heure le cas d’UBS, de Crédit Suisse, de PostFinance, de Raiffeisen et de trois banques cantonales suisses alémaniques. «Les banques en Suisse romande sont très intéressées à être intégrées à Bexio», confie Jeremias Meier. Environ 10% de la clientèle de Bexio est basée en Suisse romande. La start-up a en outre constitué un réseau de plus de 500 sociétés fiduciaires, qui collaborent avec les utilisateurs directement via la plateforme. Pas une menace aux yeux des éditeurs établis Contacté par la rédaction, le porte-parole de Sage Patrick Ottiger explique qu’aux yeux de l’éditeur, les start-up comme Bexio constituent de nouvelles impulsions et vivifient le marché. Elles ne sont toutefois pas perçues comme une menace. Il précise notamment: «Un grand avantage des solutions suisses de Sage, est que la connexion à l’e-banking est possible avec n’importe laquelle des quelques 220 banques suisses.» Même son de cloche du côté d’Abacus, dont les outils traditionnels d’e-banking peuvent opérer un échange automatique des paiements et encaissements avec les banques cantonales et principaux établissements bancaires suisses. Pour AbaNinja d’Abacus, application purement cloud, une connexion est proposée avec Raiffeisen, la Banque Cantonale de Saint-Gall va suivre et des négociations sont en cours avec d’autres établissements, précise Laurent Gfeller. Le responsable des activités de l’éditeur en Suisse romande juge par ailleurs intéressant le business modèle d’autres firmes du cloud, notamment Run my Accounts et Klara, dont les solutions exploitent intelligence artificielle et machine learning. L’émergence des fiduciaires digitales Run my Accounts et Klara se situent à mi-chemin entre la solution de gestion et le prestataire de services fiduciaires. C’est aussi le cas de la jeune pousse alémanique Accounto, créée fin 2016, qui se définit explicitement comme une «fiduciaire digitale». Son CEO Alessandro Micera explique à la rédaction que l’offre d’Accounto ne s’adresse pour l’heure qu’au marché suisse allemand et compte plusieurs centaines d’utilisateurs. La start-up propose à un prix fixe mensuel à la fois pour le logiciel de gestion et les services qu’accomplirait une fiduciaire traditionnelle. «Accounto ne vient pas tant disrupter les logiciels de comptabilité du marché, mais s’inscrit dans une nouvelle catégorie de solutions qui puisent dans le potentiel de technologies permettant une automatisation radicale des tâches qu’accompliraient les fiduciaires traditionnelles peu portées sur les outils numériques et dont les services sont généralement très lents», confie le CEO. Le management de Bexio. De gauche à droite: Rouven Mayer, Jeremias Meier, Michael Loos et Christopher Jarke. «Les banques romandes sont très intéressées à être intégrées à Bexio.» Jeremias Meier, CEO de Bexio www.ictjournal.ch © netzmedien ag Septembre 2018