ICTjournal septembre 2018

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20 innovation Firmenich

20 innovation Firmenich va puiser dans l’intelligence artificielle pour créer des parfums Gilbert Ghostine, CEO de Firmenich et le Prof. Martin Vetterli, Président de l’EPFL. ych. Firmenich annonce l’ouverture d’un laboratoire numérique, en partenariat avec l’EPFL. Baptisé D-Lab, ce hub établit à l’Innovation Park est dédié à l’exploitation de l’intelligence artificielle (IA) en vue d’accroître l’innovation en création de parfums et de goûts par la multinationale suisse. Au sein du D-Lab, experts et créateurs de fragrances du géant de la parfumerie vont collaborer avec l’écosystème de l’EPFL. «En combinant l’écosystème dynamique des start-up de l’EPFL avec l’innovation de pointe de Firmenich, nous serons en mesure d’appliquer la science de pointe pour créer des expériences sensorielles sur mesure plus rapidement», explique Martin Vetterli, président de l’école polytechnique lausannoise. Créativité humaine et technologies numériques A l’aide de l’IA, la multinationale genevoise a l’ambition d’augmenter sa créativité pour une mise au point encore plus rapide et personnalisée de ses solutions, a précisé Gilbert Ghostine, CEO de Firmenich. Eric Saracchi, CIO de Firmenich et membre du Digital Circle se dit enthousiasmé d’entrer en territoire inconnu: «Le D-Lab, c’est la convergence de la créativité humaine et des technologies numériques pour augmenter nos capacités de création.» L’EPFL est un partenaire académique de longue date de Firmenich. Le groupe de parfumerie a créé récemment à l’EPFL une chaire en neurosciences. La multinationale a annoncé un chiffre d’affaires annuel de 3,34 milliards de francs suisses. 10% de ce chiffre est investi en R&D. UBS met au point un avatar digital calqué sur son économiste en chef ych. UBS explore l’utilisation d’assistants numériques pour épauler les conseillers de sa division Wealth Management en Suisse. A Zurich, la banque teste ainsi deux avatars, dont l’un se calque sur les traits de Daniel Kalt, l’économiste en chef pour la Suisse d’UBS. L’autre assistant développé, baptisé «Fin», se veut plus sobre et ressemble à un simley animé. UBS explique sur sa page web dédiée à des projets innovants en développement que l’objectif de cet essai pilote est d’explorer comment créer pour ses clients un nouvel accès sans friction à son expertise et de tester l’acceptation des assistants numériques dans un contexte de gestion de fortune. Collaboration avec IBM et la compagnie néozélandaise FaceMe Capables d’interagir vocalement et par contact visuel, ces avatars communiquent via un écran de télévision lors des réunions avec les clients. L’assistant Fin aide tout d’abord les clients et les conseillers à résoudre les problèmes. Il passera si nécessaire la parole à l’avatar réaliste de Daniel Kalt. Ces prototypes sont le fruit d’une collaboration avec IBM et la compagnie néo-zélandaise FaceMe. Spécialisée dans la conception d’agents conversationnels nourris au machine learning, celle-ci explique sur son site web s’être donné pour mission de créer des expériences d’interaction virtuelles via voix, tchat et vidéo les plus naturelles, personnelles et humaines possibles. La banque a précisé qu’elle n’avait pour l’heure pas l’intention de déployer ses avatars dans d’autres succursales. UBS compte dans un premier temps tester l’acceptation et le bénéfice éventuel des avatars auprès de 100 clients volontaires. Daniel Kalt – le vrai – a confié qu’il était selon lui concevable que son avatar se charge au moins d’une partie de son travail dans le futur. L’économiste en chef d’UBS se voit bien déléguer un jour des tâches à son avatar. Septembre 2018 www.ictjournal.ch © netzmedien ag

innovation 21 L’IA pour mieux planifier les opérations ambulatoires Le fournisseur romand Calyps et des chercheurs de la HEIG-VD élaborent une intelligence artificielle pour augmenter le taux moyen d’occupation des salles d’opérations. ych. Fournisseur suisse romand spécialisé dans les solutions de data intelligence, Calyps a obtenu un financement Innosuisse pour mettre au point une intelligence artificielle (IA) pour la planification des opérations chirurgicales ambulatoires. Contacté par ICTjournal, le directeur technique de Calyps Karim Bensaci explique que l’objectif consiste à pouvoir optimiser les flux en limitant le temps perdu et augmenter le taux moyen d’occupation des salles d’opérations. En collaboration avec la HEIG-VD Ce projet de recherche est mené en collaboration avec le Pr Stephan Robert et le Dr Efstratios Rappos de l’Institut de recherche appliquée et développement de la HEIG-VD. Les modèles d’IA en cours de développement sont nourris par les données provenant de clients de Calyps, des cliniques et établissements hospitaliers de la région. Il s’agit dans un premier temps de créer un système en mesure d’éviter qu’un patient ou qu’un praticien ne soit pas là à l’heure prévue, explique Karim Bensaci. Réseaux neuronaux profonds En affinant par la suite les modèles algorithmiques, notamment en exploitant des réseaux neuronaux profonds, l’IA pourra fournir des prédictions sur la durée des opérations programmées et optimiser les flux en conséquence en interagissant avec tous les professionnels impliqués. Le système devra pour ce faire maîtriser la complexité issue de différentes variables. Par exemple la propension d’un praticien à être en retard, mais aussi les spécificités d’un patient et de sa pathologie. La collaboration sur le terrain en milieu hospitalier devrait commencer d’ici septembre, précise le directeur technique de Calyps. Un prototype complet devrait être finalisé au cours du premier semestre 2019. Publicité HELP US TO ORGANISE THE SKY Make your career take off with skyguide Skyguide is recruiting in all sectors Plus d’informations: skyguide.ch/career – work@skyguide.ch with you, all the way. www.ictjournal.ch © netzmedien ag Septembre 2018